Les devoirs en tant que cancer scolaire et social

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Si vous faites quelque chose et que ça ne fonctionne pas, allez-vous continuer?

Bien sûr que non sinon ce serait de l’acharnement hautement contre-productif, pour vous et par extension, pour ceux qui vous côtoient. Une personne n’est jamais aussi malheureuse que lorsqu’il n’y a pas de sens à ce qu’elle fait ou “doit faire”.

Les devoirs, imposés aux élèves aussi tôt qu’en première année, dans le réseau des écoles publiques et privées (à part quelques exceptions), au Québec, ont l’effet d’un cancer sur notre réseau scolaire, d’une part et sur la société, de l’autre.

Ce n’est pas pour rien que tant d’enfants, de parents, d’enseignants compétents et de pédagogues responsables décrient les devoirs comme étant une punition cruelle pour masquer, en premier lieu, l’incompétence du professeur à “passer sa matière” et en second lieu, l’incapacité du système éducatif, dans son ensemble, à offrir un cursus académique “de jour”, adapté aux réels besoins des enfants qui, comme les adultes, ont besoin de se reposer, en soirée, pour être capables de fournir une bonne performance, le lendemain.

C’est tellement évident et pourtant, l’armée de fonctionnaires au ministère de l’Éducation continue, pour faire image, à s’assommer dans le mur en pensant que le mur va finir par se tasser! Venant d’individus censés travailler dans le meilleur intérêt de nos enfants, l’obsession des mandarins du pouvoir, en éducation, pour les devoirs “obligatoires” prouve qu’ils n’ont rien compris au processus “normal” de transmission de la connaissance (et non la fameuse “évaluation des compétences”, sigh), au fonctionnement du noyau familial typique et à la société, en général.

À la base, il faut savoir qu’un humain normalement constitué et intelligent oubliera 80% de ce qu’il aura appris, au cours d’une journée. Ce pourcentage “d’oubli normal” grimpe à plus de 95% lorsque l’apprentissage a lieu en soirée ou à un moment où l’individu est plus fatigué. Ça en dit long sur les chances de succès d’une stratégie basée sur des “devoirs le soir”, en revenant d’une longue journée passée à plancher, assis sur des bancs d’école.

Le gros bon sens, à lui seul, devrait torpiller, une fois pour toutes la théorie tordue voulant que les devoirs soient la panacée pour parfaire l’apprentissage. C’est une position férocement défendue par les syndicaleux et autres professeurs incapables d’enseigner correctement et qui, pour masquer leur incompétence plus ou moins déclarée, tentent de faire passer le blâme sur des parents qui, ô scandale, n’auraient pas correctement “accompagné leur enfant”, lors de la “période de devoirs”, devant avoir lieu chaque soir de semaine et chaque week-end, sans supervision académique ni formation préalable offerte aux parents.

Autrement dit, les devoirs, tels qu’ils sont forcés dans la gorge des enfants, en ce moment, au Québec, représentent une insulte suprême et protège le lot de professeurs carrément incompétents qui perdraient leur emploi s’il fallait les évaluer pour leur capacité réelle à passer le contenu éducatif durant les longues heures de classe imposées aux élèves qui, pourtant, sont à leur disposition, jusqu’à cinq (5) jours par semaine.

Mais il n’y pas qu’un noyau dur de professeurs incompétents et malveillants qui font la promotion active des devoirs, il y a aussi un océan de fonctionnaires aussi insignifiants qu’incapables de voir le tort de leur absolutisme en faveur des devoirs et qui conçoivent des programmes académiques où les devoirs doivent absolument être administrés tant la quantité de matière à voir dépasse ce qu’il est possible de montrer, en classe.

Ce n’est pas clair si ce sont les professeurs incompétents (ou désintéressés) ou les fonctionnaires déconnectés qui minent le plus les chances de nos enfants de réussir un véritable programme de transmission de connaissances mais une chose est certaine, à savoir que leur action combinée cause des torts irréparables à notre jeunesse.

Avec des taux de décrochage de 40% chez les garçons et de 25% chez les filles, en plus d’un épuisement généralisé de la population estudiantine, il ne fait plus de doute que la sonnette d’alarme a été tirée et qu’on soit rendu au point où des correctifs doivent être apportés à notre système d’éducation.

En enlevant les devoirs à faire à la maison, il est possible de penser à incorporer un petit 15 minutes à une demi-heure de devoirs activement supervisés, avant l’heure du dîner et entre 30 et 45 minutes, avant de partir pour la maison, en fin de journée. Mais lorsque l’enfant quitte l’école, il a sa soirée à lui. Il a terminé sa journée et il peut penser à aller jouer au hockey-bottine avec ses amis ou encore, investir du temps dans un projet qui le passionne.

Et les parents, en l’absence de devoirs, peuvent cesser d’essayer de jouer aux professeurs de “cours classiques” et ont ENFIN le temps de transmettre des connaissances qu’ils maîtrisent bien, dans une foule de domaines où ils se sentent en confiance pour faire progresser leurs enfants au lieu de s’auto-humilier sur une base permanente en essayant, tant bien que mal, de faire le même travail qu’un professeur qui, vu l’existence-même des devoirs, prouve de manière implicite qu’il n’a même pas été capable, lui-même, de bien passer la matière de son cours.

Sans les devoirs, finies les soirées où il est impossible de faire des activités en famille — à part les devoirs.

Dans un Québec où les soirées appartiennent aux enfants et à leur famille, l’imagination des uns et les passions des autres peuvent enfin fleurir, un bloc Légo à la fois et une marche en forêt à la fois. Il n’y pas que les devoirs, dans la vie. Les professeurs incompétents ne l’ont pas compris et les fonctionnaires du ministère de l’Éducation préfèrent tourmenter les enfants et leurs parents que de se rendre à l’évidence et constater leur échec, sur presque toute la ligne, avec la stratégie viciée, à la base, des “devoirs à tout prix” qui continue à nous ronger, tel un cancer qu’on ne traite pas.

Laissés sans surveillance, aussi bien les professeurs incompétents, ceux qui n’aiment pas les enfants et qui en ont marre de faire ce qu’ils font, que les fonctionnaires syndiqués jusqu’aux oreilles qui ne pensent qu’à leur prochain voyage à Cuba, peuvent causer un tort immense et largement irréparable à nos enfants, aux familles et à la société québécoise.

Hélas, c’est le pire qui est en train de se produire.

Les devoirs n’ont plus leur place, dans le Québec d’aujourd’hui. Les soirées doivent désormais appartenir aux enfants et à leur famille pour qu’il reste assez de temps pour équilibrer l’école dans l’écosystème social qui, lui aussi a son importance.

Au moment d’écrire ces lignes, nos enfants sont forcés de passer leur journée assis sur une chaise droite et une fois arrivés à la maison, ils sont encore forcés de passer de longues heures assis, la tête dans les nuages (parce que c’est NORMAL, à cette heure, de vouloir “déconnecter” de sa journée de labeur intellectuel) et le cœur malheureux de ne pas pouvoir faire autre chose.

Tant que les parents québécois choisiront de jouer le jeu des incompétents qui refusent de prendre leurs responsabilités d’enseignants à cœur en protégeant le temps libre des enfants, le soir, en passant la matière de jour au lieu de se bercer d’illusions en prétendant pouvoir les “parfaire”, de soir, il y aura des profiteurs (enseignants et fonctionnaires) qui vont ambitionner et abuser des devoirs, poussant directement un nombre effarant d’enfants vers le décrochage scolaire ou une forme ou une autre d’épuisement ou de découragement.

Il existe bien sûr des parents qui n’aiment pas leurs enfants et qui vont continuer à se battre, bec et ongles, pour maintenir l’obligation formelle des devoirs mais heureusement, ils ne constituent pas la majorité. Ils parlent fort mais ils refusent de constater, froidement, l’ampleur de l’échec de leur approche, à la fois malsaine et même, malveillante.

Revenons à la base: choisissons collectivement ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.

Terrassons le cancer des devoirs, le soir.

Faisons collectivement confiance à nos enfants. Laissons-les s’intéresser aux milles sphères de la vie qui ne sont jamais (ou rarement) abordées, dans nos écoles.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, qui se réalisent et qui ont une motivation naturelle pour un sujet qui les passionne. En redonnant leur temps libre à nos enfants, nous leur prouvons que nous croyons en eux. En les condamnant aux devoirs, nous donnons raison aux technocrates inhumains qui multiplient les règles tatillonnes qui sont censées encadrer chaque petite seconde de nos vies.

Ne laissons pas l’inertie nous scléroser et donnons à nos enfants le temps dont ils ont besoin pour se découvrir et du même coup, comprendre le monde autour d’eux afin que, le moment venu, ce soit plus facile, pour eux, d’y trouver leur place.

Aurons-nous le courage de miser sur nos enfants et non sur la doctrine obsessionnelle des devoirs? C’est à vous d’y voir…

Tags: devoirs, non aux devoirs, élèves, parents, enfants, professeurs, enseignants, fonctionnaires, ministère de l’éducation, syndiqués, doctrine, obsession des devoirs, professeurs compétents, professeurs incompétents, compétence, incompétence, québec, réussite scolaire

12 commentaires
  1. Mélissa Tremblay Dit

    C’est dans les échanges, dans le partage des opinions, des idées, dans la permission d’explorer et de découvrir par soi-même que j’ai appris le plus.

    Les devoirs étaient là pour consolider mes connaissances et me rendre autonome dans mes apprentissages. Mais encore une fois, c’est dans le temps que les enseignants m’ont consacré que j’ai eu le plus de plaisir à apprendre.

    Articles très intéressant.

  2. Anonyme Dit

    La découverte que tout ne tombe pas du ciel et qu’il faut travailler pour obtenir quelque chose. Cela pousserait-il dans les arbres? Les devoirs sont des retours réflexifs et procéduraux sur des éléments de savoirs déjà appris en classe. Si c’est de la nouvelle matière, on a effectivement affaire à un prof qui n’a aucune idée de ce qu’est l’acte éducatif! Sinon, les devoirs, c’est de la pratique. Si on fait du vélo une fois, on ne saura pas bien en faire. Du patin une fois, pas un patineur… On aura compris. Adieu pauvre parent tellement occupé pour vivre un petit moment avec son enfant. C’est vrai qu’y a un ben bon programme à Ti-Vi.

  3. Elmo Dit

    Je suis totalement en encore avec l’idée de rééquilibrer la société dans laquelle nous vivons et, en effet, le repos est une composante aussi importante que le travail. Donc oui, minimisons ces devoirs obligatoires – et éliminons-les au primaire.

    Je suis tout aussi convaincue que, pour la plupart, les enseignants ne sont pas incompétents. D’ailleurs, ce discours est épuisant et n’a aucun fondement réel : il est le résultat d’un manque de compréhension de la réalité scolaire et de ce besoin de blâmer quelqu’un; le prof est une cible facile.

    Prenons la décision, en tant que société, d’investir – de BIEN investir! – dans nos écoles : réduisons d’abord et avant tout le nombre d’élèves dans une classe. Oublions les réformes ou toutes autres pirouettes pour l’instant parce que, que vous vouliez le croire ou non, tant et aussi longtemps qu’on ne donnera pas à nos enseignants la possibilité d’établir un contact réel avec chacun de ses élèves, la « petite danse » qu’on leur impose ne servira à rien. Aujourd’hui (un temps où les enfants sont de plus en plus laissés à eux-mêmes), l’enseignant n’a pas le temps de s’occuper à fond de ses élèves; il se contente d’éteindre des feux. Vous en doutez? Faites le test. Portez attention à votre niveau de stress lorsque vous entrez dans une pièce qui compte au-dessus de 30 personnes; comment vous sentez-vous? Maintenant, imaginez qu’ils sont en période d’apprentissage, que leurs hormones et leurs émotions sont dans le tapis, et que vous devez leur enseigner – en plus de les écouter, de les consoler, de les guider, de les aider à grandir…

    Les élèves ont droit à un environnement propice à l’apprentissage : encadrant, amusant, calme. Permettons à nos enseignants de leur offrir et voyons la nécessité des devoirs diminuer.

    Elmo
    enseignante en mathématiques

  4. Micaël Bérubé Dit

    Votre argumentaire n’est supporté par aucune donnée empirique, aucune étude scientifique sérieuse. Il froisse d’autant plus l’intuition que les devoirs sont une pratique courante parmi plusieurs écoles de renom telles que le Collège Brébeuf, l’École d’éducation internationale et, bien sûr, les universités.

    Je me demande aussi comment les élèves pourront apprendre aussi efficacement que lorsqu’ils sont seuls, en paix chez eux. Apprendre dans une classe au même rythme que tout le monde n’est pas toujours facile. Mes propres étudiants (au Collège) réclament toujours d’être libérés pour travailler individuellement à la bibliothèque plutôt qu’en classe, où les interventions ponctuelles de l’enseignant qui aide d’autre étudiants deviennent vite très déconcentrantes.

    Un principe qui me semble plus raisonnable que d’abolir les devoirs est de limiter la semaine d’étude à 35 ou 37 heures, en additionnant le temps de classe au temps consacré aux devoirs, si on peut montrer qu’une semaine trop longue ou trop courte nuit à l’apprentissage.

    MB

  5. Maman Lanaudoise Dit

    Les devoirs inutiles? Les devoirs, un cancer? Et puis quoi encore? Le système scolaire prend plaisir à torturer la jeunesse, tant qu’à y être?

    Les devoirs ont une utilité qui dépasse la simple compréhension de la matière pratiquée. C’est d’abord apprendre une certaine méthode de travail, une discipline de travail. C’est aussi, bien évidemment, une occasion idéale pour un parent de voir ce que son enfant fait à l’école, d’y participer, de voir ce qu’il ne comprend pas bien et d’intervenir. Je ne compte plus le nombre de fois où le fait de faire des devoirs et des leçons a aidé mes enfants à débloquer, à mieux comprendre certaines notions, et à en renforcer d’autres. Chez moi, ça a été une réalité, que j’ai constaté de visu.

    Ils apprennent aussi, tranquillement, à gérer par eux-même la période des devoirs et des leçons. C’est énorme! La responsabilisation, l’apprentissage de l’autonomie, la fierté qui vient avec. Un cancer, ça? Il faut vraiment ne pas s’être beaucoup investi dans l’éducation de ses enfants pour affirmer une pareille chose.

    Depuis que j’entends des parents et des professionnels de l’éducation (qui sont souvent tous parents eux-mêmes…) s’ériger contre les devoirs, je soupçonne que la vraie raison de cette montée aux barricades, c’est le fait que les parents, eux, trouvent cela difficile à gérer dans leur horaire de fou. La vraie raison, c’est qu’ils n’ont pas le temps, pas le goût, pas l’énergie de s’investir là-dedans, et qu’ils s’évertuent à trouver des raisons louables et moralement acceptables de ne plus assumer cette responsabilité parentale.

    Plutôt que de remettre en question notre mode de vie et plutôt que de rétablir l’ordre de nos priorités, on cherche à blâmer les devoirs… C’est la suite logique de tout le reste. Les enfants sont en garderie à 6 mois ou 1 an, du lundi au vendredi, de 7h30 à 17h30. Les parents n’ont même plus le réflexe de se considérer responsables de leur éducation, de l’apprentissage du savoir-vivre, de leur alimentation, etc. Tout incombe de plus en plus à l’état. Les parents, eux, veulent se garder le plaisir, le divertissement, le “temps de qualité” que l’on vante tant. Mais le reste…

  6. Maman Lanaudoise Dit

    Vous dites: “Il existe bien sûr des parents qui n’aiment pas leurs enfants et qui vont continuer à se battre, bec et ongles, pour maintenir l’obligation formelle des devoirs mais heureusement, ils ne constituent pas la majorité.”

    Ouf! À vous lire, je pourrais croire que vous considérez que je n’aime pas mes enfants! Eh bien! Elle est bonne celle là. Je pourrais même croire que vous considérez que ma méthode est un “échec” alors que dans les faits, vous pourriez probablement jalouser l’ampleur de ma réussite. Je pourrais même croire que vous considérez que le problème du décrochage est causé par les devoirs! alors qu’en réalité, le problème du décrochage est dû au fait que les enfants se sentent incompétents, pas bons, et qu’ils en dépriment tant que dès qu’ils peuvent, ils partent.

    Je ne sais pas de quelle autorité vous écrivez ici, mais en vous lisant, j’aurais tendance à croire (et espérer!) que c’est seulement de la vôtre…

  7. aristarque Dit

    En lisant les propos extrémistes (“cancer scolaire et social”) de ce billet-ci, je me rends compte que les mots du poète allemand Goethe sont très actuels:

    “Rien plus dangereux que l’ignorance active!”

  8. cgelinas Dit

    Il n’y a rien d’extrémiste à appeler un chat, un chat.

    Ça ne s’arrange pas, au Québec!

    Le sac à dos de nos enfants est toujours aussi lourd et les soirées des familles québécoises sont encore “nolisées” pour les devoirs, en “priorité” parce que gare aux parents qui auraient “permis” aux enfants de “prendre du retard”, en regard de ceux-ci.

    Il n’y a rien d’académique à enterrer nos enfants de devoirs.

    • Fini les jeux avec les amis, à l’extérieur, en revenant de l’école (ou alors, très peu parce qu’il faut “faire les devoirs”);
    • Fini les moments de rêverie à réinventer le monde, entre enfants ou avec les parents;
    • Fini le temps personnel pour s’intéresser, par soi-même, à différentes activités (astronomie, bandes dessinées, soccer ou autre).

    Ça n’a aucun sens, en tant que parents, de tolérer l’ingérence malsaine des devoirs dans NOTRE vie familiale. À chaque soir de semaine et même, les fins de semaines.

    Et il n’y a pas que les enfants qui subissent la pression des devoirs — les parents aussi… et TOUS les autres membres de la famille qui doivent SUBIR ce pensum forcé, conséquence directe de l’incompétence (ou la subordination intellectuelle avouée) de professeurs qui n’ont pas assez des heures dont ils disposent, pendant le jour, pour pelleter leur matière sur le pupitre de nos enfants.

    De punir nos enfants, avec des devoirs, en raison d’un manque de compétences, d’organisation ou de volonté de la part des professeurs (et de toute la structure byzantine qu’ils tiennent, sur leurs proverbiales épaules) n’arrange rien. En fait, ça détruit la jeunesse, la naïveté et le temps-libre de nos jeunes élèves.

    Faire des devoirs au collège et à l’université? Pourquoi pas. En quantité raisonnable (l’idée des 35 heures par semaine) mais PAS AU PRIMAIRE, ni au secondaire, à part des incitations à poursuivre la réflexion via des lectures suggérées.

    Les familles québécoises méritent d’avoir du temps de qualité avec leurs enfants. Détruire la vie de familles à coup de devoirs obligatoires n’aidera personne. Des suggestions de lecture, de petits travaux RAPIDES (genre, 10 minutes et c’est terminé, genre, totalement terminé, livres rangés et tout) ça va mais pas plus. Le temps en famille, c’est sacré.

    Ruptures de couples, divorces et problèmes affectifs graves découlent DIRECTEMENT du régime de terreur instauré par les devoirs où TOUT doit être ANNULÉ pour attribuer du temps pour FAIRE LES DEVOIRS, ces devoirs desquels les enfants ne retiennent que des broutilles car ils sont FATIGUÉS de leur journée, tout comme leurs parents.

    Je suis tanné de lire que certains parents trouvent ça merveilleux de se faire NIAISER PAR LE BOUT DU NEZ par un cortège sans fin de devoirs qui leurs VOLENT le temps de qualité avec leurs enfants.

    Certes, les devoirs sont souvent faits en collégialité enfants-parents mais ça n’enlève rien au fait qu’il y aurait eu bien d’autres choses, passablement plus intéressantes et COMPLÉMENTAIRES (aux études) à faire, au lieu des sempiternels devoirs.

    Après avoir assommé nos enfants avec des cours et des leçons pendant une journée complète et bien chargée, les professeurs n’ont rien trouvé de mieux que de balancer la responsabilité de l’éducation des enfants dans la cour des parents, le soir, à la maison. Wow! Vraiment créatif!

    On comprend alors pourquoi le système éducatif québécois s’en va dans le mur avec un taux de décrochage RECORD, encore cette année. Quelques 40% chez les garçons et 25% chez les filles. Combien de fois faudra-t-il le répéter? L’approche actuelle des devoirs à outrance, le soir, à la maison, ne fonctionne pas et ça nous coûte des centaines de milliards de dollars (sur le cours de plusieurs décennies) en opportunités perdues, à jamais en plus des millions de problèmes sociaux que ça occasionne.

    Que ce soit clair: les devoirs détruisent les enfants et les familles.

    En renversant la logique, si j’étais un pédopsychiatre qui profite du malheur des enfants et des familles, je ferais sûrement partie d’un panel qui inventerait tout plein de belles vertus aux devoirs (genre, arcs-en-ciel et papillons aux grands yeux) afin de continuer à m’enrichir éhontément à chaque fois qu’un enfant doit être “rencontré“, “diagnostiqué“, “traité” ou bien sûr, “placé sous médication” (ca$$$hing).

    Sérieusement, pour en finir avec les devoirs qui brisent nos vies de familles, il va falloir se faire entendre et cesser de tolérer l’actuelle “aura de sainteté” que se sont donnés tant de professeurs, avec leur recette empoisonnée de devoirs.

    Et ceux qui croient que je vais trop loin dans ma déclaration que les devoirs sont un cancer scolaire et social, allez voir de quoi a l’air la soirée typique d’une petite famille monoparentale avec plusieurs enfants dont un qui fréquente le primaire. Dans le scénario typique du métro-boulot-dodo, les devoirs constituent une arme redoutable pour briser les moments familiaux qui auraient dû être consacrés à tout, sauf aux devoirs.

    Ceux qui ont une armée de grand-mamans, de “nanny”, de jours de congé, de “ma femme reste à la maison à temps-plein” ne comprendront JAMAIS rien à ce débat (fort émotif, par ailleurs) mais les 90% de parents NORMAUX, eux, savent exactement de quoi il s’agit.

    Les devoirs, c’est à l’école ou rien. À la maison, le temps en famille est trop important pour le consacrer unilatéralement aux devoirs.

  9. Vickie Dit

    Enfin, quelqu’un qui a le courage de dire que ce n’est pas normal que les enfants du primaire soient à ce point débordé de devoirs!

    S’il n’en était que de mon ressort, les enfants ne devraient pas à avoir des sacs à dos de 10 à 20 % de leur poids pour la soirée à chaque jour de la semaine, même le vendredi. Pour ceux qui me trouvent extrémiste ,je parle en connaissance de cause, la petite fille que j’étais à détester le primaire pour en mourir.

    Ce n’est pas normal d’imposer aux enfants un rythme de vie qui ne leur correspond pas, il y a d’autres valeurs que la discipline, la performance et l’excellence dans la vie, il y a l’entraide, la famille, la santé .

    Un enfant doit pouvoir d’abord et avant tout, être heureux pour devenir une meilleure personne pour lui-même et les autres La clé de la réussite d’une société, c’est l’humanisation de l’éducation (extrait tiré d’une conférence sur l’humanisation du Canal Savoir, 2012 )

    J’irai même jusqu’à dire que je suis triste de voir dans quelle situation le système scolaire québécois se dirige, nos enfants méritent plus de considération et de support moral pour les aider à préserver leur estime de soi. À preuve du contraire, les devoirs ne servent qu’à faire meubler le temps d’étude avant les examens, humilier les élèves avec des troubles d’apprentissages pendant la période de correction en classe, (ah et j’oubliais!), retenir plus longtemps en classe les élèves qui ont eu trop de fautes pour les priver de leur pause.

    De toute façon, les bons enseignants donnent des exercices faisables en peu de temps et appropriés. La règle à laquelle je tiens mordicus c’est que si tu donnes beaucoup de devoirs tu as intérêt à être capable d’allouer le temps nécessaire pour répondre aux questions avec respect. Il n’y a rien qui ne fâche plus qu’un enseignant qui donne des devoirs et qui les corrigent à moitié ou pire pas du tout.

    Bref, je suis rendue à l’Université, avec un peu de recul, je crois qu’il y aurait lieu de doser avec la même rigueur la quantité de devoirs émise que la nécessité de les donner. Puis, s’il le faut, les éliminer complètement si certains se trouvent incapables de vivre une telle démesure, dans la pédagogie.

    Je ne suis ni pour l’abolition complète des devoirs ni pour l’acharnement pédagogique.

    La modération à bien meilleur goût, comme pour tout le reste!

    Sans animosité et avec mes salutations distinguées,

    Bonne réflexion et bonne réussite à tous!

    Et surtout, n’oubliez pas de faire vos devoirs de citoyens!

  10. Miaou Dit

    Es ce que le rédacteur et les gens qui supportent cet article sont cinglés? C’est le commentaire le plus simple et le plus constructif que je peux vous faire et vous faire bouffer. Si vous avez-eu trop de mauvaises expériences avec l’école, je vous conseille de renouer vos lien avec et de découvrir les vertue des devoirs et de la révision.

    -Fini les jeux avec les amis, à l’extérieur, en revenant de l’école (ou alors, très peu parce qu’il faut « faire les devoirs »)

    Non, je ne vois pas en quoi c’est un problème. Faire des devoirs ne m’a jamais pris plus d’une heure et j’ai toujours eu le temps de chiller avec des amis en soirée. Au primaire, de toute façon, les sortie en soirée seul devrait être interdites pour des raisons de sécurités évidentes!

    -Fini les moments de rêverie à réinventer le monde, entre enfants ou avec les parents

    Le monde des enfants/ado et des adultes/vieux est tellement scindé que je peux te garantir qu’un contact enntre ces générations et une ouverture au dialogue n’est ni plus ni moins qu’un rêve de gestionnaire.

    -Fini le temps personnel pour s’intéresser, par soi-même, à différentes activités (astronomie, bandes dessinées, soccer ou autre).

    Tu peux te débarrasser des domaines intello…de toute façon, hormis les cochoneries du net, les jeux, la musique, les vidéoclip, les amis, les gaffes dehors et de marquer sa place, peu de choses intéressent les générations actuelles.

    Es ce que quelqu’un est sérieusement allé à l’école ici? Saviez vous qu’au Québec, un professeur éprouve régulièrement des difficultés à donner un cours pour cause qu’il y a des enfants mal disciplinés et qui perturbent sans cesse? Il font quoi les parents? Des devoirs? Non, ces élèves ne font pas de devoir anyway et on a affaire à des parents négligeant qui ont des difficultés à élever les enfants. Tu pourra envoyer Batman, Chuck Norris ou des clown à l’école…changera rien, c’est les parents qu’ils écoutent anyway. Hormis les parents qui se sont rendus à l’Université, j’entend jamais des masses qui vantent les bienfaits des devoirs…on va pas se demander pourquoi…

  11. Maman de Beauharnois Dit

    Quoique un peu extrême, j’ai l’Impression de vivre cet article, extrémisme en moins, je ne juge pas les professeurs comme incompétents à ce point…mais de tomber en poste d’enseignante chaque soir me pourrit la vie royalement. De voir ma grande au summum du malheur le cœur lourds les larmes aux yeux et ce depuis 3 ans, me tue en tant que mère, tue l’atmosphère familiale et nous gobe du temps sans bon sens. Aucune place pour profiter de nos enfants et de la famille : rush de l’arrivée à la maison au moment du dodo. Quand je me couche, je ne m’endors pas je perds connaissance !!! Sans compter les innombrables batailles avec les profs de mes enfants.. alors que cette semaine même j’ai reçu une note pour un devoir manqué comme quoi il avait été IMPOSSIBLE D’AIDER MON ENFANT car un devoir était NON-FAIT. Je suis au bord de me faire des ennemis dans le milieu scolaire. Bref… je suis contre les devoirs de la nouvelle matière à la maison et les quantités à ne plus finir. Je ne suis pas enseignante et mon époque scolaire remonte à 35 ans !!!

  12. Blan08 Dit

    Cet article va trop loin en blâmant les enseignantes d’être incompétentes et malveillantes: c’est un emploi très difficile avec beaucoup de contraintes et je suis convaincue qu’aucune enseignante à pour objectif de nuire à ses élèves.
    Par contre, je suis d’accord qu’il y aurait moyen d’éviter les devoirs au primaire et de réduire ceux de secondaire pour plusieurs raisons.
    Premièrement, les enfants sont épuisés en revenant de l’école, c’est difficile de reste attentif, concentré et assis en silence durant toute une journée, avec environ 10 minutes le matin et l’après-midi d’activité physique, parfois aucune période d’activité lorsque la température ne le permet pas. Ensuite, ils reviennent à la maison et doivent se rasseoir et faire plus de travail.
    Je ne suis pas maman, mais j’étudie en enseignement primaire, je suis suppléante à l’occasion et je fais du tutorat ainsi que de l’aide aux devoirs. J’aide une petite fille de 2e année du primaire deux soirs par semaine à faire ses devoirs, et ça me brise le coeur lorsqu’elle me demande d’aller jouer dehors ou avec ses amies et je dois lui dire non, puisqu’il nous reste des travaux à faire. Quand je pars, il est souvent trop tard pour qu’elle invite une amie, donc oui, elle écoute la télévision.
    Dire que les enfants vont jouer à des jeux vidéos et écouter la télé si on ne les force pas à faire des devoirs, c’est selon moi une preuve qu’on ne leur a pas appris à jouer dehors ou à se faire des amis. Lorsqu’on était petits, on avait le droit d’aller jouer au parc, ces enfants devraient avoir le droit aussi (on ne peut pas les en empêcher toute leur vie pour leur sécurité, et ensuite leur reprocher de jouer à des jeux vidéos). Si vous avez peur pour la sécurité de vos enfants, accompagnez les dehors.
    Bref, je suis d’avis qu’on peut remplacer les devoirs obligatoires par du temps de qualité en famille ou entre amis et de l’activité physique et je crois que cette décision doit être pris en fonction de l’enfant et non du parent.

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