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Acquérir des connaissances à crédit

Investir dans son éducation ou celle de ceux que l’on aime.

Voilà un concept qui fait l’unanimité, en société mais qu’en est-il lorsque l’éducation coute si cher qu’il faut recourir au crédit pour la financer?

Là, les opinions se polarisent.

D’un côté, il y a ceux qui encouragent le recours aux dettes pour étudier car au terme de celles-ci, il existe —en théorie— une opportunité plus grande de faire valoir les connaissances nouvellement acquises en échange d’une compensation financière si importante qu’elle aura tôt fait d’éliminer la balance de dette à rembourser.

C’est un point de vue qui se défend.

Après tout, de nombreux employeurs ne qualifient désormais que les humains présentant les diplômes jugés essentiels et n’accordent qu’une importance bien secondaire à l’humain.

Pour qu’un individu avance, en emploi, il lui faut payer pour obtenir des diplômes.

Et même là, ce n’est pas une garantie d’emploi (loin de là) mais déjà ça de pris dans la grande jungle de l’emploi où il semble que tous les coups soient permis.

Mais…

Il y a aussi un grand nombre de personnes qui s’insurgent devant le phénomène de l’endettement quasi-obligatoire pour obtenir un niveau d’instruction jugé suffisant dans un domaine propre à favoriser la pleine réalisation des diplômés, aussi bien au plan professionnel que dans les autres sphères de la vie.

En transformant l’éducation en offre consumériste, nous risquons d’en apprécier le prix au point où ceux qui devaient, à l’origine, en bénéficier n’en auront plus les moyens (à savoir, notre jeunesse) — ce qui nourrit l’énorme problème social de l’endettement, dès la fin de l’adolescence.

Au Québec, le programme de prêts et bourses est une catastrophe administrative perpétuelle et une insulte à l’intellect de ceux qui y font appel pour s’épanouir au plan des connaissances mais qui réalisent très vite que cette initiative les confirme dans leur pauvreté relative tant les règles d’attribution des sommes sont contraignantes et mal avisées.

Notre jeunesse fait les frais d’une société en faillite technique qui ne sait plus comment aligner ses priorités.

L’éducation à crédit, au Québec, serait-elle un signe clair que les valeurs nobles qui devraient guider notre processus éducatif ont cédé le pas au vacuum de valeurs morales des banquiers qui ont, dans une large part, troqué leur humanité pour l’équivalent technique d’un code à barres?

Ne serait-il pas temps d’exiger l’établissement du micro-crédit de type coopératif, tel qu’expliqué dans cet article?

Notre jeunesse vaut mieux que de se faire livrer aux loups de l’endettement progressif.

L’éducation a un prix, certes mais est-ce qu’il vaut encore la peine de s’éduquer si cela signifie un recours quasi-automatique à l’endettement, pour une majorité d’élèves qui aspirent à un niveau ou un autre d’études dites supérieures?

Le Québec doit se poser des questions et agir dès maintenant pour éviter qu’une situation qui va déjà mal n’aille en empirant — il n’y a rien de bien drôle à endetter nos jeunes pour qu’ils aient le privilège de fréquenter des établissements financés par nos impôts et nos taxes.

Il y a moyen de faire les choses autrement mais il va falloir commencer par se demander s’il est normal qu’au Québec, les connaissances doivent désormais être acquises à crédit.

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L’équilibre entre les devoirs et la vie de famille

L’idéal serait de n’avoir aucun devoir à faire le soir, à la maison.

Après-tout, si le professeur fait bien son travail pendant la journée, en classe, l’essentiel de la matière devrait déjà avoir été assimilé mais comme la compétence est encore bien relative, en enseignement, de trop nombreux professeurs masquent leur propre incompétence en surchargeant leurs élèves de devoirs…

  • afin de se décharger d’une partie de leur « devoir d’enseignant »;
  • pour forcer les parents à devenir des « enseignants de service », sans formation, sans salaire et sans assistance professionnelle;
  • pour se donner, en tant que professeur, une bonne excuse pour « expliquer » pourquoi les élèves performent mal — le prof n’a alors qu’à blâmer la « performance de l’élève au chapitre des devoirs », à son entière discrétion.

Si l’élève fait des travaux de soir, ça devrait être par intérêt personnel, de sa propre initiative et de manière totalement facultative. Valorisée mais facultative. Ceci dit, les périodes de cours pendant la journée doivent être suivies très attentivement, par tous les élèves… comme dans les écoles d’élite qui, rappelons-le, ont rarement des devoirs.

Les parents ont raison de se plaindre de la charge de devoirs de leurs enfants.

La famille est déjà surchargée de responsabilités et quand il faut ajouter de longues heures de devoirs, ça devient passablement dommageable pour la vie de famille — le temps-libre des enfants devrait être sacré. Nos jeunes enfants ont besoin de socialiser avec les petits voisins, courir, s’amuser et de manière générale, profiter de leur enfance.

Le soir, les enfants et leurs parents sont fatigués de leur journée. Ils devraient avoir le droit de faire autre chose, ne serait-ce que pour apprendre à gérer eux-même leur emploi du temps.

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Persévérance et réussite, du primaire au secondaire!

Outre le fait d’enseigner à l’université de Montréal, Isabelle Archambault et Roch Chouinard partagent une préoccupation commune.

Tous deux considèrent que l’écart entre le mode de fonctionnement des écoles au primaire et au secondaire est trop important pour répondre adéquatement aux besoins des jeunes adolescents et adolescentes.

Selon eux, et à la lumière de leurs plus récentes recherches sur l’engagement et la motivation scolaires, il est temps de repenser le passage du primaire au secondaire afin de créer un meilleur climat relationnel et de permettre aux jeunes de se sentir bien dans leur nouveau milieu.

Dans cette perspective, ils suggèrent de créer de plus petites communautés d’apprentissage propices au développement d’un sentiment d’appartenance et à la création de liens plus significatifs entre les jeunes adolescents et les enseignants.

La poursuite d’un objectif fort louable, soit celui de la persévérance pour mieux réussir à l’école, pousse les deux chercheurs à rivaliser d’ingéniosité pour motiver les adolescents, au secondaire.

Ceux qui aimeraient avoir plus de détails sur les travaux de ces deux chercheurs québécois peuvent consulter le 2e numéro du bulletin Objectif Persévérance et Réussite qui présente des recherches touchant le niveau secondaire, sur les thèmes de l’engagement et de la motivation des jeunes.

Les parents avisés savent déjà (sans avoir de se le faire confirmer par des chercheurs) que l’engagment et la motivation demeurent des aspects intimement liés à la persévérance et l’éventuelle réussite scolaire des adolescents alors, sur ce, bonne lecture… et surtout, bonne réussite, pour tous les élèves!

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La nécessité de parler d’éducation

Alors que les Québécois s’entendent sur le principe que nos enfants représentent notre plus grande richesse, il arrive que nos comportements individuels et sociaux n’aillent pas dans le sens du meilleur intérêt de notre progéniture.

L’éducation de nos enfants devrait être une responsabilité d’abord parentale mais notre société a choisi de se doter d’un grand réseau scolaire public accessible à tous, complété par des écoles privée réservées à l’élite économique. Nos enfants sortent-ils gagnants de cette façon d’administrer l’éducation?

Bien que tous les intervenants veuillent ce qu’il y a de mieux pour les enfants, de véritables piliers pour notre société de demain, il importe de jeter un regard alternatif sur tout ce qui gravite autour de ceux-ci.

En centrant toutes les interventions autour des enfants et de leurs véritables besoins, on se rend vite compte à quel point certains groupes tentent de faire avancer leur propre cause sur le dos des enfants, moins habiletés à faire valoir leurs droits, même les plus fondamentaux.

Ce blogue se veut un porte-voix pour le point de vue des enfants, des parents responsables mais aussi des individus qui ont à cœur à la fois la réussite mais aussi le bonheur de nos petits — ça comprend bien sûr le personnel du réseau scolaire.

Souhaitons qu’il y aura suffisamment de lecteurs qui prendront le temps d’ajouter leurs commentaires afin de faire cheminer les importants débats qui doivent, encore aujourd’hui, avoir lieu pour que nos enfants sortent grandis de leur expérience académique.

Merci de votre intérêt pour le blogue « Ã‰ducation Québec »!

Tags: jeunes, enfants, petits, écoliers, progéniture, éducation, écoles, réseau scolaire, écoles publiques, écoles privées

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