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C’est le temps d’acheter vos fournitures scolaires!

Avec le coût de la vie qui augmente continuellement, l’achat de fournitures scolaires —à quelques semaines de la rentrée 2009— peut sembler particulièrement dispendieux, cette année.

Et pourtant, il faut absolument que nos enfants disposent de tout ce que le professeur exige pour qu’ils puissent, comme les autres enfants, commencer l’année scolaire du bon pied.

Les chanceux auront déjà reçu la lettre de l’école qui explicite tout ce qui est nécessaire, en matière de fourniture achetable par les parents mais les autres devront tenter de fouiller dans le site web de leur école pour trouver cette information, parfois de manière partielle.

Il faut acheter les fournitures scolaires le plus tôt possible car…

  • les plus gros rabais ont lieu dans la première moitié du mois d’août (sauf exception); et
  • certains articles pourraient venir à manquer à quelques jours de la rentrée.

Prévoyez entre 50 et 100$ pour les fournitures usuelles comme les crayons, les cartables et la colle puis, préparez une somme entre 50 et 150$ pour des manuels scolaires et des notes photocopiées par les professeurs. Dans les deux cas, les dépenses peuvent être un peu moindre ou beaucoup plus grandes, selon les préférences du professeur ainsi que les vôtres.

En ce qui concerne les fournitures scolaires, essayez de faire votre magasinage avec votre enfant afin qu’il ait l’occasion de choisir certains modèles d’étui à crayon ou de cartable qui lui plaisent vraiment. Ça facilitera le retour en classe et disons-le, ça peut être assez amusant.

Si vous avez de la difficulté à payer pour ces fournitures et livres, contactez votre école et discutez-en avec eux. Il existe généralement des programmes pour venir en aide aux parents qui n’arrivent plus, financièrement.

Évidemment, à peu près tout le monde a des dettes et déjà que le ministère de l’Éducation canalise quelques 7,750$ par élève, par année, à votre école (publique), ça devrait être suffisant pour tout « couvrir » mais bon, la multiplication sans fin de l’appareil bureaucratique coûte une fortune aux contribuables et les syndiqués montent aux barricades dès que des élus « menacent » de faire subir une « cure minceur » à ce système boulimique, au plan administratif.

Alors, on se retrouve avec des écoles qui reçoivent de très grosses sommes pour voir à l’éducation de nos enfants mais qui sont si mal gérées qu’ils sont incapables de payer les quelques centaines de dollars nécessaires pour les fournitures usuelles.

Enfin bref, le mois d’août en est un de préparation à la nouvelle session scolaire d’automne mais pour les écoles, ça devrait être un temps où il réfléchissent à la lourdeur administrative qu’il traînent et les moyens via lesquels ils pourraient faire les choses autrement et ainsi, mieux utiliser l’argent qui leur est imparti.

Pour l’heure, en tant que parent, pensez à profiter des derniers jours des vacances d’été pour aller jouer avec vos enfants parce que bientôt, ce sera à l’école qu’ils iront passer leurs journées…

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L’art d’enseigner et l’importance de cultiver l’excellence

Enseigner, c’est un art.

Or, tout le monde n’a pas le même degré de fibre artistique.

La vision de l’éducation telle une chaîne de montage est un échec, sur toute la ligne (sans jeu de mots).

Ce qui fonctionne…

  • des classes plus petites;
  • pas de devoirs à faire à la maison, que des lectures légères et facultatives;
  • deux périodes de devoirs supervisés et dynamiques à l’école…
    • en fin d’avant-midi et après les cours, à raison de 30 minutes par séance;
    • dans le plein respect des compétences de chaque élève et où l’on prend pour acquis que chacun d’entre eux suit une sorte de programme particulier, selon ses préférences;
  • le respect des différences fondamentales entre les filles et les garçons où les uns préfèrent certaines activités et les autres, tout autre chose;
  • la culture de l’intellect;
  • la valorisation de la réalisation de soi;
  • la soif d’acquérir de nouvelles connaissances passionnantes, en lien avec le milieu local et naturel de l’enfant;
  • le développement de l’esprit critique de tous les enfants afin qu’ils deviennent des citoyens responsables;
  • un environnement scolaire exemplaire et exceptionnel, dans chaque école, sans exception et ce, entretenu par des professeurs à qui de véritables ressources et pouvoirs sont impartis;
  • l’expulsion de tous les « lo-logues » des écoles et la fin de l’administration de drogues à nos enfants (le corps de chaque enfant doit être traité comme s’il s’agissait d’un temple sacré, rien de moins) — couplé à un service alimentaire bio, équilibré et véritablement sain où les élèves sont invités à contribuer et faire valoir leur génie alimentaire;
  • le congédiement de tout individu travaillant dans le milieu scolaire mais n’aimant visiblement pas les enfants, de manière explicite ou implicite.

Enfin bref, l’obsession maladive du ministère de l’Éducation pour la préservation à tout prix de sa bureaucratie malsaine et ses règles centrées sur tout sauf l’enfant détruisent, un peu plus chaque jour, notre société.

Près de 50% de nos jeunes garçons ne terminent jamais leur secondaire. Ça oscille autour de 25-30% pour nos jeunes filles, selon les années. C’est une catastrophe.

Et pourtant, le ministère continue de canaliser une large part de son énorme budget pour faire vivre des « structures » qui ont tout à voir avec ce qui vampirise le réseau et enlève les ressources essentielles qui auraient dû être utilisées pour des services directs aux enfants.

La ministre Michelle Courchesne se moque apparemment des parents, des enfants et de leurs enseignants lorsqu’elle parle d’un plan pour réduire le décrochage scolaire de 11%… d’ici 2020!

Ça en dit long sur sa totale incompétence à stopper la saignée qui a cours en ce moment.

Les parents doivent unir leurs forces vives avec celles des professeurs et ceux qui donnent des services directs aux enfants. Le ministère de l’Éducation a perdu le Nord et ils sont à la dérive, de réforme en réforme et d’échec en échec.

Un enfant, c’est le bijou le plus précieux d’une société qui aspire à se perpétuer et à croître.

Les mandarins du pouvoir, dans leur haute tour à Québec, n’y comprennent absolument rien et dilapident notre argent dans une suite sans fin de sottises qui n’aident pas les enfants, aujourd’hui, à libérer tout le potentiel qu’ils ont, en eux.

Chaque enfant est différent.

Les écoles-usines ne fonctionneront jamais.

Aussi bien établir ça clairement dès maintenant parce que Michelle Courchesne, elle, semble totalement incapable de se faire à l’idée que la richesse d’une société tient à sa diversité et à la valorisation sans réserve de cette diversité.

Et une société qui se respecte ne drogue pas ses enfants, grâce à la complicité d’une ribambelle de « lo-logues » qui font de l’argent en bourrant les enfants de pilules qu’ils ne prendraient jamais, eux-mêmes. Un enfant est différent? Qu’on s’adapte! Le droguer n’est PAS une option. Ni maintenant, ni jamais. Il y a plein d’autres moyens pour favoriser l’équilibre d’un enfant, notamment via une alimentation irréprochable, beaucoup d’activité physique (genre, beaucoup, beaucoup, beaucoup… et sans réserve, comme lorsque les enfants courraient dans les prés, à l’époque où l’on vivait en campagne) et aussi, des torrents d’amour, d’appréciation, d’écoute et de temps de qualité passé à réinventer le monde, avec les autres membres de la famille.

Les enfants ont les yeux remplis de magie.

Le ministère de l’Éducation, avec votre argent, sert une bouette éducative généralement abjecte à nos petits amours. Même si les professeurs font l’impossible pour rendre ce contenu attrayant, c’est à des années lumières de ce que ça devrait être… et tout le monde le sait mais personne ne parle.

Le gouvernement, c’est la « business » du contrôle, de l’uniformisation et la réglementation.

Et c’est à ces zigotos qu’on confie l’avenir académique de nos enfants? Quelle énorme erreur! La relation parent-enfant-enseignant fait des pas de géants pour le développement d’un enfant comparé à la médiocrité perpétuelle des méga-structures.

En fait, c’est pour toutes les mauvaises raisons qu’on tolère la misérable culture scolaire gouvernementale et les parents qui ont le temps de vraiment voir à l’éducation de leurs enfants finissent invariablement par se serrer la ceinture et les envoyer au privé où existe, plus que partout ailleurs, une relation très étroite entre les parents, les enfants et les enseignants.

Il y a bien sûr des oasis d’excellence à même le système public, essentiellement entretenus par des professeurs au talent hors du commun et l’inverse est vrai aussi, à savoir que dans le privé, on retrouve des poches d’incompétence dont il faut éloigner nos enfants mais règle générale, quand les parents ont le contrôle d’un chéquier, l’école a tendance à concentrer toutes ses ressources sur les enfants au lieu de multiplier à l’infini ses structures bureaucratiques.

Mais qu’importe qu’on préfère ou non le privé, il faut réparer l’école, dans son ensemble.

Et ça doit se faire maintenant… pas en 2020!

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La véritable histoire du Québec et du Canada

En 4e secondaire, partout au Québec, le cours « Histoire 412 » amène les adolescents à mieux comprendre l’histoire du Québec et du Canada.

Il s’agit d’un cours essentiel pour ces élèves de la formation générale (ou professionnelle) qui sont à l’âge où ils cherchent, entres autres choses, à solidifier leurs repaires identitaires.

Le cours se présente en 7 modules, que voici…

  • Module 1 — L’empire français d’Amérique
  • Module 2 — La société canadienne sous le Régime français
  • Module 3 — La Conquête et les débuts du Régime britannique
  • Module 4 — Les débuts du parlementarisme
  • Module 5 — Le Québec et la Confédération
  • Module 6 — Le développement industriel
  • Module 7 — Le Québec contemporain (1939 à nos jours)

La fidélité historique du contenu semble acceptable mais en général, l’accent est mis sur les points tournants de l’histoire au détriment du contexte socio-économique qui prévalait, au cours de notre courte histoire en terre d’Amérique.

Pour faire une comparaison, c’est comme si les élèves de 2109 (dans 100 ans) ne retenaient de la décennie 2000-2010 que des « points tournants » comme les attentats contre les tours jumelles de New York, en 2001, la deuxième guerre d’Afghanistan dès la fin de 2001 et la deuxième guerre du Golfe, visant l’occupation de l’Irak par les Américains, dès le début de 2003.

Le professeur d’histoire de 2109 aurait une foule de choses à dire sur ces évènements tragiques mais comme nous vivons, nous, à cette époque, nous pouvons témoigner, sans se tromper, que cette décennie comporte de nombreux autres évènements dignes de mention mais pour tracer le parallèle avec le cours d’histoire 412, ça devrait être couvert dans une ou deux séances de cours et peut-être une lecture d’une heure, à la maison.

Sûrement qu’en 2109, pour rester sur cet exemple, les élèves n’auraient aucune idée qu’une majorité d’Américains (et de Canadiens) étaient persuadés, hors de tout doute, que les attentats du 9/11 avaient été orchestrées « de l’intérieur » et qu’il s’agissait d’un « coup monté » pour forcer les Américains à troquer leur liberté en échange de plus de sécurité afin de resserrer le contrôle sur les gens qui n’avaient absolument rien à voir avec le terrorisme d’Al Qaida, créé de toutes pièces par la CIA — comme une grosse pièce de théâtre. En 2109, ils se feraient dire que c’étaient des musulmans jaloux de la liberté des Américains qui auraient piloté des avions dans des tours… alors qu’il n’en est rien!

Et pour la guerre en Afghanistan, les élèves de 2109 n’apprendraient jamais que les États-Unis voulaient y superviser la construction (et le fonctionnement sécuritaire) d’un pipeline entre le Turkménistan (pays producteur de pétrole) et le Pakistan (allié américain capable d’exporter ce pétrole), dans le Sud de l’Afghanistan et que ça n’avait rien à voir avec les attentats du 9/11 où il fallait (supposément) aller déloger Oussama Ben Laden, au fond d’une quelconque grotte ou caverne.

Ces élèves du futur n’auraient pas non-plus la chance d’apprendre qu’une grande partie des missions sombres de la CIA étaient financées par le très lucratif marché de l’opium, cultivé par de riches propriétaire terriens afghans (les seigneurs de guerre tribaux) et revendu, sous la supervision étroite de la CIA, sur le marché européen où, sous le contrôle militaire américain, les importations d’opium avaient explosé par un facteur de 10! Tout ça au moment où les réseaux de nouvelles, aux États-Unis, prétendaient que l’Armée américaine s’affairait à bruler les champs d’opium alors que c’était exactement le contraire qui se produisait, dans les faits.

Et pour l’Irak, nos élèves de 2109, n’entendront jamais parler des millions de civils irakiens assassinés par l’Armée américaine qui a d’abord été accueillie à bras ouvert mais qui, lorsque leur véritable agenda d’occupation (illégale) a été révélé, a dû faire face à une féroce résistance d’au moins 4 ans avant de « prendre le contrôle effectif » du pays… et encore! Ces élèves n’entendront pas non-plus parler des plus de 350 millions de tonnes d’uranium défraîchi utilisé dans les munitions de l’Armée américaine qui a causé des problèmes de santé inédits (et épouvantables) aussi bien chez les militaires que les Irakiens.

Enfin bref, vous voyez un peu le topo.

À notre époque, nous avons la chance de voir la réalité telle qu’elle est —mais— l’histoire étant écrite par les « gagnants », les élèves du futur n’auront inévitablement qu’une partie de ce qui se déroule, à notre époque. C’est un peu comme ça qu’on enseigne l’histoire, dans nos écoles.

L’histoire prend tout son sens lorsqu’on comprend pourquoi elle est importante, notamment parce que le passé, dans de nombreuses situations, est garant de notre avenir. Aussi parce que notre culture nous est propre et qu’elle se compose d’une infinité de référents qui nous renseignent sur nos origines et justement, la connaissance davantage approfondie de notre histoire nous aide à nous situer, dans le monde — à asseoir plus solidement notre identité propre, en quelque sorte.

Alors c’est là que nous en sommes, avec l’enseignement de l’histoire, au secondaire.

L’enseignement de l’histoire, en 4e secondaire, est précédé du cours de géographie du Québec et du Canada, en 3e secondaire alors les élèves peuvent davantage se situer géographiquement lorsqu’ils suivent les péripéties des explorateurs, l’année suivante.

Donc, il y a une certaine continuité entre les années mais ça semble manquer de « profondeur ».

Un site web comme celui-ci, qui retrace avec des articles poignants les grands moments de notre histoire, allant de la fédération à la Révolution tranquille. En fouillant dans le site, les élèves qui s’intéressent à l’histoire pourront savourer les grands récits de notre passé sans l’asseptisation navrante qui s’opère au ministère de l’Éducation du Québec.

En fait, les cours d’histoire les plus intéressants sont donnés par les professeurs qui sont de véritables passionnés et qui n’ont pas à s’en tenir strictement au programme imposé, par les mandarins de l’Éducation, dans leur tour d’ivoire (le complexe G), au centre-ville de Québec.

Les élèves boivent les paroles de ces professeurs d’histoire beaucoup plus compétents (et connaissants) que la moyenne et se réjouissent de pouvoir revisiter notre passé via des exposés passionnés, intenses et meublés de mille détails qui, sans hésiter, font toute la différence entre un cours d’histoire absolument mémorable et un autre, conforme au « programme », qui serait quelconque.

Mais pourquoi s’en faire avec le cours d’histoire de 4e secondaire et la façon dont il est donné?

Parce que ceux qui nous précédé méritent que l’on raconte fidèlement ce qui leur est arrivé. En racontant l’histoire du point de vue des humains et non simplement des dates, on humanise l’histoire. C’est peut-être ça que le ministère de l’Éducation n’a toujours pas compris… ou ne veut pas comprendre.

Pourquoi-donc le ministère ne voudrait-il pas humaniser son cours d’histoire 412?

Parce que, généralement parlant, en humanisant un cours, on ajoute de nombreuses dimensions à chaque thème alors qu’en s’accrochant d’abord aux dates, on peut déshumaniser l’histoire à souhait et plaire, du coup, à toutes les « minorités » qui n’ont pas intérêt à trop insister sur leur rôle clé en faveur du maintien d’un autre groupe dans la misère la plus abjecte, comme l’on fait les riches anglais aux dépens des quasi-esclaves français, après la conquête (et jusqu’à récemment).

Autrement dit, les sensibilités politiques se retrouvent également dans nos cours d’histoire et à force de déshumaniser les balises autour desquelles les thèmes sont explorés, on ne choquera personne mais éventuellement, ce type d’approche génère plus de questionnements qu’il n’apporte de réponses.

Tout ça parce que l’histoire n’a pas été écrit par des dates mais bien par des humains. Des hommes et des femmes qui se sont battus pour de nombreuses causes et qui ne se limitaient pas à une seule dimension, comme ce que l’on retrouve trop souvent, dans les manuels d’histoire « du programme ».

Les professeurs d’histoire compétents doivent continuer de combattre l’asseptisation et la correctitude politique extrême qui empoisonne notre cours d’histoire de 4e secondaire.

On s’entend sur le bienfait de ce cours qui, généralement, aide l’élève à se situer dans le temps en lui procurant un aperçu bien ordonné des « points tournants » mais que l’histoire revive, il faut entrer dans ce qu’il y avait de plus humain, derrière tous ces « faits historiques ».

Les parents et les élèves aussi doivent exiger que l’histoire enseignée soit celle qui a eu cours, pas celle qui fait l’affaire d’une quirielle de groupes d’intérêts qui, au fil du temps, contribuent à réécrire l’histoire à leur avantage, si l’on ne les surveille pas de près.

Ainsi, le cours de géographie de 3e secondaire et d’histoire de 4e secondaire conservent toute leur pertinence mais en humanisant davantage ce qui s’y dit, on touchera d’avantage les élèves et ces derniers auront presqu’assurément la piqure pour ces matières qui, bien entendu, regorgent d’ouvrages tous plus intéressants les uns que les autres.

Bravo à tous les professeurs d’histoire qui ont compris l’importance de leur rôle et qui refusent la médiocrité syndicale pour livrer une performance 5 étoiles à leurs élèves. Ces derniers sont des héros qui ont l’immense mérite de former comme il se doit de jeunes esprits appelés à changer et à améliorer le monde, notre monde.

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Conditions pour l’obtention du diplôme d’études secondaires

Alors que débute cette nouvelle session d’automne 2008, il importe de rappeler les conditions pour qu’un élève obtienne son diplôme d’études secondaires.

Les informations qui suivent proviennent du document intitulé « La formation générale des jeunes – Instruction 2008-2009« , publié par le ministère de l’Éducation, au point 2.3.4 (en page 15).

Les dispositions réglementaires qui rehaussent des conditions pour l’obtention du diplôme d’études secondaires sont entrées en vigueur le 1er mai 2007.

À partir de cette date, et jusqu’au 30 avril 2010, le diplôme d’études secondaires ne pourra être délivré qu’aux élèves ayant obtenu 54 unités de la 4e et 5e secondaire, dont au moins 20 unités de la 5e secondaire et, parmi ces unités, les unités suivantes:

  • 6 unités de langue d’enseignement de la Se secondaire;
  • 4 unités de langue seconde de la Se secondaire;
  • 6 unités de mathématique de la 4e secondaire;
  • 6 unités de sciences physiques de la 4e secondaire; et
  • 4 unités d’histoire du Québec et du Canada de la 4e secondaire.

Les élèves qui sont déclarés en 5e secondaire à la formation générale des jeunes pour l’année scolaire 2008-2009 et qui n’obtiendront pas leur diplôme en juin 2009 seront soumis aux règles de sanction en vigueur le 1er mai 2007 (14) et ce, jusqu’en juin 2010.

Il importe de préciser que pour les élèves ayant des besoins particuliers, il est possible de prévoir des mesures d’adaptation des conditions de passation des épreuves ministérielles, selon les conditions précisées dans les Info/Sanction, numéros 451 et 480.

Autrement dit, il faut travailler fort pour obtenir son diplôme d’études secondaires et le meilleur moyen d’y arriver, c’est de ne pas prendre de retard dans les travaux, en cours de session.

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Les enfants de la réforme seront-ils prêts pour le CEGEP?

Nous n’avons pas fini d’entendre parler de la réforme de l’éducation parce que les CEGEPs s’inquiètent du niveau scolaire de la première génération qui en est issue -et- qui doit arriver dans deux (2) ans.

Il semble que le réseau collégial québécois n’arrive pas à avoir une idée précise des connaissances et des compétences que ces étudiants auront acquises au moment de leur arrivée au CEGEP.

Le ministère de l’Éducation n’a pas encore tenté de rassurer les CEGEPs à ce sujet.

Alors que les étudiants qui ont grandi avec la réforme entreprennent leur nouveau cours de maths de 4e secondaire, qui détermine souvent l’éventail des programmes qui leurs seront accessibles une fois arrivés au CEGEP, les directions des collèges restent dans l’ombre concernant le profil des étudiants formés dans le cadre du Renouveau pédagogique.

Au moment d’écrire ces lignes, les CEGEPs ne savent même pas s’ils devront ajuster leurs systèmes pour accomoder le réel niveau de connaissances de ces élèves! Il y a de quoi s’inquiéter…

La préoccupation des États généraux de l’éducation (tenus en 1995) qui ont pavé la voie à cette importante réforme pédagogique était précisément de rehausser le niveau scolaire des élèves — avant même l’arrivée des étudiants de cette réforme, on constate déjà une inquiétante croissance du nombre d’élèves nécessitant un soutien particulier dès leur arrivée, au CEGEP.

Avec la montée en force de l’internet, la qualité des bibliothèques et la richesse des expériences d’apprentissages offertes aux élèves du Québec, il faudrait cependant demeurer optimiste car notre génération montante, même si elle connaît son lot de défis, a prouvé sa soif d’apprendre.

Ce qui apparaît -réellement- préoccupant, à ce point-ci, c’est de constater qu’au ministère de l’Éducation, il ne semble pas y avoir de suivi serré du niveau de compétences acquises par les enfant de la réforme VS ceux qui les ont précédé.

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La réussite des mathématiques 514

En cinquième secondaire, l’élève doit réussir ses mathématiques 514 pour obtenir son diplôme d’études secondaires, essentiel pour accéder à un programme de DEC.

Entre 2006 et 2007, la proportion des étudiants québécois de 5e secondaire qui ont résussi le cours de mathématiques 514 a chuté abruptement, de 81,6% à 69,2%.

Qui plus est et malgré le fait que ce soit un cours de base pour obtenir le diplôme d’études secondaires, les élèves ont obtenu une moyenne passablement timide de 64,4%. Les élèves de 4e secondaire n’ont pas fait beaucoup mieux avec une moyenne de 69,6%.

La situation est préoccupante et on peut se demander si l’enseignement des mathématiques au secondaire n’aurait pas besoin d’être revue afin de rendre la matière plus digeste car, à l’évidence, la méthode actuelle ne fonctionne pas bien.

Des résultats aussi bas en mathématiques devraient sonner l’alarme au ministère de l’Éducation mais y a-t-il seulement quelqu’un avec assez de jugement, là-bas, pour apporter les correctifs nécessaires?

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Dire non aux devoirs à la maison

Les enfants de 7 à 15 ans se font voler leurs moments de liberté par une charge inutile de devoirs et de leçons.

Le portrait actuel est inquiétant…

Surchargés, comme des mulets, les jeunes élèves québécois trimbalent une collection de livres qui, par leur format, prédispose à des problèmes de santé majeurs. Ce serait si simple de diviser les gros livres en une vingtaine de plus petits livres faciles à utiliser individuellement mais bon, ça semble trop compliqué pour les éditeurs et les enseignants qui continuent de commander les « gros formats », trop lourds pour des enfants.

Une fois arrivés à la maison, après une longue journée à l’école, ces élèves « porteurs de livres » ne peuvent pas exercer leur bon jugement pour faire usage de leurs temps libres puisque les enseignants, avec la complicité des directions scolaires, les condamnent à s’asseoir pour étudier.

Pourtant, ce serait bien plus intéressant pour un jeune élève de meubler lui-même son temps de liberté, après l’école. Il y a quelque chose de pervers avec l’idée même de donner des devoirs parce que ça suppose que les enfants sont incapables de bien utiliser le temps libre qui leur incombe, de plein droit. Dans les faits, seuls une minorité d’enfants ayant des troubles documentés ne sauront pas comment faire un bon usage de leurs temps libres.

La majorité des jeunes élèves, laissés à eux-mêmes après l’école, en profitent pour faire des choses qu’ils aiment et qui, somme toute, ont une importante valeur éducative.

Par exemple, lorsqu’ils ont congé de devoirs, les enfants socialisent avec les jeunes voisins en jouant dehors ensemble, tout en prenant l’air. D’autres jeunes participent à des activités avec le reste de la famille ou un parent, ce qui est également très important pour souder le noyau familial. Il y a aussi ces jeunes élèves qui se passionnent d’un domaine, comme la lecture, les arts, les métiers ou les sciences.

Ainsi, les jeunes élèves savent meubler leur temps à eux et les devoirs, créés pour forcer la révision de la matière déjà évoquée en classe, n’offrent qu’une faible valeur ajoutée puisqu’ils ont lieu dans un milieu probablement moins propice à l’enseignement que l’école, ne sont pas supervisés par un enseignant compétent, créent des tensions avec les parents et empêchent l’enfant de se coucher plus tôt.

Tous ceux qui ont déjà étudié le soir, après une longue journée d’école, savent que la matière ne « rentre » pas aussi bien que le jour et c’est parfaitement normal parce que le soir, nous sommes tous fatigués.

Les devoirs n’ont pas leur place -si- l’enseignement offert est de premier ordre, durant le jour. D’ailleurs, de nombreuses écoles d’élite ne donnent aucun devoir sauf dans le cas des « périodes de révision » (supervisées par les enseignants) pendant 45 minutes, après les cours.

Vu sous cet angle, on pourrait dire que les écoles publiques québécoises, où se multiplient les devoirs à faire à la maison, sont un reflet de l’incompétence grossière des enseignants qui sont incapables de transmettre leur matière pendant les périodes qui leur sont allouées.

Il est inconcevable que nos enfants aient à traîner des devoirs à la maison alors que les travailleurs, eux, peuvent quitter le bureau la tête tranquille. Il y a là une profonde injustice et les enfants eux-mêmes ne doivent pas être les seuls à la dénoncer, les parents aussi doivent contraindre leur école à mettre fin aux devoirs pour imiter les écoles d’élite et bonifier la qualité des cours, dans les périodes allouées.

À la limite, des leçons d’appoint peuvent être suggérées mais jamais exigées. L’attitude devrait être pour l’élève d’y trouver une question à poser à l’enseignant qui permettrait de mieux comprendre la matière plutôt que de forcer l’élève à tout apprendre par cÅ“ur.

D’ailleurs, il faut se faire à l’idée qu’à la fin d’une journée, tout humain normalement constitué oublie environ 80% de tout ce qu’il a appris. C’est comme ça. L’humain est ainsi fait alors les enseignants qui se crêpent le chignon à savoir qui donnera le plus de devoirs (pour avoir les élèves les mieux instruits) se plantent, totalement, parce que les connaissances acquises « de soir » sont encore moins susceptibles d’être retenues que celles de jour — il y a là un constat particulièrement cinglant contre la logique même des devoirs.

Il y a d’autres façons de responsabiliser un élève. Les devoirs ne sont pas la panacée que certains tentent de nous « vendre », à grand coups de discours vides qui ne prennent pas l’intérêt réel de l’enfant comme enjeu central mais bien leur propre incompétence qu’il faut cacher en pouvant, le moment venu, blâmer les difficultés scolaires d’un élève sur le fait qu’il n’a pas assez étudié, même si la quantité d’heures d’études n’a rien à y voir (c’est le vieux débat « quantité VS qualité »). Lorsqu’un élève a des difficultés, le premier coupable, c’est l’enseignant qui n’a pas su communiquer sa matière de façon engageante avec cet élève et disons-le, ce professionnel est payé pour -réussir- cette tâche.

Notre train de vie moderne va trop vite, il n’y a plus de place pour les devoirs et ceux qui en paient le plus fort prix, ce sont nos enfants. Il faut les laisser flâner, au sens propre et au plan intellectuel pour leur donner le temps de faire fleurir leur imagination et aussi pour qu’ils aient le temps de se connaître, eux-mêmes.

Les élèves doivent être considérés comme les clients du système d’éducation québécois et à ce titre, ils méritent tous le meilleur niveau d’enseignement qui soit. C’est d’ailleurs une tragédie que les écoles d’élite du Québec, habituellement privées ou ultra-privées, soient celles qui ont les programmes d’enseignement les plus efficaces et ce, sans les devoirs!

En ce moment, dans le système d’éducation publique du Québec, il y a des armées de fonctionnaires bien intentionnés mais plus ou moins intéressés à voir chaque élève réussir selon son parcours particulier. Pour ces fonctionnaires qui n’ont apparemment aucune idée de l’importance de former l’élite de demain, qui devra concurrencer les meilleurs aux États-Unis, en France, en Chine et Inde, les élèves sont en quelque sorte leurs esclaves qui doivent dire « oui » à toutes leurs demandes, notamment en ce qui a trait aux devoirs. Mais il là, le drame parce qu’avec des enseignants « bureaucratisés » et terrés dans leurs vieilles habitudes, on enlève le goût de l’école aux enfants. Les conséquences d’un tel désintérêt dépassent largement l’individu et touche de manière directe toute la famille puis, de manière très perceptible, toute la société.

Disons-le, les enseignants et les directions des écoles qui refusent de se battre pour les enfants (et non pour leur propre petit confort) ne sont pas les seuls à blâmer (et à sortir du « système »), il y a aussi les têtes vides du ministère de l’Éducation qui se pensent capables de dicter ce que doivent apprendre tous les élèves, niant ipso-facto l’individualité de chaque élève et leur relation privilégiée les professeurs. Il y a un gros ménage à faire, en éducation. De la tête aux pieds.

Les parents doivent, pour leur part, prendre tous les moyens nécessaires pour protéger leurs enfants contre l’abrutissement inutile engendré par les devoirs. Suivez l’exemple des riches qui forment leurs enfants pour constituer l’élite de demain. Faites comme eux et éliminez les devoirs à la maison à la faveur d’un enseignement de première qualité en classe couplé, lorsqu’utile, à une période supervisée de devoirs, à l’école.

Si d’aventure certains individus croient avoir réussi dans la vie grâce aux devoirs, grand bien leur en fasse mais ils ne sauront jamais ce qu’ils auraient pu devenir si, au lieu de gribouiller des feuilles de papier jusqu’à 19h30 tous les soirs, ils avaient plutôt entrepris de découvrir ce qui leur plaisait vraiment.

Le message est clair: dites NON aux devoirs.

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Explosion du nombre d’écoles privées

Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.

La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.

Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.

Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.

Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.

Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.

Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.

Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus  revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.

Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.

Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.

Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.

En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.

Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.

Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!

C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.

Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.

La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.

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