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Les autobus scolaires et les bouchons de circulation

Sans climatisation, assis sur des banquettes en vinyle et encombrés de tous leurs sacs, les élèves québécois du primaire et du secondaire ressentent, eux aussi, l’impact des bouchons de circulation.

Et c’est encore pire lorsque le réseau routier est pris d’assaut par des dizaines de milliers de travailleurs de la construction qui bien malgré eux, contribuent à congestionner des routes qui étaient déjà utilisées à pleine-capacité (avant le début de leur chantier-routier).

C’est sans compter les parents qui font un sang d’encre en attendant leurs enfants. Il n’est pas rare qu’un autobus scolaire censé arriver à 16h finisse par arriver, en trombe (pour rattraper le temps « perdu »), vers 16h40 parce que la circulation était beaucoup trop dense.

Ce que vivent les automobilistes, confortablement assis dans de belles automobiles climatisées, les enfants aussi jeunes que 5 ans le vivent dans des « autobus jaunes » qui bruyants, inconfortables et généralement non-climatisés.

Pas surprenant qu’autant d’enfants soient épuisés après leur journée.

Qui plus est, les mêmes bouchons de circulation se produisent habituellement en sens inverse aussi, lors du trajet du matin alors il n’est pas rare que les enfants n’aient même plus de temps pour socialiser dans la cour d’école avant le début de leur premier cours et ça, c’est en admettant qu’ils arrivent à l’heure pour le début des classes!

Oui, les chantiers routiers du Québec en mènent large, en cette période névralgique du retour en classes de septembre 2009. Bien qu’il faille entretenir notre réseau routier, il aurait peut-être été plus sage de le faire de manière plus graduelle au lieu de tout faire au même moment.

Puisque la plupart des chantiers routiers doivent se poursuivre jusqu’en décembre 2009 et même après, souhaitons bon courage aux enfants qui se déplacent dans des autobus scolaires qui, malheureusement, ne peuvent pas encore voler au-dessus des épouvantables bouchons de circulation.

En passant, on dira ce qu’on voudra mais c’est là qu’on voit que les enfants qui ont la chance de recevoir leur éducation à la maison gagnent entre 1h et 2h par jours qu’ils peuvent consacrer à se reposer, à jouer ou à apprendre. C’est très significatif, comme différence. Ça fait réfléchir…

Pour les intéressés, voici quelques exemples de chantiers routiers, à Québec.

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Des papillons dans l’estomac

C’est cette semaine que les jeunes québécois, notamment ceux fréquentant le primaire et le secondaire, reprennent le chemin de l’école pour la session d’automne 2009.

Comme à chaque « retour en classes » de septembre, il y a beaucoup de nervosité dans l’air et des papillons… dans le ventre des élèves.

C’est normal d’être stressé à la rentrée des classes mais les bons professeurs auront tôt fait de dissiper la tension qui était palpable dans presque toutes les cours d’école avant que la cloche ne sonne, pour faire entrer tout le monde lors du premier jour de classes.

Et il n’y a pas que les enfants qui ont les mains moites et le cÅ“ur qui bat plus vite, les parents aussi sont nerveux et se posent plein de questions…

  • est-ce qu’il manque quelque chose à mon enfant?
  • est-ce que mon enfant retrouvera ses meilleurs amis en plus de s’en faire de nouveaux?
  • est que mon enfant aura la chance de fréquenter la classe du meilleur professeur (pour son niveau)?
  • est que le personnel scolaire va bien s’occuper de mon petit amour (vu son haut niveau de stress)?

…et tant d’autres interrogations universelles qui font partie des « préoccupations du mois de septembre ».

Profitons-en donc pour souhaiter une très belle session d’A-2009 à tous les enfants, à leurs professeurs, au personnel de soutien et aux parents qui revivent cette période de grande émotion une seconde fois, via leurs enfants.

Bravo à tous ces professeurs qui font de la rentrée un moment magique pour leurs élèves!

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Les frais devant être déboursés pour certaines fournitures scolaires

Vous venez probablement d’acheter de nombreux articles pour l’école et vous aimeriez savoir pourquoi vous devez payer pour vos crayons HB et les cahiers à lignes « Canada »?

Et bien, la Loi sur l’instruction publique assure à tous les enfants le droit à la gratuité des services éducatifs, au Québec.

Cette Loi précise que les manuels et les objets qui sont nécessaires pour atteindre les objectifs du programme doivent être fournis gratuitement mais elle prévoit cependant deux (2) exceptions, soit:

  1. les documents dans lesquels les élèves écrivent, dessinent ou découpent et qui ne sont pas réutilisables; et
  2. les crayons et autres objets de même nature qui, en vertu de la Loi, ne sont pas considérés comme du matériel didactique.

De plus, le conseil d’établissement de l’école primaire ou secondaire que fréquentent vos enfants, où siègent d’ailleurs des parents, peut exiger une contribution supplémentaire de votre part pour certains projets. Par exemple, il peut s’agir de l’organisation de services d’enseignement hors des heures de cours ou encore, l’organisation d’activités sociales, culturelles ou sportives à l’intention des élèves.

Qui plus est, le transport scolaire organisé par une commission scolaire pour l’entrée et la sortie quotidienne des classes est gratuit. Par contre, le transport des élèves le midi n’est pas gratuit et une commission scolaire peut en réclamer le coût à ceux qui choisissent de l’utiliser.

Autrement dit, vous devez payer des frais pour ce qui se vend dans une papeterie mais si c’est essentiel à l’atteinte des objectif du programme éducatif, c’est payé par l’État (donc, par vous).

Alors voilà, vous savez maintenant pourquoi les parents doivent payer pour certaines fournitures scolaires.

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En tant que parent, impliquez-vous dans votre conseil d’établissement…

Les parents sont généralement surchargés par leur horaire de travail couplé à une multitude d’autres responsabilités domestiques. Ouf!

Mais est-il quand même possible de trouver un peu de temps pour s’impliquer dans le conseil d’établissement de ses enfants?

Certains pensent que oui et pour ceux qui aimeraient bien s’impliquer, eux aussi, il faut savoir qu’il existe un conseil d’établissement dans chaque école primaire et secondaire.

Cette instance réunit à une même table des représentants…

  • des élèves;
  • des parents;
  • des enseignants;
  • de la direction d’école; et
  • de la communauté.

À maints égards, son rôle est central — c’est d’ailleurs le lieu où sont prises plusieurs décisions importantes telles que…

  • l’adoption du plan de réussite de l’école;
  • l’adoption du budget; et
  • les frais exigés des parents pour l’acquisition de matériel didactique.

Si vous aimez les enfants, avez à cÅ“ur leur plein développement en plus de croire à l’importance d’une éducation de base transmise avec doigté et livrée de manière hautement professionnelle, alors, vous allez sûrement aimer rencontrer d’autres parents qui pensent comme vous, à votre conseil d’établissement.

Avec les autres membres du conseil d’établissement, il faut discuter pour arriver à une concensus. Ce n’est toujours évident mais c’est important que ces débats aient lieu alors aussi bien que vous y preniez part afin de que votre vision des choses ne soit pas laissée pour contre.

Ceux qui veulent s’impliquer autrement auprès de leur école sont invités à communiquer leurs préférences et disponibilités à la direction qui verra à les joindre, au besoin.

Bravo à tous les parents qui s’occupent bien de leurs enfants et chapeau à ceux qui, en plus, trouvent du temps pour humaniser les conseils d’établissement afin de toujours protéger l’intérêt des enfants et des bons professeurs.

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La rentrée scolaire de l’automne 2009

Techniquement, l’été n’est pas encore terminé mais dans les jours qui viennent, ce sera le retour en classe pour des centaines de milliers d’enfants, partout au Québec.

Rares sont les parents qui ont eu le temps —ou les moyens— de faire ce qu’ils voulaient, avec leurs enfants. Récession oblige, les heures de travail sont plus longues et le temps de famille passe en deuxième. Et là, ces enfants qui n’ont peut-être pas reçu toute l’attention qu’il aurait fallu, de la part de leurs parents, vont reprendre le chemin de l’école.

À quelques heures du début des classes, plusieurs enfants ont des papillons dans l’estomac mais ils ne sont pas les seuls, un bon nombre de parents aussi ont une sorte de boule dans la gorge à voir repartir leurs enfants en autobus jaune, le matin.

Il sera encore possible de s’amuser en famille les week-ends d’automne mais malheureusement, l’orgie de devoirs va venir bousiller les plans familiaux, à chaque fois. Les professeurs des écoles publiques (et de plusieurs écoles privées ne desservant pas l’élite) étant encore bornés à surcharger les élèves de devoirs, la plupart des familles vont devoir composer avec ce fléau qui ne contribue même pas au développement des élèves.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, les professeurs verront à briser les dos des enfants grâce à des sacs d’école beaucoup trop lourds pour eux. Ce serait simple d’utiliser des manuels divisés en chapitres détachables (s’il faut « absolument » qu’il y ait des devoirs) mais non, ça semble trop compliqué à implémenter. Alors, les scolioses du dos vont continuer à faire souffrir des milliers d’enfants, d’un bout à l’autre du Québec.

Parmi les bons côtés du retour à l’école, il y a les bons amis et les bons professeurs. Dans un cas comme dans l’autre, ça rend l’école bien plus agréable. Même si le ministère de l’Éducation du Québec fait son possible pour bureaucratiser et déshumaniser l’école, les enfants (qui savent encore s’émerveiller) et les bons professeurs trouvent encore le moyen d’insuffler de l’humanité dans cette structure quasi-militaire, dirigée du haut vers le bas.

Alors voilà, c’est le retour en classes et ça ne laisse personne indifférent…

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C’est le temps d’acheter vos fournitures scolaires!

Avec le coût de la vie qui augmente continuellement, l’achat de fournitures scolaires —à quelques semaines de la rentrée 2009— peut sembler particulièrement dispendieux, cette année.

Et pourtant, il faut absolument que nos enfants disposent de tout ce que le professeur exige pour qu’ils puissent, comme les autres enfants, commencer l’année scolaire du bon pied.

Les chanceux auront déjà reçu la lettre de l’école qui explicite tout ce qui est nécessaire, en matière de fourniture achetable par les parents mais les autres devront tenter de fouiller dans le site web de leur école pour trouver cette information, parfois de manière partielle.

Il faut acheter les fournitures scolaires le plus tôt possible car…

  • les plus gros rabais ont lieu dans la première moitié du mois d’août (sauf exception); et
  • certains articles pourraient venir à manquer à quelques jours de la rentrée.

Prévoyez entre 50 et 100$ pour les fournitures usuelles comme les crayons, les cartables et la colle puis, préparez une somme entre 50 et 150$ pour des manuels scolaires et des notes photocopiées par les professeurs. Dans les deux cas, les dépenses peuvent être un peu moindre ou beaucoup plus grandes, selon les préférences du professeur ainsi que les vôtres.

En ce qui concerne les fournitures scolaires, essayez de faire votre magasinage avec votre enfant afin qu’il ait l’occasion de choisir certains modèles d’étui à crayon ou de cartable qui lui plaisent vraiment. Ça facilitera le retour en classe et disons-le, ça peut être assez amusant.

Si vous avez de la difficulté à payer pour ces fournitures et livres, contactez votre école et discutez-en avec eux. Il existe généralement des programmes pour venir en aide aux parents qui n’arrivent plus, financièrement.

Évidemment, à peu près tout le monde a des dettes et déjà que le ministère de l’Éducation canalise quelques 7,750$ par élève, par année, à votre école (publique), ça devrait être suffisant pour tout « couvrir » mais bon, la multiplication sans fin de l’appareil bureaucratique coûte une fortune aux contribuables et les syndiqués montent aux barricades dès que des élus « menacent » de faire subir une « cure minceur » à ce système boulimique, au plan administratif.

Alors, on se retrouve avec des écoles qui reçoivent de très grosses sommes pour voir à l’éducation de nos enfants mais qui sont si mal gérées qu’ils sont incapables de payer les quelques centaines de dollars nécessaires pour les fournitures usuelles.

Enfin bref, le mois d’août en est un de préparation à la nouvelle session scolaire d’automne mais pour les écoles, ça devrait être un temps où il réfléchissent à la lourdeur administrative qu’il traînent et les moyens via lesquels ils pourraient faire les choses autrement et ainsi, mieux utiliser l’argent qui leur est imparti.

Pour l’heure, en tant que parent, pensez à profiter des derniers jours des vacances d’été pour aller jouer avec vos enfants parce que bientôt, ce sera à l’école qu’ils iront passer leurs journées…

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L’homoparentalité et le contexte scolaire

Au Québec, environ 10% de la population est réputée être homosexuelle — toutes proportions gardées, il s’agirait de l’une des plus importantes minorités du Québec.

Ces homosexuels et lesbiennes qui choisissent de vivre en couple peuvent, à l’occasion, opter pour l’homoparentalité où, généralement, un couple d’hommes adopte un enfant et un couple de femmes donne naissance à leur bébé, à l’aide d’un donneur de sperme.

Il s’agit de modèle sociaux qui ont gagné en visibilité au cours de la dernière décennie, à mesure que la tolérance sociale envers l’homosexualité a cru jusqu’à faire partie d’une certaine normalité.

Il serait illusoire de croire que tous les Québécois sont parfaitement à l’aise avec le concept de « couples homosexuels » et qui plus est, avec ceux qui deviennent des parents en décidant d’élever un enfant dans un modèle parental qui s’éloigne d’une certaine forme la normalité admise (homme-femme).

Évidemment, le sens commun veut qu’un enfant mal aimé dans une famille monoparentale s’en sortira moins bien qu’un enfant aimé dans une famille homoparentale mais bon, cette réflexion ne s’impose pas encore comme un « réflexe social » pour la population majoritairement hétérosexuelle.

Afin d’éviter des dérives liées à une certaine forme d’homophobie à l’école, certains parents homosexuels souhaitent que l’école prenne maintenant à sa charge d’éduquer les enfants, dès le primaire, à propos de leur modèle familial. Le but étant de présenter l’homoparentalité comme faisant partie de la normalité.

En entrevue avec la revue Enfance Québec, Mona Greenbaum, directrice générale de la Coalition des familles homoparentales du Québec, a déclaré ce qui suit:

« Les professeurs ont peur de parler d’homosexualité à l’école. C’est compréhensible mais là n’est pourtant pas la question. Pourquoi s’imposer des barrières? L’homoparentalité fait partie de la diversité familiale, à aborder comme on aborde la diversité culturelle ou religieuse.

On peut simplement expliquer aux enfants qu’il existe différents types de familles, dont des familles homoparentales. [...] Il faut accepter cette réalité et refuser l’intolérance trop souvent présente. Il n’y a pas d’âge pour commencer à parler aux enfants des familles homoparentales.

La discrimination et l’acceptation de l’autre et des différences sont des sujets pertinents même pour des enfant qui dit ses premiers mots! »

Le modèle parental que représente l’homoparentalité gagne certes à être connu, ne serait-ce que pour en connaître l’existence mais certaines questions demeurent…

  • Est-ce que l’école est le bon endroit pour en parler?
  • L’école doit-elle légitimer un modèle parental qui pourrait heurter certaines sensibilités culturelles ou croyances religieuses, ouvrant dès lors la voie à des explications qui pourraient devenir conflictuelles?
  • Comme ce modèle parental, malgré tous les mérites que lui prêtent ses partisans, n’a pas encore un historique très long ou documenté alors n’existe-t-il pas, en ce sens, un danger pour l’école de légitimer une formule familiale qui pourrait, un jour, faire l’objet de remises en question?
  • N’y aurait-il pas lieu d’ouvrir la discussion sur l’homoparentalité entre adultes avant de s’adresser spécifiquement à des enfants?
  • Est-ce que l’acceptation de la différence doit nécessairement s’appliquer à tous les sujets ou devrait-on plutôt faire appel au meilleur jugement de chacun?

Lorsque des informations sont présentées en milieu scolaire, il faut faire attention de ne pas verser dans l’endoctrinement afin de laisser à chaque enfant l’opportunité de se faire sa propre idée sur la réalité du monde qui l’entoure.

La volonté pour la Coalition des familles homoparentales d’insister pour que l’homoparentalité soit abordée à l’école, par les professeurs, pourrait aussi être un sorte de couteau à double-tranchant parce que si les mots du professeur suivent « le discours officiel » mais que son langage non-verbal dit exactement le contraire, ça pourrait renforcer encore davantage le sentiment homophobe et alors, l’opération aurait été une catastrophe, sur toute la ligne.

Que les parents homosexuels le réalisent pleinement ou non, il s’agit d’un sujet sensible qui ne s’aborde pas facilement.

Il s’agit d’un thème tellement sensible que ceux qui portent le mieux le message, actuellement, sont les parents homosexuels qui se comportent de manière responsable avec leurs enfants et qui, un jour à la fois, légitiment leur modèle familial auprès de ceux qui souhaitent mieux les connaître.

Qui plus est, lorsqu’il est question d’homoparentalité, il existe deux réalités diamétralement opposées et une troisième qui comporte également ses particularités…

  • des parents constitués de deux hommes homosexuels;
  • des parents constitués de deux femmes lesbiennes; et
  • des parents hétérosexuels dont l’un a choisi, en cours de route, de quitter son ou sa partenaire hétérosexuel(le) pour vivre avec un(e) partenaire de même sexe.

Comme chacune de ces situations doit être expliquée distinctement pour bien les comprendre, parler de l’homoparentalité, c’est plus compliqué que de parler de la parentalité [hétérosexuelle].

Considérant qu’il n’y a même plus de cours d’éducation sexuelle à l’école, ça fait beaucoup de concepts de nature sexuelle à traiter « Ã  froid » où à peu près chaque prémisse qui va de soi pour un homosexuel ou une lesbienne peut faire l’objet de questionnements légitimes, de la part des enfants, pour lesquels les réponses ne coulent pas toujours de source.

Les écoles qui répondront à l’appel de la Coalition des familles homoparentales et qui présenteront l’homoparentalité à leurs élèves auront à inventer un modèle de communication où l’acceptation de la différence ne viendra pas remettre en question ce qu’une majorité d’enfants considère être la normalité sur laquelle ils fondent une partie de leur personnalité et de leurs choix.

Ce sera un véritable concours d’habileté que d’expliquer l’homoparentalité à des enfants afin de diminuer l’homophobie à l’école. Les groupes d’intérêts privés pro-gais et lesbiennes y verront sûrement une victoire mais certains parents pourraient y voir une utilisation malhabile du temps passé en classe et dès lors, ce qui a commencé par une bonne intention pourrait dégénérer et mener à des échanges qui devraient, en théorie, avoir lieu ailleurs qu’à l’école.

À peu près tout le monde connaît des gais ou des lesbiennes et généralement parlant, les relations entre adultes sont à la fois cordiales et très agréables. Chez les enfants, une bonne partie de l’apprentissage des relations interpersonnelles a lieu à l’école et il me semble que d’insister sur le respect des autres —et non de leurs différences— soit suffisant pour mener à une cohabitation plus harmonieuse des genres.

Le fait d’insister sur la différence de l’autre, en l’exacerbant pour mieux la justifier, me semble malhabile. Le respect de l’autre en tant personne unique me semble plus universel, voire instinctif.

Il appartient aux gais et aux lesbiennes de choisir l’angle qui leur sied le mieux pour expliquer les réalités qu’ils vivent et choisissent de faire vivre aux enfants qu’ils font entrer dans leur vie.

Bien que leurs réflexions aient probablement fait l’objet de nombreuses discussions, en misant sur la caractère unique de chaque personne, ils auraient le mérite de présenter l’unicité d’un individu, en l’occurrence l’enfant (ou encore, l’un ou l’autre de ses parents), avant d’avoir à s’attarder sur des questions liées à l’orientation sexuelle.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les échanges concernant l’homoparentalité ne cessera pas de susciter l’intérêt des uns et des autres, avant longtemps. Si la présentation de l’homoparentalité vient à s’intégrer au cursus scolaire, il y aura alors encore plus d’échanges.

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Les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

En ce qui concerne les devoirs, ceux qui aiment vraiment les enfants savent déjà que les devoirs de type « par cÅ“ur » ne favorisent pas leur apprentissage et peuvent même les décourager de s’intéresser à l’école.

C’est pourquoi, dans les écoles d’élite, il n’y a PAS de devoirs obligatoires — que des lectures très légères (maximum 15 minutes) et facultatives qui seront reprises dans les périodes d’études sous supervision des professeurs, à l’école.

En fait, pour les enfants de l’élite, la période des devoirs à l’école équivaut à une période de classe mais elle a généralement lieu dans une grande salle d’étude ou encore, dans une section de la bibliothèque.

Les questions par rapport aux devoirs sont immédiatement répondues par les professeurs ou leurs assistants, voire même des collègues de classe.

Lorsque ces enfants repartent pour la maison, vers 15h50, ils ont l’esprit tranquille et la soirée bien à eux pour aller s’amuser dehors et faire des activités enrichissantes avec leurs parents. Pas surprenant que les écoles d’élite réussissent aussi bien!

Pendant ce temps, dans les réseaux publics et privés (qui ne reçoivent pas les enfants de l’élite), des professeurs trop souvent incompétents tentent de cacher leur médiocrité en surchargeant les enfants de devoirs à « terminer » à la maison pour ensuite pouvoir blâmer l’enfant si celui-ci ne réussit pas son année. Des milliers de professeurs syndiqués procèdent ainsi, partout au Québec. Pas surprenant qu’ils soient d’aussi farouches défenseurs des devoirs!

En fait, ces professeurs pro-devoirs ne seraient JAMAIS capables d’obtenir un emploi dans une école d’élite tant les directions de ces établissements sont allergiques à une telle mentalité qui assume que le temps de classe n’est pas suffisant pour « passer la matière » alors qu’un bon professeur, lui, sera capable de stimuler la curiosité des élèves afin de leur transmettre tout le savoir nécessaire et ce, dans le temps qui lui est imparti.

Mais la question fondamentale demeure: les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

Et bien, le Conseil canadien de l’apprentissage a publié un article sur la question et sans dire qu’ils ont nécessairement la réponse finale à cette importante question, ils tirent les conclusions suivantes:

  • Les devoirs qui exigent une participation active de l’élève, comme décider de la stratégie à adopter pour résoudre un problème de mathématiques, sont plus susceptibles d’être efficaces que, par exemple, la répétition par cÅ“ur.
  • En ce qui concerne les trois études portant sur les élèves du primaire, aucune ne concluait que les devoirs étaient profitables aux élèves plus jeunes.
  • Il semble que c’est aux élèves qui réussissent le moins bien que les devoirs profitent le plus.
  • L’examen du CCA vient confirmer la règle de Harris Cooper selon laquelle la durée des devoirs ne devrait pas dépasser 10 minutes par niveau scolaire par jour (un élève de 8e année, par exemple, ne devrait pas avoir à consacrer plus de 80 minutes à ses devoirs chaque jour).

Ouf! On se trouve à des années-lumières de l’obsession des devoirs qu’on retrouve dans le réseau public québécois et dans certaines écoles privées moins bien avisées…

En insistant pour que les devoirs soient faits à l’école, les écoles d’élite assurent que la qualité de vie, à la maison, ne sera pas perturbée. C’est absolument fondamental de préserver la qualité de vie « après l’école » parce que c’est un moment où les familles se retrouvent et prennent le temps de communiquer.

Il n’y a pas que l’école, dans la vie.

Les enfants les plus épanouis sont ceux qui ont le temps de jouer avec leurs parents mais aussi, le temps de rêver et de pratiquer un hobby qui les passionne. La surcharge obsessionnelle de devoirs de trop nombreux professeurs détruit la vie de famille, mine les relations parents-enfants et contribue à bouziller l’enfance de nos petits amours.

Si les enfants ne jouent pas dehors et ne se dépensent pas assez physiquement, ils vont développer des problèmes de santé physique… et probablement psychologiques. En disant NON aux devoirs —et peut-être oui à des travaux très légers mais toujours facultatifs— les parents du Québec s’assurent que leurs enfants auront un temps bien à eux pour se découvrir et se réaliser.

Si votre école croit encore que les devoirs sont la véritable voie vers la réussite, n’hésitez pas à puiser des références dans cette importante étude (en anglais, il y a beaucoup plus de détails) pour les confronter et leur faire entendre raison. En préservant le temps « de soir » pour les familles, votre école sera forcée de se réinventer pour devenir plus performante « de jour »… comme dans les écoles d’élite.

C’est inconcevable que les enfants de familles fortunées aient droit à leur temps « de soir » bien à eux alors que tous les autres croulent sous des montagnes de devoirs aussi inutiles que mal avisés.

Les parents du Québec doivent dire NON aux devoirs mais pour que ça fonctionne, il faut que l’école se prenne en main et fasse « ses devoirs », à l’interne. Qui plus est, les parents aussi doivent s’assurer qu’après l’école, les enfants aient le droit de jouer dehors (notamment avec des amis du quartier) ou de cultiver leur passion pour un hobby constructif mais il ne faut pas que ce soit du temps évaché devant la télévision!

Les enfants ont besoin d’ordre, de discipline et d’orientation mais ils ont aussi besoin de liberté, de rêve et de stimulation variées.

L’absence de devoirs obligatoires à la maison constitue la pierre angulaire de la réussite de ce virage où nos enfants auront enfin le temps d’être eux-mêmes « de soir » et le lendemain, de retour à l’école, ils se sentiront vraiment ressourcés et prêts à apprendre efficacement la matière qui leur est transmise.

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Plaidoyer pour des livres moins lourds

Dans de nombreuses écoles d’élite, les enfants disposent déjà d’un toute petite clé USB ou d’un accès web sécurisé pour consulter certains de leurs livres ainsi qu’un dossier d’élève à jour.

Qui plus est, ces enfants apparemment mieux outillés que d’autres se font remettre des livres qui contiennent autant de matière que les « briques » que l’on retrouve ailleurs mais dans leurs cas, les chapitres sont physiquement séparés les uns des autres.

Pour un livre de mathématiques comprenant 14 chapitres, par exemple, ces élèves reçoivent 14 petits livrets pratiques — et c’est la même chose pour toutes les matières.

Les élèves des écoles d’élite transportent certains de ces livres à l’intérieur de leur école. Par exemple, pour se rendre de leur salle de classe à la salle d’étude ou à la bibliothèque. Cependant, comme les devoir à la maison sont généralement proscrits dans ces écoles (parce que les devoirs sont complétés, SOUS SUPERVISION, à l’école), ce n’est que de manière exceptionnelle que les élèves amènent ces livrets à la maison et lorsqu’ils le font, ça ne requiert qu’un effort physique minimal.

Quelle idée géniale!

Diviser les gros livres en petits livrets pratiques à utiliser et ultra-légers, lors des déplacements — wow.

Fini les scolioses de la colonne vertébrale et les gros sacs d’école qui blessent les enfants. Il est temps que les professeurs et les directeurs de toutes les autres écoles, notamment celles du réseau public et celle du privé (qui ne font pas affaire avec les enfants de l’élite) se mettent à la page et ne retiennent que les livres des éditeurs qui se convertissent à la légèreté!

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C’est déjà assez pénible de voir nos pauvres enfants devoir traîner de gros « sacs de briques » du matin au soir, c’est encore plus frustrant de savoir que les enfants de l’élite —cette élite qui a les moyens d’exiger que ses enfants ne soient pas blessés par l’insouciance des professeurs qui imposent de lourds manuels scolaires— partent pour la maison, dès 15h50 avec l’esprit tranquille car les devoirs sont TERMINÉS et s’il y a des livres dans le sac d’école, il ne s’agit que de livrets ultra-légers qui peuvent être consultés (toujours de manière facultative car l’apprentissage a lieu À L’ÉCOLE, sous la supervision des professeurs).

Alors voilà, tous les parents du Québec doivent mettre beaucoup de pression sur les professeurs et les directeurs pour que cesse l’assaut sur la colonne vertébrale de nos enfants.

De petits livrets à la place des livres, c’est tout simple et les enfants apprennent encore mieux car la matière est mieux compartimentée. Les notes photocopiées des professeurs devraient aussi suivre cette logique de légèreté — qu’importe s’il faut utiliser une centaine d’agrafes supplémentaires!

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Qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec?

Si l’éducation publique québécoise vous a bien servi, tant mieux.

Il se trouve que tout le monde n’a pas eu la même bonne expérience et avec un taux de décrochage, au secondaire, avoisinant les 50% chez les garçons et les 25% chez les filles, nous avons de sérieuses questions à se poser, en tant que société.

Pour le budget 2008-2009, présenté par Monique Jérôme-Forget (avant son « départ »), 26% de l’augmentation totale du budget du Québec a été alloué à l’éducation, soit 612,4M$. En 2009-2010, le budget total pour l’Éducation, les loisirs et les sports sera de 14,431,000,000$ (plus de 14MM$).

Ça fait beaucoup de bidou pour aboutir à un constat d’échec aussi lamentable!

Alors où est le problème?

Qu’est qui cloche avec l’éducation publique, au Québec?

Allons-y, point par point…

  • Nos enfants ont-ils du potentiel?
    • Absolument! Et ils « brillent parmi les meilleurs ». Nous le savions bien avant que Jean Charest vienne nous le confirmer.
  • Nos professeurs sont-ils compétents?
    • Oh! La belle question…
    • Une majorité de professeurs sont à la fois compétents et en amour avec leur métier et les enfants qu’ils voient comme l’avenir de notre nation et la fierté de toute la société. Ces professeurs-là méritent une augmentation de salaire (une forme de boni à la performance).
    • Malheureusement, il y a aussi les « parasites », cette minorité de professeurs INCOMPÉTENTS mais défendus « Ã  la vie, à la mort » par des syndicats complètement paranoïaques qui mettent leurs propres intérêts avant ceux des enfants, des parents, de l’école et de la société.
      • Précisons, au passage, que les syndicats empoisonnent tout le système et ceux qu’ils défendent méritent généralement de se faire remercier, sans autre formalité ou « boni de départ » (un coup de pied à l’arrière train serait probablement de mise).
      • Pour les syndicats, malgré tous leurs beaux discours, les écoles sont une banale histoire de fric. Point final. Et ça nuit à tout le monde.
    • Mais en général, les professeurs ne constituent PAS le nÅ“ud du problème (bien que certains d’entre-eux méritent d’être farouchement dénoncés pour leur incompétence grossière ou leur inaptitude évidente à « communiquer » avec des enfants).
    • Alors non, les professeurs ne sont pas LE problème.
  • N’y a-t-il pas assez d’argent pour financer l’éducation, au Québec?
    • En fait, il y a plus d’argent maintenant qu’il n’y en a jamais eu, de toute l’histoire de l’éducation, au Québec.
    • Avec plus de 14MM$ par année (2009-2010), ça devrait être possible d’offrir un niveau d’éducation de classe mondiale à TOUS les enfants, repas compris, transports de luxe compris et voyages éducatifs compris (sans avoir à vendre des barres de chocolat).
    • L’argent n’est vraiment pas le problème, en éducation, au Québec.
      • C’est assurément administré pour engraisser l’écrasante bureaucratie tout en donnant le moins possible aux élèves et en ce sens, c’est honteux à quel point l’argent est mal utilisé mais fondamentalement, la QUANTITÉ d’argent « injecté » en éducation n’est PAS le problème.
  • Les écoles tombent-elles en ruine?
    • À part quelques exceptions, émanant habituellement de l’inaction chronique d’une bureaucratie trop coûteuse et incapable de s’auto-optimiser, les écoles du Québec paraissent bien.
    • Nos infrastructures scolaires ne sont donc PAS le problème.
  • Y a-t-il trop d’élèves par classe?
    • Oui, il y en a trop.
    • Mais…
    • Le problème ne vient pas vraiment du trop grand nombre d’élèves par classe comme de l’inexistence de « programmes particuliers » qui sont adaptés aux besoins des élèves qui nécessitent un suivi à leur niveau (afin qu’ils puissent « revenir à la vitesse de croisière » du reste des élèves des « classes régulières »).
    • En ajoutant les « cas problèmes » sans « ressources d’appoint » dignes de ce nom dans des classes déjà pleines, on donne l’impression que c’est le nombre d’élèves qui cause le problème alors qu’il n’en est rien.
      • Les « cas problèmes » devraient avoir accès à des ressources HUMANISÉES qui façonnent un programme particulier à leur attention et ce, sans JAMAIS les droguer. Si un enfant a besoin de bouger, qu’il fasse de l’éducation physique 4h par jour! Aucun enfant ne devrait être mis sur du Ritalin ou tout autre poison du genre.
      • Ces enfants-là ont besoin d’amour, d’encadrement et d’inspiration pour découvrir tout ce qu’ils ont de merveilleux en eux… c’est comme ça qu’ils vont devenir les leaders de demain.
      • Ainsi, en s’occupant de manière responsable et HUMAINE des « cas problèmes », il va se produire deux choses: ces cas vont disparaître, comme par enchantement et ils vont devenir tout aussi performants que les autres élèves (dans les limites de leurs contraintes, cela va de soi).
    • DONC… si l’argent était utilisée intelligemment dans les écoles, il n’existerait aucun « cas problème », aucun enfant DROGUÉ pour qu’il puisse faire le ZOMBIE dans une classe « plate » et surtout, aucune classe avec « trop d’élèves ».
      • Par exemple, à l’université, on s’entasse parfois à plusieurs centaines dans une seule classe et ça fonctionne bien! Tout simplement parce qu’à ce niveau, il n’y a généralement plus de ce que les gens appellent des « cas problèmes »… que ce soit clair: tous les enfants ont un potentiel infini.
      • Si une personne chargée de s’occuper des enfants pense en terme de « bureaucratie », elle mérite de se faire congédier, sur-le-champ. L’enseignement, ça devrait être une affaire HUMAINE, pas une « usine à laver les cerveaux » pour qu’ils deviennent « tous pareils »!
    • Alors NON, le problème en éducation ne vient PAS des classes avec un grand nombre d’élèves.
  • Est-ce que les parents en font trop… ou pas assez?
    • Les parents font leur possible, pour la plupart. Certains parents se dépassent pour leurs enfants et cette propension vers le bonheur de leurs enfants et l’excellence doit être soulignée.
    • Il existe aussi des parents qui sont leur propre pire ennemi et qui, proximité oblige, contaminent leur enfants avec leurs mauvaises habitudes de vie (genre, vraiment très mauvaises) tout en minant leur motivation à profiter pleinement de l’école pour se réaliser.
      • Il y a un « noyau dur » d’imbéciles qui ne méritent pas leurs enfants mais qui, par un quelconque détour du destin, se retrouvent aujourd’hui leurs parents mais la plupart ne demandent qu’à être aidés.
      • Dans les deux cas, il faut se retrousser les manches et leur prodiguer un maximum d’aide, en commençant avec des « bonis » prédéterminés selon une sorte d’index du bonheur et de la réussite (d’abord personnelle, ensuite scolaire) de leurs enfants.
    • Enfin bref, les parents sont les premiers responsables du succès des enfants et en ce sens, il faut leur accorder TOUTE la place qui leur revient, à tous les niveaux du système d’éducation.
      • Ils connaissent leurs enfants mieux que quiconque, ce serait bête de se passer d’une telle mine d’informations clé!
    • Alors non, les parents ne sont PAS le problème de l’éducation, au Québec.

En fait, s’il existe des problèmes avec les enfants, les professeurs, l’argent, les écoles, les ratios ou les parents, ce ne sont que des problèmes secondaires qui découlent d’un problème central, bien plus grave.

La principale raison pour laquelle l’éducation publique continue de faillir à sa tâche et continuera de le faire tient au fait qu’elle est…

  1. obligatoire;
  2. administrée par le gouvernement; et
  3. opérée telle un monopole quasi-total.

Qu’on le veuille ou non, les niveaux allant de la garderie (dès 6 mois), au primaire (en 6e année) et au secondaire (en 5e année) sont principalement l’affaire du gouvernement provincial et ce faisant, l’émergence d’un système d’éducation basé sur le libre-marché devient, à toutes fins pratiques, impossible!

L’actuel quasi-monopole gouvernemental sur l’éducation, au Québec, empoisonne tout le système et empêche l’excellence (via un jeu de saine concurrence) de s’imposer à la place de la médiocrité subventionnée… et imposée.

Lorsqu’un système social, économique ou politique semble toujours en proie aux problèmes, il y a généralement des raisons fondamentales, à la base de ces troubles omniprésents et récurrents. Dans ces cas, on peut dire que la fondation du système s’effrite.

C’est pourquoi il faut se poser des questions, comme dans cet article, pour comprendre ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec.

Afin de vous offrir une perspective historique, sachez que l’éducation publique telle qu’on la connaît aujourd’hui est un phénomène récent. Il y a déjà eu des systèmes d’éducation alternatifs et ils fonctionnaient bien.

Avant le gouvernement et ses « obligations » de fréquenter l’école, celle-ci était VOLONTAIRE et devinez quoi, les niveaux d’analphabétisme étaient plus bas qu’aujourd’hui! Wow! Qui plus est, avant que le gouvernement ne vienne s’imposer pour « enseigner » à nos enfants, les parents étaient TOTALEMENT en charge de tout, concernant leurs enfants: ce qu’ils apprenaient, comment ils l’apprenaient et où et ce, avec une interférence minimale (ou inexistante) du gouvernement.

C’était une époque où le libre-marché fonctionnait très bien, en éducation. La concurrence gardait les prix aussi bas que possible et les salaires étaient versés au mérite (les syndicat, eux, ne savent pas c’est quoi, du « mérite »). L’éducation à la maison fonctionnait également très bien et en général, les enfants réussissaient quand même bien, dans la vie.

Aujourd’hui, le gouvernement met son nez PARTOUT.

Ce même gouvernement qui dit vouloir « soutenir le cheminement de l’élève vers la réussite » ne fait à peu près rien pour favoriser l’émergence d’un libre-marché de l’éducation qui diminuerait le contrôle de l’État sur nos enfants mais qui, au passage, aiderait ces derniers à réussir, plus que jamais.

Pourquoi les enfants réussiraient-ils mieux avec une multitude de petites écoles? Tout simplement parce qu’en effaçant la bureaucratie du portrait, on retrouve l’humain. Comme l’éducation, la VRAIE ÉDUCATION est une affaire de communication entre des personnes (et non de « programme » inventé par des gens déconnectés et obsédés par les « structures »), les enfants se retrouveraient dans un environnement où la communication des connaissances aurait lieu de façon naturelle et non selon une sorte de régime militaire imposé.

Pour certains, imaginer autre chose que l’éducation publique peut être difficile tant le gouvernement a éliminé, étouffé et dévalorisé les alternatives. Par exemple, le ministère de l’Éducation du Québec complique la vie des parents qui choisissent d’éduquer eux-mêmes leurs enfants, à la maison. Qu’importe que ces enfants soient presque toujours plus forts, toutes matières confondues, que leurs pairs dans le réseau public, le gouvernement du Québec ne veut pas perdre son contrôle sur les enfants alors il « tolère » l’enseignement à la maison mais ne fait rien pour le valoriser. C’est inacceptable que des fonctionnaires censés travailler dans l’intérêt des enfants nient l’évidence du succès mur-à-mur de l’éducation à la maison. Et pourtant, ils le font…

On pourrait aussi parler des bonnes écoles privées qui se font continuellement menacer de coupures. Ceci dit, comme le gouvernement déteste les comparaisons, l’élimination des écoles privées du Québec faciliterait les choses à savoir que la médiocrité paraîtrait bien mieux si elle cessait d’être comparée à l’excellence.

Alors, qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique? C’est la tendance du gouvernement à étouffer la concurrence, à empêcher l’établissement d’un libre-marché fonctionnant à « armes égales » avec un réseau « public » ou mieux, que le réseau « public » soit hybridé avec les offres privées, du moment que ces offres soient de propriété locale. Nous sommes assez grands pour s’occuper de nos enfants, par nos propres moyens.

Il y aurait une période d’ajustement mais en fin de compte, les parents redeviendraient les VRAIS PATRONS de ce qui se passe à l’école, les enfants auraient des services dignes d’un hôtel quatre étoiles et les professeurs auraient carte blanche pour mener les enfants vers une pleine réalisation de leur potentiel.

Ces écoles privées refuseraient de DROGUER les enfants parce que ça leur donnerait une très mauvaise presse alors ils trouveraient des moyens pour s’occuper COMME IL SE DOIT des enfants avec des besoins particuliers et ce, dans le plein respect de leurs capacités. Les manufacturiers de « médicaments » pour enfants (ou « poisons », selon votre niveau de conscientisation à ce qu’ils contiennent) s’en plaindraient mais bon, on s’en fout! Il n’y a que nos petits amours qui comptent. Les transnationales pharmaceutiques pourront aller droguer les enfants des autres pays où les gens ne se sont pas encore pris en main (comme le nôtre, au moment de publier cet article — malheureusement).

Que ce soit clair…

L’éducation, c’est NOTRE affaire.

Dans une moindre mesure et sous NOTRE contrôle très strict (idéalement), c’est aussi l’affaire du gouvernement.

Actuellement, c’est l’inverse. Le gouvernement dirige et nous, on assume. Ça saute aux yeux de quiconque s’y intéresse que ça ne fonctionnera jamais. Si on continue avec la bouette éducative que l’on connaît, on condamne nos enfants à aux aléas d’un système malade qui enlaidit ce qu’il bureaucratise et qui déshumanise ce qu’il « structure ».

Si vous aimez vos enfants, vous ne les laisserez pas se battre seuls contre les bêtises du ministère de l’Éducation du Québec. Vous les défendrez en exigeant la réintroduction et la pleine valorisation d’un système d’éducation FAIT ICI qui s’inscrit dans un système de libre-marché.

Ça prend de la vision pour réussir, pas de la bureaucratie, des structures et des syndicats éternellement insatisfaits.

Parents du Québec, reprenez votre place au centre de toutes les décisions. Remettez le gouvernement à sa place… très loin derrière vous et vos choix. Les enfants comptent sur le courage de leurs parents, pas leur à-plat-ventrisme!

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