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Performance scolaire enviable en Finlande

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Le système scolaire québécois est-il le meilleur au monde? Est-il meilleur que celui de la Finlande, par exemple?

Même en se fiant aux nombreuses informations rendues disponibles par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) où il est question de promouvoir des politiques qui amélioreront le bien-être économique et social, partout dans le monde, c’est difficile de faire des comparaisons sans risquer de tomber dans le piège des chiffres, en oubliant tout ce qui n’est pas nécessairement chiffré.

La raison pour laquelle la Finlande paraît sur l’écran-radar de tant de gens a peut-être, en partie, à voir avec cette image informative qui circule dans les réseaux sociaux:

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 On y pose une question simple, en apparence: “Pourquoi la Finlande a-t-elle les élèves les plus performants du monde?” et pour réponse, on retrouve 5 arguments:

  1. Journée d’école de 4 heures;
  2. Récréation d’une heure;
  3. Peu de devoirs;
  4. Aucun test standardisé; et
  5. Des professeurs ayant une maîtrise universitaire (3 ans d’études, après le baccalauréat).

Pour chacun de ces points, on peut imaginer le bénéfice pour un élève, qu’il soit Finlandais ou Québécois. On peut aussi voir l’autre côté de la médaille où, par exemple, il y aurait moins de professeurs avec une maîtrise qu’un baccalauréat et donc, moins de personnel disponible mais pour l’essentiel, ces éléments constituent bel et bien des avantages pour les élèves finlandais.

Et c’est vrai que les élèves finlandais sont parmi ceux qui réussissent le mieux, au plan académique, dans le monde! Si l’on se fie aux statistiques compilées par l’OCDE.

Il faut aussi remettre chacun de ces avantages dans le contexte finlandais où la population est plutôt homogène et où les enfants trônent au sommet des priorités individuelles et sociales. Un peu comme au Québec mais peut-être un peu plus. Nous aimons assurément autant nos enfants qu’en Finlande, sinon plus (diront certains) mais là-bas, la structure sociale s’articule davantage autour de la parentalité et de l’inclusion du fait familial dans tous les aspects de la vie qu’ici.

Meilleurs salaires, meilleures conditions de vie et filet social performant aident les parents à se valoriser, en tant que chefs de famille ayant les moyens de se réaliser. Le Québec fait des efforts louables mais on sent qu’il y a encore des ajustements à faire pour éviter les pièges actuels que sont la précarité d’emploi, la pauvreté et les problèmes sociaux.

Prenons l’âge maximal de la rentrée scolaire pour les enfants canadiens qui se situe à 6 ans alors qu’en Finlande, c’est un an plus tard, à 7 ans (comme en Suède, aussi). Il semblerait que ce soit pour laisser plus de temps parents-enfants, en famille, lorsque les enfants sont encore en bas âge. Encore là, c’est une question de valeurs, au plan individuel et social.

Quelqu’un disait que 7 ou 8 heures d’école par jour ne peuvent pas compenser pour toute l’insécurité que vivent de trop nombreuses jeunes familles québécoises et c’est vrai. Avant l’école, il y a le contexte de vie et si ça ne fonctionne pas là, l’école ne fonctionnera pas bien, non-plus.

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La Finlande nous rappelle donc l’importance d’adresser l’éducation en tant que partie intégrante de la vie et non en tant que composante académique, prise isolément.

Devrions-nous développer, au Québec, un complexe d’infériorité par rapport à la Finlande, après avoir vu et analysé l’image qui circule dans les réseaux sociaux? Absolument pas! Il s’agit d’un rappel qu’il faut se comparer aux meilleurs pour devenir meilleurs. Du même souffle, il faut éviter le nivellement par le bas qui nous éloigne de notre idéal d’un système scolaire servant d’abord les élèves et leurs parents afin d’intégrer l’expérience éducative dans un tout socialement cohérent.

Pour les Québécois qui sont réputés être persévérants, créatifs, ouverts sur le monde et intelligents, voici une autre occasion de se relever les manches pour voir si nous sommes toujours là où nous voulons être, en matière d’éducation où s’il n’y aurait pas place à l’amélioration.

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