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Interview avec Michelle Courchesne

Les Francs-Tireurs ont leur façon bien à eux d’aller au fond des choses et si vous aimez les interviews qui ne font pas dans la complaisance, vous savourerez chaque instant de leur interview avec la ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne.

L’actuelle ministre libérale en charge de l’éducation de nos enfants multiplie les révélations concernant la réforme éducative, entreprise sous le règne péquiste.

Le constat est cinglant!

Même si certains aspects de la réforme peuvent avoir du mérite (lorsque pris isolément), la livraison finale que reçoit l’élève devrait inquiéter les parent québécois.

Écoutez l’interview pour tous les détails croustillants que nous livre une ministre Courchesne plus humaine et résolument moins plastique — son style plus décontracté plaît mais son message n’en demeure pas moins préoccupant.

Tags: michelle courchesne, ministre, éducation, réforme, québec, enfants, élèves, écoles, enseignement, parents

Pas de plan pour gérer le baby-boom

Le ministère de l’Éducation du Québec n’a toujours pas de plan pour gérer l’arrivée des enfants du baby-boom sur les bancs des écoles.

On constate les problèmes criants en CPE en raison de l’important baby-boom mais en ce moment, dans le système scolaire, il en va tout autrement car il y a une nette décroissance de sa clientèle depuis le début des années 2000.

André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec dit que les écoles ont connu une baisse de plus de 83k élèves depuis les 5 dernières années mais ce dernier dit avoir toutes les ressources nécessaires en ce qui concerne les infrastructures et les professeur.

Il dit aussi que le baby-boom permettra au réseau de diminuer ses pertes mais pas de les éponger car il estimait l’an dernier qu’il allait perdre encore 72,000 élèves dans les 5 prochaines années.

L’explosion de naissances, à 82,100 enfants, permet de limiter les pertes à 52k élèves.

La ministre Michelle Courchesne dit suivre la situation de près mais que c’est la responsabilité des commissions scolaires de gérer l’adaptation — espérons qu’ils feront un meilleur travail que les CPE qui sont actuellement débordés, même après l’annonce des quelques 20k places en garderie, par les Libéraux, qui s’avèrent nettement insuffisantes!

Notons qu’en 2007, il y a eu 84,200 nouveaux nés, au Québec.

Tags: baby-boom, boom de bébés, boom de 2006, nouveaux nés, bébé québécois, futurs élèves, québec, éducation, enseignement, commissions scolaires

Un environnement de rêve

Les écoles ultra-privés et privées offrent des environnements de rêve à leurs élèves.

Classes restreintes à 16 élèves, traiteurs « santé » pour les dîners, cours de mandarin obligatoire au primaire, voyages en Inde, décors centenaires à couper le souffle, installations sportives de premier ordre, débrouillardise pour éviter d’avoir à recourir au Ritalin, apprentissage trilingue (français, anglais et espagnol), karaté obligatoire et absence de devoirs, remplacés par des séances d’études d’une demi-heure après les cours sont autant d’approches éducatives gagnantes dont bénéficie l’élite académique québécoise.

Nos jeunes qui ne fréquentent pas le réseau publique profitent d’un personnel enseignant vraiment qualifié, motivé et intéressé à leur succès.

Alors qu’avant, il suffisait d’avoir de l’argent pour envoyer des enfants au privé, il faut désormais que l’enfant passe l’examen d’entrée… même pour la maternelle. L’élite académique québécoise se trouve donc de plus en plus concentrée dans ces écoles privées et ceci a pour effet de vider les écoles publiques de leurs élèves les plus forts, ceux qui inspirent tous les autres à devenir meilleurs.

La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne doit rapidement corriger le tir des écoles publiques qui perdent des plumes face à la montée en flèche du privé, au Québec.

Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, élèves, professeurs, enseignement, éducation, élite, québec

20k$ par an pour aller à l’école

Des parents québécois font d’énormes sacrifices pour assurer une éducation de premier ordre à leurs enfants car les écoles privées coûtent jusqu’à 20k$ par année.

Les parents des élèves qui fréquentent ces écoles de l’élite ne sont pas tous millionnaires. Certains choisissent de payer cette éducation à leurs enfants plutôt que de s’allouer une nouvelle voiture ou un chalet. Pour un nombre grandissant de parents québécois, le lien de confiance avec le réseau publique est brisé et l’une des solutions envisagées, c’est le recours aux écoles ultra-privées (financées à 0%, par le gouvernement) et privées (financées à 60%, par le gouvernement).

Par exemple, à l’école Selwyn House de Westmount, les frais de scolarité annuels peuvent atteindre 17,849$ mais avec les performances lamentables du réseau publique, les demandes d’admissions ne manquent pas et l’école a l’embarras du choix pour ne sélectionner que les meilleurs élèves.

Ceci dit, les parents qui font le choix du privé comprennent l’importance primordiale d’un milieu académique de premier ordre et n’hésitent pas un seul instant avant de payer leur facture d’école.

Aux Écoles Vision, un parent doit s’attendre à payer environ 7,250$ par année (selon les dépenses scolaires) mais il en obtient pour son argent: un milieu éducatif de classe mondial, la maîtrise de trois langues, le développement individuel de chaque élève et une attention de tous les instants de la part du personnel de l’école. À côté des Écoles Vision, les écoles publiques du Québec ne sont pas au niveau… et ça commence un devenir un problème de taille.

Comment se fait-il que des écoles privées soient capables de faire aussi bien avec un budget comparable à celui reçu par les écoles publiques?

Bien sûr, il y a les puissants syndicats de professeurs dans les écoles publiques qui poussent ceux-ci à travailler moins tout en revendiquant plus mais là, cette approche de « continuelle insatisfaction » les rattrape et les fait très mal paraître.

Ce dont on se rend compte, c’est que la sclérose syndicale, grande protectrice de l’incompétence et justificatrice du laisser-aller dans le corps professoral s’est fait sur le dos des élèves qui ont dû endurer les professeurs dont l’enseignement lamentable n’aurait jamais dû être toléré.

Et aujourd’hui, les écoles publiques syndiquées sont laissées tellement loin derrière les écoles privées que tout ce que les syndicats trouvent à dire, c’est « donnez-nous plus d’argent » mais la vérité, c’est qu’ils reçoivent déjà plus d’argent, dans le public!

C’est simplement que cet argent est -beaucoup- mieux utilisé dans le privé!

Si on ajoute le fait que les meilleurs élèves quittent le public pour le privé, le public va continuer de se détériorer.

Les parents veulent de bonnes écoles pour leurs enfants et ce n’est pas avec le je-me-foutisme du public par rapport à la violence à l’école (ainsi qu’à l’intimidation, plus subtile) que les choses vont s’améliorer. La tolérance zéro est nécessaire pour mettre fin aux jeu de coulisse malsains des élèves fanfarons contre les plus faibles qui, plus souvent qu’autrement, vont connaître des problèmes d’ajustement social toute leur vie à cause du manque de rigueur de la direction.

Les parents québécois vont continuer à faire des sacrifices pour augmenter les chances que leurs enfants aient un véritable avenir via un établissement d’enseignement ultra-privé ou privé mais d’ici là, il faudrait se demander pourquoi notre réseau publique peine à boucler son budget alors qu’elle reçoit plus d’argent que le privé… hummm…

Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, enseignement, éducation sacrifices, parents, élèves

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