Le retour “graduel, prudent et volontaire” au primaire

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Les commissions scolaires du Québec ont fait parvenir des lettres aux parents d’élèves, le 27 avril 2020, après l’annonce du premier ministre François Legault, plus tôt ce même jour.

En gros, il y a un retour à l’école pour le primaire. Complètement différent du secondaire et de la formation professionnelle et de l’éducation aux adultes où, là, ça va à septembre 2020.

Pour les plus jeunes élèves du primaire, il faudra donc suivre une quantité étourdissante de nouvelles règles.

Pour s’y retrouver, passons ces règles en revue.

Conditions essentielles à la mise en œuvre du plan de retour en classe

  1. Accès optimal aux tests de dépistage de la COVID-19 pour (c’était écrit “par” mais ça ne faisait aucun sens alors je l’ai remplacé par “pour”) les personnes présentant des symptômes.
  2. Exposition limitée des personnes vulnérables au virus.
  3. Nombre de nouveaux cas stable ou à la baisse.
  4. Maintien d’un R0 (indicateur de propagation du virus) inférieur ou égal à 1.

Ça ressemble à des voeux pieux.

Puisque le COVID-19 est largement asymptomatique au moment où il a un potentiel viral, ça semble être bien inutile de tester lorsqu’il y a des symptômes et que typiquement, à cette étape, il n’y a plus de virulence.

Autrement dit, les enfants ont le temps d’être tous infectés avant qu’un seul symptôme soit observé.

Les “personnes vulnérables” sont très mal définies. On pourrait parler de personne vulnérable si celle-ci n’a pas accès à des lieux abondamment oxygénés et psychologiquement accueillants mais on comprend que c’est un flou voulu pour imposer d’éventuelles mesures de contrôle, aussi bien à l’encontre des enfants que des parents.

Lorsqu’il est question de nouveaux cas stables, c’est encore du grand n’importe quoi. Qu’est-ce qui se passe si 1 seul élève est touché mais qu’il en meurt. L’école reste-t-elle ouverte? Les élèves “en santé” sont-ils transférés dans une autre école (le temps de comprendre si l’infection serait venue du lieu d’enseignement, lui-même)?

Autrement dit, ça engendre davantage de questions que ça en répond.

Mais bon, les écoles primaires vont “ouvrir”.

Continuez à lire, vous allez voir, les pauvres enfants vont se sentir comme des prisonniers entre 4 murs, avec des règles qui tiennent du totalitarisme. Pour vrai.

Mesures mises en application dans les établissements scolaires

  1. Retour non obligatoire des élèves dans les établissements scolaires.
  2. Respect de la règle de distanciation sociale de 2 mètres.
  3. Maximum de 15 élèves par local.
  4. Horaires ajustés pour minimiser les déplacements et regroupements en même temps (ex. : accès à la cour de récréation à tour de rôle).
  5. Entretien régulier pour assurer la salubrité des locaux.
  6. Sensibilisation en matière d’hygiène des mains et d’étiquette respiratoire.
  7. Lavage des mains fréquent et obligatoire pour tous.
  8. Transport scolaire réorganisé de sorte qu’un banc sur deux soit libre et que la limite d’un enfant par banc soit respectée.
  9. Mise en place d’une zone de protection pour le conducteur.
  10. Trousse d’urgence prête pour utilisation en cas de besoin (gants, masque de procédure, blouse, solution désinfectante).
  11. Interdiction à toute personne (élève ou personnel de l’école) présentant des symptômes de la COVID-19 de fréquenter l’école, et ce, pour une période de 14 jours.
  12. Présence à l’école non recommandée à toute personne (élève ou personnel de l’école) présentant une vulnérabilité sur le plan de la santé (maladie chronique, déficit immunitaire grave, grossesse ou allaitement, âgé de 60 ans ou plus) avant septembre 2020.
  13. Lieux communs non essentiels fermés dans les écoles et accès aux établissements scolaires réservé au personnel et aux élèves seulement.

Bon, on analyse ça, à vue de nez.

C’est non obligatoire alors chacun y va comme il le sent.

N’en déplaise aux défenseurs de la distanciation sociale, dans un contexte d’école primaire, c’est du délire. Les enfants ont un système immunitaire qui se développe sans arrêt au contact des autres. Cesser ces contacts affaiblira inévitablement leur système immunitaire. Ça part peut-être d’une bonne intention mais c’est mauvais pour le développement immunitaire normal des enfants.

Le maximum de 15 élèves par local est insuffisant en regard de l’organisation des classes et trop si on veut observer la règle (absurde) de distanciation sociale de 2 mètres entre chaque élève.

Minimiser les regroupements lors des récréations, c’est essentiellement d’imposer les règles de la prison à des enfants qui veulent être… des enfants. Génial pour les obsédés du contrôle mais épouvantable pour les enfants, à commencer par leur psychée.

Jusque là, vraiment pas impressionné par ce retour en classe mais bon, on continue l’analyse des règles.

Salubrité , sensibilisation et lavage des mains devrait déjà faire partie des responsabilités individuelles et collectives alors si ce n’est pas obsessifs, c’est bien.

Pour le transport scolaire avec un banc de “distanciation” et une vitre pour le chauffeur, c’est de la bêtise. Surtout qu’un nombre impossible à calculer de Québécois sont vraisemblablement déjà immunisés contre le COVID-19 qui circule, encore une fois, vraisemblablement, depuis la fin de novembre 2019 en Chine et probablement depuis février 2020, au Québec. Ces règles vont beaucoup trop loin et dépassent de manière déraisonnable le simple principe de précaution.

La trousse d’urgence dans l’autobus est une trousse COVID-19 et c’est encore un signe d’obsession, pas de saine volonté d’un retour à la normale.

Certains diront que la normale est une chose du passé mais cette idée fataliste est loin de faire consensus.

On continue.

Interdiction de fréquenter l’école pour 14 jours s’il y a des symptômes. Pourquoi pas mais voilà, la population québécoise est en confinement depuis le 13 mars 2020 (environ) alors le 11 mai 2020, ça fera à peu près 2 mois (quelques 60 jours) qu’ils sont… en quarantaine. Alors les 14 jours, ils sont pas mal faits pour tout le monde, petits et grands.

Mais bon, c’est une règle de plus pour les cas qui se déclarent, au moment de ce court épisode scolaire.

Essentiellement, toute personne affublée d’une condition, chronique ou autrement “exceptionnelle” devra prendre note (et acte) du fait que sa présence à l’école est “non recommandée”. Rien sur le scénario ou quelqu’un dans la maison a un diagnostique positif ou alors, dans le quartier.

Les lieux communs non essentiels fermés, c’est exagéré. Mais toutes ces règles tiennent d’une vision catastrophiste de la condition humaine.

Alors voilà à quoi ressemblent les règles en regard du retour à l’école des enfants du primaire, au Québec.

À vous de voir si ce genre de régime vous convient, pour votre enfant.

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