Une tablette pour apprendre, à l’école

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Un nombre significatif d’écoles primaires du Québec offrent désormais des “classes iPad”, typiquement de la 4e à la 6e année du primaire.

Alors que certains craignent que l’emphase sur la tablette ne créé des carences en écriture, par exemple, il semble que ce ne soit pas le cas puisque cet outil d’apprentissage interactif permet au jeune élève de connecter d’une manière très personnelle avec ses outils pédagogiques.

Si l’élève n’a pas compris la première fois, il peut réécouter l’explication ou mieux, la voir se décliner, sous ses yeux, de manière interactive et ce, aussi souvent que nécessaire.

Le professeur demeure central pour la cohésion de la classe et ultimement, la réussite des élèves mais la tablette permet d’apprendre tout en intégrant une dose de technologie qui plaît beaucoup aux enfants.

Du coup, l’apprentissage devient une sorte de jeu et comme les enfants apprennent intuitivement par le jeu, c’est là une excellente approche pour que le contenu soit valorisé et plus souvent qu’autrement, mieux compris.

Les profs technos

Plusieurs sont fraîchement sortis de l’université et d’autres ont simplement un intérêt naturel pour l’informatique mais presque tous les professeurs qui enseignent dans les “classes iPad” du Québec le font par choix.

Ces profs comprennent l’urgence de moderniser la desserte des connaissances vers les jeunes élèves. Si l’industrie du divertissement pour enfant peut faire des productions multimédia qui font rire et réfléchir, pourquoi ne pourrait-il pas aussi y avoir la même qualité de production pour apprendre?

À juste titre, les professeurs qui aiment voir réussir leurs élèves ont remarqué qu’il arrivait que ceux-ci perdent leur intérêt ou leur motivation pour l’apprentissage.

L’enseignement doit être de son temps et en ce moment, ça commande l’inclusion de l’interactivité, de la personnalisation et de l’accessibilité dans les activités d’enseignement, au jour le jour, à l’école.

Cohérence numérique

Ce qui ne serait pas normal, c’est que l’école se prive d’utiliser les technologies pour faciliter l’apprentissage et la réussite des élèves.

Les tablettes ne sont pas parfaites, loin de là mais elles offrent une passerelle vers un contenu éducatif de premier ordre qui n’est souvent disponible qu’en format numérique.

Autrement dit, si les technos sont utilisées avec succès à la maison, par nos enfants, pourquoi s’en passer à l’école?

Après tout, la tablette est autant un médium pour transmettre des connaissances qu’un outil pour créer.

L’enfant qui veut apprendre peut le faire et lorsqu’il veut créer, il peut le faire aussi. Textes, infographie, photos, enregistrements sonores et petits tournages vidéos, les possibilités de laisser libre cours à leur créativité abondent.

En ce sens, les “classes iPad” demeurent des classes “normales” mais avec des tablettes qu’il appartient aux professeurs d’utiliser pour atteindre et pourquoi pas, dépasser, les objectifs scolaires du ministère de l’Éducation du Québec.

Demain, c’est aujourd’hui

Soyons parfaitement clairs. Nos enfants d’aujourd’hui gagnent à comprendre les technologies qui leur permettront de s’épanouir professionnellement, demain.

Automatisation, robotisation, informatique quantique ou intelligence artificielle, un jeune québécois familier avec les technologies disposera d’un avantage dans un monde où les idées s’articulent, s’achètent et se vendent de plus en plus via l’informatique, sous toutes ses formes.

Le Québec fait le bon choix en favorisant l’émergence des “classes iPad”.

Le simple fait que les enfants qui ont ces classes en 4e année demandent à en faire partie en 5e et en 6e prouve qu’il y a un réel intérêt pour cette approche.

On ne parle pas assez souvent des bons coups, en éducation, au Québec et pour favoriser le succès scolaire des jeunes élèves du primaire, la tablette semble connaître un succès à la hauteur des attentes des professeurs, des élèves et des parents… et de la société.

Tant mieux si les technologies servent bien nos enfants, dans les “classes iPad”, au primaire.

Est-ce que l’apprentissage avec une tablette sera graduellement intégrée aux cursus académiques du secondaire, du collégial et du niveau universitaire? Il y a des signes que oui mais pour l’heure, cette option demeure “à l’étude” par les professeurs.

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