Tout ce qui concerne l'éducation, au Québec.

Les salaires des professeurs, au Québec

19 2 750

Payons-nous les professeurs trop cher, au Québec?

La question se pose, surtout à l’heure où ces salaires sont payés sur la proverbiale carte de crédit collective ou dit autrement, sur le dos de nos enfants et ceux qui les suivront.

Bien que les salaires des professeurs soient généralement gardés secrets, voici l’essentiel des chiffres crédibles qui ont été publiés, récemment:

  • Professeurs d’université, jusqu’à 120,000$ / année (plus la sécurité d’emploi absolue, 1 année sabbatique, la retraite graduelle avec travail à mi-temps et salaire à 100%, prime de départ d’un an de salaire si on ne prend pas de retraite graduelle, exonération des frais de scolarité pour ses enfants et plus, selon la charge impartie);
  • Professeurs au cégep, jusqu’à 70,000$ / année (plus la sécurité d’emploi et une myriade d’avantages liés à flexibilité de l’horaire, sans oublier les longues vacances de l’été); et
  • Professeurs du secondaire et du primaire, jusqu’à 65,000$ / année (avec la sécurité d’emploi, une fois embauché, avec de nombreux avantages dont la formation ponctuelle et la participation à de beaux congrès et bien plus).

En ce qui concerne l’université, il ne faudrait pas oublier les chargés de cours qui gagnent quelques 8,000$ par charge et comme un professeur peut avoir 4 charges par année, on peut penser que le salaire annuel de ces assistants oscille autour de 32,000$ / année. Toute une différence avec les salaires de professeurs d’université et ce, pour un travail à peu près égal.

Un professeur d’université qui accepte le poste de directeur du département recevra typiquement un somme supplémentaire de 9,000$ / année. Une bonification annuelle qui rapproche le salaire d’un professeur de celui d’un doyen qui gagne, au minimum, 135,000$ / année mais on est loin d’un salaire de vice-recteur qui commence à environ 170,000$ / année.

Les recteurs d’université, pour leur part, encaissent de très gros salaires annuels qui varient entre 400,000$ et 650,000$ /année… et plus, si l’on tient compte de tous leurs avantages sociaux.

Séchez vos pleurs si vous êtes tristes pour les salaires des administrateurs et directeurs des cégeps et des écoles secondaires et primaires, ils gagnent très bien leur vie. Habituellement bien au-delà de 50,000$ / année. Plus leurs nombreux avantages, incluant de longues vacances d’été.

Ça fait beaucoup d’argent à débourser annuellement pour une société qui est endettée jusqu’aux oreilles et qui n’a que sa “carte de crédit publique” pour défrayer ces coûts.

Quand on sait que ce sont nos enfants et les leurs qui vont payer pour ces salaires passablement étoffés, il importe de se demander où réside l’équité sociale.

Soyons clairs, plusieurs professeurs —tous niveaux confondus— méritent leur salaire mais il y en a d’autres, passablement plus médiocres, voire incompétents, qui collectent leur gros salaire sans faire de vague et sans valoir ce qu’ils nous coûtent, collectivement.

Les dirigeants syndicaux n’en finissent plus de nous faire pleurer sur le sort des “pauvres enseignants” qui sont “pris” pour enseigner à nos enfants. Avec les années, la plupart des gens ont réussi à lire entre les lignes et comprennent qu’il s’agit d’une longue campagne de propagande pro-syndicale destinée à mettre de la pression sur la partie patronale soit NOUS, le bon peuple qui paie pour ces gros salaires.

Dans un monde idéal, tout le monde gagnerait de très gros salaires pour leur labeur mais là, il va falloir se demander si on a les moyens de payer ça.

Et vous, croyez-vous qu’il serait opportun d’augmenter les salaires des professeurs, comme ils le réclament ou encore, est-ce qu’il ne serait pas plutôt temps d’évaluer si ce que l’on obtient, en services d’enseignement vaut le prix qu’on paie?

19 commentaires
  1. toolateproductions Dit

    Le salaire maximum après 15 ans d’ancienneté au secondaire est de 75,000$. Et c’est vraiment pas énorme quand tu regardes combien ça coûte être propriétaire à Montréal (entre 350,000 et 500,000 pour une maison unifamiliale sur l’île…)

    Mais le plus dégueux dans cette histoire c’est la vitesse à laquelle le salaire monte. Grosso modo, ça prend 10 ans d’ancienneté avant que le salaire monte de plus de 1000$ par année.

    Le problème avec l’enseignement, c’est la précarité d’emploi pendant 10 à 15 ans, peu importe où vous voulez travailler. Aussi, les Baby-boomers tardent à prendre leurs retraites.

    À la CSDM (commission scolaire de Montréal), on ne fait pas d’entrevue d’embauche, on fait des “session d’engagement” en affirmant qu’ils sont en pénuries de profs. Dans les universités du Québec ont dit aux jeunes en enseignement qu’ils sont “chanceux”, parce qu’ils ne manqueront pas de travail.

    Bon… La vérité est la suite. La CSDM est en pénurie… de “suppléants, de profs en adaptation scolaire et de profs de primaires”. Le reste, vous vous retrouvez sur la liste de priorité avec 100 personnes en avant de vous (100 personnes qui doivent avoir leur permanence avant vous).

    Pour avoir une permanence, il faut que tu aies pendant 2 ans de suite un contrat à 100% qui “mène à la permanence”. Donc, si tu fais 1 contrat à 100% qui mène à la permanence et tu te retrouves 2 ans sans possibilités d’appliquer sur ce genre de contrat à cause des coupures budgétaires du gouvernement notamment… tu dois recommencer.

    Si tu quittes la commission scolaire pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, tu perds ton ancienneté sur la liste de priorité (pas sur l’échelle salariale bien-sûr!).

    Bref, une fois qu’un prof commence à travailler dans une commission scolaire, il est “pogné” là à vie. Oh! Bien-sûr, il existe ce qu’on appelle un transfert de “poste à poste”. Mais dites-moi… avec des maisons unifamiliales à 500,000$, qui veut venir travailler sur l’île de Montréal au fait?

    La précarité d’emploi veut dire que tant que tu n’es pas permanent, tu peux avoir des contrats avec différents pourcentage et tu ne sais jamais quand tu vas travailler.

    Un contrat normal est à 100%. Un enseignant précaire aura des contrats variants entre 10% et 100%. Le hic, c’est que le 100% c’est “à durée indéterminée” ce qui veut dire en français que le moment où le prof qui possède le poste revient, le p’tit jeune qui fait le remplacement perd tout et doit cogner aux portes des écoles secondaires de sa commission scolaire pour faire de la suppléance sur appel. Souvent, tu ne sais que tu fais de la suppléance que vers 6h20 du matin le jour même où tu dois te rendre dans une école différente parfois chaque jour pour se faire un salaire décent… pour payer son loyer trop cher et son épicerie qui explose.

    J’espère que ces maigres exemples démontrent la différence entre le mythe et la réalité. L’enseignement est une vocation: il faut être sado-maso pour endurer cette bureaucratie. Mais encore une fois, pourquoi les profs au secondaire font-ils ce travail? Parce qu’une fois la porte de mon local fermée (dans mon cas), je n’échangerais mon travail pour aucun autre.

    Ce qui tue le domaine de l’enseignement c’est les commissions scolaires, le ministère de l’Éducation et tout ce que vous pouvez trouver comme bureaucratie.

    Vous voulez taper sur mon salaire? Tapez plutôt sur ces TBI (tableaux numériques) que l’on installe surtout dans les locaux de mathématiques, sciences, français, adaptation scolaire en négligeant le reste… Tableaux qui coûtent entre 2000 et 5000$ et qui, lorsqu’il y aura quelques pixels de brûlés d’ici 5-6 ans, devront être immédiatement remplacés à grand coup de 2000-5000$.

    Ou parlons des téléphones cellulaires fournis aux directions des écoles?
    Ou parlons des chaises et des bureaux où vos enfants s’assoient au jour le jour vs les bureaux administratifs de la CSDM ou de n’importe quelle direction d’école?
    Venez voir la peinture dans mon local… ou la poussière dans le système d’aération?

    Nah, vous avez raison. Les profs, on se plaint le ventre plein, dans des écoles hypers sécuritaires et modernes avec un salaire et des conditions de travail digne du Nirvana, du paradis et de n’importe quelle place louche d’une religion quelconque qui nous attend après notre mort…

    Ah oui, je vous suggère de vivre une alerte de confinement sans qu’on vous avertisse pour voir comment on se sent quand un tireur fou entre dans votre milieu de travail et que vous avez 35 élèves devant vous. C’est très… “stimulant” de savoir qu’on va peut-être y passer?

    Encore une fois, si je reste, ce n’est pas pour mon salaire, c’est parce que j’ai un cerveau et que la seule richesse que notre société possède dans le système d’éducation… la dernière… ce n’est pas les bureaux et les chaises qui datent des années 1960-70. Ce ne sont pas les bâtisses qui datent des années 40-50… Ce sont les profs. Ah! et les cellulaires et les bureaux neufs à la commission scolaire bien-sûr… Mais je préfère “focusser” sur la richesse humaine que sont 99% des profs avec qui je travaille.

  2. cgelinas Dit

    Très bon commentaire “toolateproductions” ; )

    Je compatis avec vous pour le milieu de travail qui laisse parfois à désirer mais en toute franchise, il y a des milieux “ordinaires” dans le privé, aussi. Évidemment, je vais militer, à vos côtés, pour que nos enfants —et nos professeurs— puissent aller à l’école sans empirer leur état de santé.

    Et sur ce point, j’irai encore plus loin à savoir que nos écoles devraient être des havres où il fait bon être en santé et le demeurer. Physiquement et psychologiquement. Ça prends de l’argent mais ça va aussi prendre une organisation différente des priorités.

    Comme pour plusieurs observateurs, il semble exister un inconfort à propos du salaire des professeurs mais si tous ceux qui reçoivent ces généreuses compensations étaient compétents et réellement voués à la réussite globale de leurs élèves, on en parlerait pas autant.

    Qui plus est, il y a l’inéluctable réalité de la dette publique qui rappelle que pour chaque chèque de paie émis, la dette s’alourdit.

    Et finalement, nombreux sont les Québécois qui rêvent d’avoir les conditions de travail (et la compensation) des professeurs alors il faudrait penser à des moyens pour ÉLEVER les salaires de tout le monde plutôt que de niveler celui des professeurs, vers le bas.

    Mais comme on est endettés, collectivement et individuellement, il faut se poser des question maintenant afin que nos enfants aient moins de problèmes financiers, plus tard.

    C’est une question d’équité intergénérationnelle.

  3. Madame Nathalie Dit

    J’endosse absolument chaque phrase de totaleproductions!! cgelinas, as-tu consulté pour ton aversion pour les mesdames enseignantes? Es-tu déjà allé animer un atelier, ne serait-ce qu’une période de 60 minutes dans une classe primaire? Tu as sans doute un enfant différent et un énorme deuil à faire face à l’enfant parfait dont tu rêvais pour jeter le blâme aussi gratuitement sur les enseignantes! J’aimerais tant pouvoir t’inviter dans ma classe une semaine!!!

  4. cgelinas Dit

    Bonjour Madame Nathalie!

    Je serais ravi de passer du temps dans votre classe mais quelque chose me dit que la vôtre va plutôt bien. Et je vous en félicite d’avance. Je le dis dans mes articles, il y a de très bonnes femmes professeures, à tous les niveaux.

    Mon problème principal vient des nombreux témoignages que je reçois des parents d’enfants différents qui reçoivent des pressions plus ou moins persistantes de leurs professeures pour que leurs enfants soient drogués, afin de répondre aux préférences comportementales de celles-ci. Les femmes préfèrent des enfants sages comme des images alors les drogues —qu’importe leur cortège d’effets secondaires— deviennent des “solutions”. Des solutions empoisonnées mais des solutions, malgré tout, du point de vue de ces professeures.

    Dans tous les témoignages qui m’ont été envoyés, aucun ne concerne un homme professeur. Comme si ces hommes (bon ou mauvais, difficile de les qualifier) ne voyaient pas d’un bon œil l’idée de médicamenter un enfant parce qu’il est différent.

    Ce qui est curieux, c’est que dans les témoignages que j’ai reçu, les femmes professeures disent aimer beaucoup l’enfant et vouloir l’aider à réussir ses études et donc, multiplient les interventions EN FAVEUR de la médicamentation, via des drogues qui brûlent le système nerveux jusqu’à ce que les enfants soient assez calmes pour se concentrer adéquatement. Il y a donc une histoire de bonnes intentions mais la finalité, c’est que l’enfant devient un junkie, à petites doses… et éventuellement à des doses plus importantes.

    Pour ceux qui m’ont écrit, c’est très difficile de cadrer le rôle de femme avec celle qui rabat les enfants vers les “pushers” de drogue (les médecins et leurs complices, les pharmaciens -> qui travaillent tous deux pour les compagnies pharmaceutiques).

    À aucun moment, il ne m’a semblé que les parents étaient déçus d’avoir des enfants différents. En fait, c’est le fait de devoir les droguer jusqu’à les rendre “normaux” qui semblait les attrister. Le fait de perdre leur enfant différent au profit d’un enfant plus normal (au sens de la “normalité académique”), en le droguant, semblait être la base de leur mécontentement.

    Il me faudrait recevoir d’autres témoignages de parents qui aiment droguer leurs enfants pour compenser tous ceux que j’ai reçu de parents qui se sentaient déchirés à la simple idée de donner des méthamphétamines à leurs enfants, rien que pour satisfaire aux préférences de leur enseignante.

    En ce qui a trait aux salaires des professeurs, évidemment, ce serait merveilleux si tout le monde faisait beaucoup d’argent mais les chèques aux deux semaines sont financés à l’aide de prêts consentis par des banquiers de New York. Ces banquiers chargeront de lourds intérêts que nos enfants devront assumer. C’est dans ce sens-là aussi qu’il faut “apprécier” les salaires consentis aux professeurs.

    Il y a beaucoup à dire sur ce sujet et c’est un peu surprenant que si peu de professeurs s’expriment ouvertement…

  5. […] côté, les enseignants commandent un GROS SALAIRE en prétextant que c’est exigeant d’enseigner à nos enfants et à la première chance […]

  6. Frank Perro Dit

    Et les policiers, les gens chez hydro québec, la saaq…ils font entre 25 et 35% plus de salaire…avec une éducation inférieure…ont en parlent pas?

    Faire 37 000$ est vraiment trop payer pour les gens qui s’occupent des enfants des gens…Investir dans le future des enfants c’est valoriser les enseignants …et dans notre société c’est payer selon la tâche!

  7. Claude Gélinas Dit

    Merci pour votre commentaire, Frank!

    Ce sont de bonnes questions alors allons-y avec des réponses.

    Les policiers. Leur salaire peut varier selon les corps de police mais si on prend la police de Montréal, on parle d’un salaire de base de 40,837$ par année, à la première année jusqu’à 77,050$ pour un constable 1ere classe, après 72 mois.

    Autrement dit, ce n’est pas très long avant de gagner près de 80,000$ par année, en tant que constable à la police de Montréal. C’est à peu près les mêmes barêmes ailleurs, incluant à la Sûreté du Québec.

    Donc oui, vous avez raison, c’est très bien payé.

    Maintenant, les employés d’Hudro-Québec.

    Il y en aurait long à dire sur les bonis aux dirigeants et aux employés qui n’ont pas nécessairement fait autre chose que ce qu’ils étaient déjà payés pour faire mais en 2010, cet extrait du Devoir en disait long:

    “Déjà les mieux payés, ils obtiennent une hausse salariale deux fois plus importante que les autres employés de l’État”

    Suivi de cet extrait:

    “Un ingénieur de niveau III au gouvernement touche un salaire de 81 742 $, tandis que le même ingénieur chez Hydro-Québec empoche 103 245 $, pour un écart de 26 %, salaire auquel s’ajoute une prime d’«intéressement» de 4,5 % en fonction des résultats de la société d’État. Il s’agit d’un avantage de plus de 30 %. Les ingénieurs les mieux payés chez Hydro-Québec ont droit à un salaire annuel de 117 604 $, contre 84 904 $ au gouvernement, soit une différence de 38,5 %.”

    Diffiicile de prendre les ingénieurs d’Hydro-Québec en pitié!

    Et dans ce même article, il y a cet extrait intéressant à propos des médecins spécialistes:

    “«Le plus grand exemple qu’on a connu dans l’histoire récente, c’est le rattrapage des médecins spécialistes», a rappelé Michelle Courchesne. En effet, entre 2007 et 2015, les médecins spécialistes ont obtenu un redressement de 25 % de leur rémunération en s’appuyant sur des comparaisons interprovinciales.”

    Ouh! Là, là! Allez parler de ça à un salarié qui est collé à 32,500$ par année depuis plusieurs années parce que les “hausses de salaire” sont loin d’être universelles. Encore une fois, la stratégie est connu: endetter les générations futures pour se goinfrer, maintenant. Les ingénieurs d’Hydro-Québec aussi bien que les médecins spécialistes suivent cette approche payante pour eux mais horriblement coûteuse pour “les autres”, incluant les enfants d’aujourd’hui qui traîneront ces énormes dettes toute leur vie.

    Vous parlez aussi des employés de la SAAQ.

    En effet, des salaires princiers pour des emplois sans envergure particulière et un service à la clientèle spectaculairement sous-standard. Sans oublier les dirigeants qui reçoivent d’énormes salaires dans les 135,000$ à 185,000$ pour une performance qui n’émeut personne.

    Cher Frank, vous avez raison que tous ces privilégiés se la coulent douce aux dépens de l’ensemble des contribuables qui, pour la plupart, n’arrivent pas a garder beaucoup d’argent dans leurs poches.

    Mais…

    La bonne nouvelle, ce sont les impôts payés par ces riches salariés.

    La mauvaise nouvelle, c’est que ces salariés sont intelligents et mandatent des fiscalistes pour leur trouver des échappatoirs légaux (sic) pour qu’ils paient moins d’impôts et gardent beaucoup plus d’argent, souvent dans des paradis fiscaux où l’argent gagné ici ne revient jamais… ici. D’où les incessants voyages dans le Sud par nos riches salariés du secteur public.

    Heureusement, il y a encore des riches salariés de l’État qui paient des impôts ici mais ils sont nombreux à avoir compris qu’avec un minimum de créativité fiscale, il est possible de mettre le fisc en échec.

    Enfin bref…

    Investir dans le futur des enfants, c’est absolument louable et pour y arriver, ça nous prends de BONS PROFESSEURS et en ce moment, il y en a TROP qui ne donnent pas leur plein rendement ou encore, qui ne valent pas leur salaire… et le syndicat fait tout pour DÉFENDRE ces incapables qui détruisent les espoirs académiques d’une partie de notre jeunesse.

    Alors, investir dans de bons professeurs? Oui mais à condition de passer la gratte et de faire un énorme ménage dans le bois mort qui flotte dans notre réseau de l’éducation, au Québec.

    Comme ce sont nos enfants qui vont payer toute leur vie pour la dispendieuse rente de chacun des professeurs du Québec, ils ont le droit d’être protégés des cohortes de professeurs incompétents qui n’ont pas leur place en éducation. C’est un peu ça, le fond du problème. Le salaire ne fait qu’exacerber l’injustice envers nos enfants et le fardeau qu’ils devront porter, pour toujours.

  8. Clara Dit

    Laissons les chiffres parler…
    le Québec est la province Canadienne offrant le plus bas salaire aux enseignants allant du primaire au dernier cycle du secondaire…
    http://www.statcan.gc.ca/pub/81-604-x/2011001/tbl/tbld2.1-fra.htm

    Et puis si l’enseignement est si médiocre selon vous au Quebec, cela n’aurait-il pas un lien avec la sous-valorisation de ce secteur d’activité? (hum hum…)

  9. Perle Dit

    très bien dit clara.. Je pense qu’il y a du travail à faire pour arriver à une bonne éducation ici au Québec !

  10. Frédéric Dit

    Bon par oû commencer,

    C’est bizarre car tous les pays qui ont beaucoup de succès avec leur système d’éducation n’utiliseraient pas des principes néo-libérales pour parler d’éducation. Vous remettez en cause les salaires des enseignants, car nous avons une dette énorme et réelle. Par contre, au lieu de vendre un discours d’austérité vous devriez faire preuve de vision. Pour aller chercher de l’argent vous pouvez diminuer:
    – les subventions aux entreprises et les crédits d’impôt
    – Imposer au niveau des autres pays occidentaux les institutions financières
    – Instaurer les tarifs réels à la consommation comme pour Hydro-Québec
    – Éliminer tous les paradis fiscaux
    – Mettre fin à la corruption et la collusion
    – Demander des redevances sur l’exploitation de notre eau
    – Diminuer la bureaucratie typiquement québécoise

    Après cela vous pourrez penser à toucher à mon salaire. Mais une société responsable ne touche pas au budget de l’éducation, mais il le finance davantage sachant très bien que c’est un investissement à long terme. Qui plus est, vous n’êtes pas sans savoir qu’en investissant dans l’éducation on s’assure éventuellement d’une rentrée substancielle d’argent dans les 20 à 30 prochaines années (imaginez un Québec avec 70 % de travailleurs qui paient des impôts).

    Mais au-delà des arguments pécuniers, une société responsable investit dans l’éducation parce que c’est un devoir moral, social pour assurer une plus grande égalité des chances et un tremplin vers une société plus intelligente.

    Je trouve votre article insultant, car il remet en cause la compétence de plusieurs enseignants sans avoir aucune statistique pour le prouver. Si des enseignants sont incompétents c’est encore la responsabilité des directeurs de les congédier.

    Je vous invite bien cordialement à lire grandement sur le système scolaire finlandais et les autres systèmes scandinaves. Vous auriez ainsi un plus large éventail de connaissances sur l’éducation en général et peut être des opinions plus nuancées.

  11. PottenzA Dit

    Je crois que l’un des problèmes majeur au Québec c’est que tout le monde désire voir leurs impôts et taxes baissés, leur salaire monté mais désirent que que les coupurent s’effectuent dans la poche des autres!!!

    Pour ce qui est des professeurs… est-ce qu’ils font pitié? Non, ils ont un salaire décent par rapport aux heures travaillées mes surtout des avantages sociaux à faire rêver!!!

    Vous dites avoir un précarité d’emploi pour les premières années de votre carrière??? La majorité des travailleurs du privé ont cette précarité d’emploi toute leur carrière!!!

    Est-ce que je prendrais leur place? Non, car je n’ai personnellement aucun talent dans ce domaine, mais je suis certain qu’ils n’échangeraient pas pour mon emploi non-plus!!!

    Vous désirez améliorer votre salaire? Je suis d’accord!!! Je vous accorde 15% d’augmentation immédiatement mais pour ça, vous devrez être évalués à chaque année et surtout… abandonner toute permanence!!!

    Pensez-y bien…

  12. amazoneloulou Dit

    c’est décourageant de voir à quel point beaucoup d’entres vous n’avez aucune connaissances de l’éducation et des difficultés qu’on y rencontre pour dire que merveilleux salaire des enseignants est trop gros?!?! je croyais que j’avais trouvé un blog sérieux sur l’enseignement, mais à ce que je vois il n’en est rien. Plusieurs ici manquent clairement…..d’éducation sur le sujet.

  13. Steph Dit

    Je vous lis et je n’en reviens pas de la quantité d’information erronée que vous avez publiée. Sachez que lorsqu’un veut transmettre une opinion, il faut prendre le temps de bien s’informer afin d’avoir un portrait clair d’une situation.

    Maintenant, corrigeons vos fautes….

    – Premièrement, les salaires des enseignants ne sont pas gardés secrets. Vous n’avez qu’à aller sur le site du syndicat pour trouver la convention collective dans laquelle vous auriez trouvé les échelons salarials si vous vous étiez donné la peine de le faire avant d’écrire cet article. Le MAXIMUM SALARIAL est d’environ 75 000$.

    – Deuxièmement, un chargé de cours ne gagne pas 32 000$ par année. Les charges de cours ne sont pas payées annuellement, mais par session. Voici un exemple : si un chargé de cours a 4 charges par session durant 2 sessions par année et qu’il gagne 8000$ par charge, il aura un SALAIRE de 64 000$.

    – Troisièmement, un chargé de cours n’a pas la même charge de travail qu’un professeur d’université. Le professeur d’université est responsable de mener des recherches dans son domaine d’étude. De même, il doit bâtir les cours qu’il donnera lui-même ou qui seront dispensés par les chargés de cours. Voici une grande différence.

    – Quatrièmement, un enseignant au CÉGEP gagne le même salaire qu’un enseignant au primaire et au secondaire. Par contre, ils ont accès à quelques échelons de plus lorsqu’ils ont complété une maîtrise ou doctorat. VOUS MONSIEURS GÉLINAS, AVEZ-VOUS COMPLÉTER DES ÉTUDES SUPÉRIEURES???????

    – Cinquièmement, savez-vous que les vacances des enseignants ne sont pas payées???? Ils ne reçoivent pas de 4% comme tous les autres employés. En fait, le gouvernement considère qu’il est inclus dans leur salaire.

    Vous avez raison monsieur Gélinas que les enseignants gagnent bien leur vie et encore là, c’est relatif du milieu duquel nous provenons. En ce qui me concerne, 75 000$ n’est pas un gros salaire, mais si l’on provient d’un milieu ouvrier en région, je peux comprendre que cela puisse paraître comme étant un gros salaire. Mais, ce qui est le plus choquant dans votre article est que vous omettez de parler du nombre d’années d’étude qu’il faut faire avant d’obtenir son brevet d’enseignement et des nombreuses responsabilités des enseignants. Comment voudriez-vous générer une relève d’enseignants qui doivent faire un minimum de 4 ans d’université et s’endetter de plusieurs dizaines de milliers de dollars en les payant avec un salaire de 40 000$ par année??? Je m’arrête ici, car je pourrais continuer longtemps à renoter les informations de votre article.

    Mon conseil: Prenez le temps de bien vous informer et de vérifier vos sources avant de publier sur la place publique un tel article. Nous avons tous le droit de nous exprimer, mais nous avons l’obligation de vérifier nos informations avant de le faire.

  14. Claude Gélinas Dit

    Tous les renseignements publiés sont rigoureusement exacts.

    À chaque contribuable de se forger sa propre opinion.

  15. Marie-Pier Dit

    Les professeurs universitaires doivent compléter un doctorat, ce qui veut dire qu’ils commenceront à travailler à plus de 30 ans. Avant cela, ils vivent pour la plupart sur des bourses ou des prêts plus ou moins suffisants. Une personne qui fait un baccalauréat commence à travailler à environ 24. Une maîtrise et un doctorat c’est quand même plus ou moins 7 ans d’étude de plus. Sept ans sans salaire. Quand on exige de la part d’un employé qu’il détienne un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat, il est normal que l’on doive le payer davantage pour toute cette formation acquise.

  16. Karine Beaudoin Dit

    Celui qui a écrit l’article ci-dessus a peut-être bien des connaissances, mais il ne sait certainement pas ce que c’est d’être un enseignant et tout ce que ce métier implique professionnellement et émotionnellement. Ses observations n’ont probablement pas été faites à temps plein au sein d’une classe sur une période de plus d’une semaine, en y ajoutant le travail qu’un enseignant fait en-dehors des heures d’école. Et s’il a fait ses observations de cette manières, je crains qu’il ait observé une classe parfaite où les problèmes de comportements, les difficultés d’apprentissage, l’hyperactivité, les troubles envahissants, etc., dont de plus en plus d’enfants sont atteints, étaient absents. Enfin, bravo et merci à « toolateproductions » pour votre commentaire et à tous ceux qui appuient cette profession que certains semble vouloir dévaloriser.

  17. Gabriel Rieger Junqueira Dit

    laissez vous investir à l’éducation pour voir ce qu’arrive!
    Je suis brésilien et chez nous les profs sont très mal payés et maltraités.
    c’est le bordel.
    Mais il faut aussi les évaluer.
    Éducation doit être priorité dans toutes sociétés!

  18. Lauraly Dit

    J’ai presque honte de notre société qui veut garder son argent pour lui-même et pas pour les autre… et je ne dis pas ça parce que je crois que TOUS les professeurs mériteraient de plus gros salaires, mais parce que les enfants de cette génération méritent de meilleurs professeurs… et je ne parles pas de plus d’année d’étude, mais de cette passion que j’ai lu dans les yeux de peut-être une dizaine de mes professeurs. Non, je parle surtout d’évaluation et, cela, à chaque année, ou même plus régulièrement. Durant mon parcours au secondaire, j’ai vu de tout; des profs trop gênés pour parler avec un bon débit, des profs qui ne parlait pas assez clairement ( je parles de la voix), des profs qui vous disent que vous n’êtes tout simplement pas bons dans cette matière, des profs de français qui m’enseignant de l’anglais ou de l’histoire…
    Je crois que les enseignants sont en partie ce qui motivera un élève à rester à l’école, poursuivre peut-être même jusqu’à l’université. Et, soyons sérieux, comme plusieurs autres l’ont dit, cette génération, qui arrivera dans le milieu du travail dans peut-être 20 ou 30 ans nous rapporterons très rapidement cette investissement dans l’éducation.
    Donc voila, oui, les professeurs devraient être augmenter, mais être observé en tout temps pour être sûr que la prochaine génération sera correctement éduqué. Si vous donneriez un meilleur salaire à mon ancienne prof de math- qui disait à au moins cinq des élèves dans ma classe ( et probablement dans plusieurs autres) qu’ils étaient tout simplement nulle, qu’ils étaient «niaiseux»de pas comprendre- je ne crois pas qu’elle donnerait des cours de meilleur qualité. Si vous lui faites passé plusieurs inspections dès que vous vous apercevez que beaucoup fox c’est cours, que le taux de réussite est bas et que les élèves se plaignent à la direction à cause de sa manie de nous décourager, peut-être qu’elle va commencer à penser au fait que tu ne peux pas mettre dans ton plan de cours « Décourager des élèves de 15 ou 14 ans qui sont vraiment très fragile psychologiquement».
    Si vous n’aviez toujours pas devinez, je n’ai que 17 ans et, oui, je m’informe sur le sujet. Je veux devenir professeur de primaire plus tard et, ce n’est pas à cause du salaire, mais il faut avouer que ce n’est pas la tâche la plus facile que d’éduquer l’enfant de quelqu’un d’autre. Vous croirez peut-être que je suis un peu jeune, mais étant encore au secondaire ( la 5ème secondaire) ne suis-je pas la personne la plus ciblé par ce texte? Je veux dire, c’est moi qui reçoit l’éducation que «vous» payez avec vos impôts et vous seriez surprit de savoir le nombre de fois où j’ai eu des professeurs qui ne faisait que décourager leurs élèves, où j’ai eu envie de pleurer tellement j’étais humilié que cette prof dise devant tous les élèves que je n’étais pas «bonne» en histoire, mathématique, français…
    Et eux, ils se disent que ce n’est pas si grave, parce qu’il ne comprennent pas la pression que les ado peuvent avoir de leur parents ou, tout simplement, de voir que les autres réussissent plus facilement que lui. Ils ne comprennent pas non plus que leur cours n’est pas l’unique chose qui configure notre vie. Surtout à cet âge, nos émotions sont à vif, et il y a le début de nos vies amoureuses et plusieurs chicanes entre amis.
    Bon, je vais un peu loin, mais tout ça, c’est pour dire qu’il faut plus de professeur comme celui que j’avait en français de secondaire un. C’est lui qui m’a guidé vers l’écriture et, maintenant, j’écrit des tas de romans; c’est ma passion.
    Enseigner, c’est montrer la voie.

  19. Marco Lepelleteur Dit

    Salut, je m’en allait écrire un long plaidoyer pour défendre mes collègues féminines du primaire qui sont présentées comme des puchers de ritalin, mais je me suis ravisé.

    Comme dit le dicton : il faut marcher un mile dans les souliers de quelqu’un avant de le juger. Et comme il faut un brevet pour enseigner, on peut se gratter avant que les gens se tapent 4 années de bouillie pour les chats rien que pour aller voir comment ça se passe dans nos classes.

    Alors des gens avec des opinions et des idées préconçues y en aura toujours.

    Alors je vous félicite pour votre bon travail. Des planqués j’en connais pas. De toutes façons faudrait être maso pour faire ce boulot et ne pas être passionné.

    Continuez à faire de votre mieux, pis lâchez pas pour les négos !

    So ! So ! So ! Solidarité !

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.