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Penser aux enfants

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Confier son enfant au réseau scolaire, à plusieurs égards, demeure un acte de foi.

Au pré-scolaire, au primaire et même au secondaire, nos enfants demeurent vulnérables. Durant la journée, au moment où ils sont à l’école, ils sont loin de nous. Ça permet à des situations de se produire, hors de la cellule familiale. Parfois c’est pour le mieux et parfois pas.

Les enseignants, les responsables en services de garde, la direction, le personnel de l’école, les autres parents et bien entendu, les collègues de classe peuvent tous devenir des vecteurs d’intimidation, de coercition, de chantage ou de violence, à divers degrés. En tant que parent, on aimerait protéger notre enfant de toutes ces menaces alors qu’en fait, notre principale défense demeure la sensibilisation qu’on fait, à la maison, à propos de ces situations qui peuvent survenir, en milieu scolaire.

Protéger, bien entendu mais sensibiliser, c’est absolument essentiel.

L’intimidation qu’on redoute tant, en provenance des autres élèves, peut aussi émaner des actions d’autres membres du personnel de l’école, d’où l’importance d’être très vigilants pour détecter ces situations qui ont un impact réel sur notre enfant. Si c’était un autre enfant qui avait nuit à notre enfant, on contacterait la direction alors quand ça vient d’un membre du personnel de l’école, il faut en parler à la direction de l’école ou encore, selon le contexte, à la commission scolaire.

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Le problème, c’est que bien des écoles et des commissions scolaires ne sont pas bien équipées pour recevoir ces plaintes et encore moins les régler, avec doigté.

Trop souvent, le parent qui dénonce met son enfant en danger parce que sa dénonciation est annoncée au membre du personnel visé sans nécessairement le retirer de l’école, le temps de faire enquête. Ainsi, l’enfant peut devenir la cible de ce membre du personnel qui voudra, parfois, prendre une revanche plus ou moins subtile.

Par exemple, si c’est le professeur de l’enfant qui est visé par les allégations livrées par le parent à la direction, ce professeur peut modifier son comportement face à l’enfant et en l’absence des parents pour protéger leur enfant, celui-ci se voit largement condamné à souffrir en silence. L’enseignant a le beau jeu, personne ne le surveille et l’enfant est fragile. Si l’enfant se plaint encore et que ses parents portent encore la chose à la direction, il sera prévenu et pourra intensifier ses manigances contre l’enfant jusqu’à ce que celui comprenne —à la dure— qu’il a intérêt à ne plus rien dire à ses parents. Hélas, ce type de situation a lieu trop souvent dans nos école québécoises.

Dans un monde qui pense d’abord aux enfants (et non aux syndicats des professeurs), le membre du personnel de l’école qui cause un tort, même subtil, à l’enfant devrait être rencontré en privé avec la direction puis, suspendu s’il y a encore des éléments à éclaircir. Les parents concernés devraient ensuite être contactés pour faire le point. Au premier chef, les parents de l’élève lésé et ensuite, les autres parents dont l’enfant fréquente la même classe ou le même service. Toutes les administrations publiques doivent faire preuve de transparence et en ce moment, ce n’est pas suffisamment le cas. Trop de membres du personnel s’en sortent sans même une proverbiale égratignure lorsqu’ils posent des gestes répréhensibles contre des enfants.

eleve-initimide-au-primaireSi c’était un cas d’intimidation d’un élève contre un autres, rappelons-le, l’intimidateur aurait des conséquences. Pourquoi en est-il autrement lorsque l’intimidateur est un membre du personnel de l’école ou un enseignant?

Assurément, les syndicats qui protègent leurs “membres” ont prouvé par le passé qu’ils se rendaient complices des gestes répréhensibles des individus syndiqués… qu’importe les torts faits aux enfants. Les syndicats sont donc, par association, des ennemis des enfants, au même titre que les membres du personnel qui commentent des gestes répréhensibles et qui sont ensuite “protégés”.

En tant que parent, il arrive qu’on vive un proverbial conte de fées où notre enfant n’a que de bonnes nouvelles et si c’est votre cas, chérissez chacune de ces journées mais si ça tourne mal, il ne faut pas endurer que notre enfant souffre de ces situations, d’où l’importance de se prendre en main pour  faire un suivi diligent de la situation avec une autorité compétente et ce, en toute transparence, incluant avec l’enfant qui comprendra que ses parents n’autorisent pas qu’une telle situation ait lieu.

Penser aux enfants, ça veut dire de s’assurer que leur environnement d’école soit à la hauteur de nos attentes et puisque nous sommes tous contre l’intimidation, celle-ci n’y a pas sa place.

Dites toujours NON à l’intimidation et dénoncez-la avec force car personne ne mérite de ce genre de calvaire et surtout pas à l’école, un milieu fermé… loin des parents.

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