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Si l’éducation publique québécoise vous a bien servi, tant mieux.
Il se trouve que tout le monde n’a pas eu la même bonne expérience et avec un taux de décrochage, au secondaire, avoisinant les 50% chez les garçons et les 25% chez les filles, nous avons de sérieuses questions à se poser, en tant que société.
Pour le budget 2008-2009, présenté par Monique Jérôme-Forget (avant son « départ »), 26% de l’augmentation totale du budget du Québec a été alloué à l’éducation, soit 612,4M$. En 2009-2010, le budget total pour l’Éducation, les loisirs et les sports sera de 14,431,000,000$ (plus de 14MM$).
Ça fait beaucoup de bidou pour aboutir à un constat d’échec aussi lamentable!
Alors où est le problème?
Qu’est qui cloche avec l’éducation publique, au Québec?
Allons-y, point par point…
En fait, s’il existe des problèmes avec les enfants, les professeurs, l’argent, les écoles, les ratios ou les parents, ce ne sont que des problèmes secondaires qui découlent d’un problème central, bien plus grave.
La principale raison pour laquelle l’éducation publique continue de faillir à sa tâche et continuera de le faire tient au fait qu’elle est…
Qu’on le veuille ou non, les niveaux allant de la garderie (dès 6 mois), au primaire (en 6e année) et au secondaire (en 5e année) sont principalement l’affaire du gouvernement provincial et ce faisant, l’émergence d’un système d’éducation basé sur le libre-marché devient, à toutes fins pratiques, impossible!
L’actuel quasi-monopole gouvernemental sur l’éducation, au Québec, empoisonne tout le système et empêche l’excellence (via un jeu de saine concurrence) de s’imposer à la place de la médiocrité subventionnée… et imposée.
Lorsqu’un système social, économique ou politique semble toujours en proie aux problèmes, il y a généralement des raisons fondamentales, à la base de ces troubles omniprésents et récurrents. Dans ces cas, on peut dire que la fondation du système s’effrite.
C’est pourquoi il faut se poser des questions, comme dans cet article, pour comprendre ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec.
Afin de vous offrir une perspective historique, sachez que l’éducation publique telle qu’on la connaît aujourd’hui est un phénomène récent. Il y a déjà eu des systèmes d’éducation alternatifs et ils fonctionnaient bien.
Avant le gouvernement et ses « obligations » de fréquenter l’école, celle-ci était VOLONTAIRE et devinez quoi, les niveaux d’analphabétisme étaient plus bas qu’aujourd’hui! Wow! Qui plus est, avant que le gouvernement ne vienne s’imposer pour « enseigner » à nos enfants, les parents étaient TOTALEMENT en charge de tout, concernant leurs enfants: ce qu’ils apprenaient, comment ils l’apprenaient et où et ce, avec une interférence minimale (ou inexistante) du gouvernement.
C’était une époque où le libre-marché fonctionnait très bien, en éducation. La concurrence gardait les prix aussi bas que possible et les salaires étaient versés au mérite (les syndicat, eux, ne savent pas c’est quoi, du « mérite »). L’éducation à la maison fonctionnait également très bien et en général, les enfants réussissaient quand même bien, dans la vie.
Aujourd’hui, le gouvernement met son nez PARTOUT.
Ce même gouvernement qui dit vouloir « soutenir le cheminement de l’élève vers la réussite » ne fait à peu près rien pour favoriser l’émergence d’un libre-marché de l’éducation qui diminuerait le contrôle de l’État sur nos enfants mais qui, au passage, aiderait ces derniers à réussir, plus que jamais.
Pourquoi les enfants réussiraient-ils mieux avec une multitude de petites écoles? Tout simplement parce qu’en effaçant la bureaucratie du portrait, on retrouve l’humain. Comme l’éducation, la VRAIE ÉDUCATION est une affaire de communication entre des personnes (et non de « programme » inventé par des gens déconnectés et obsédés par les « structures »), les enfants se retrouveraient dans un environnement où la communication des connaissances aurait lieu de façon naturelle et non selon une sorte de régime militaire imposé.
Pour certains, imaginer autre chose que l’éducation publique peut être difficile tant le gouvernement a éliminé, étouffé et dévalorisé les alternatives. Par exemple, le ministère de l’Éducation du Québec complique la vie des parents qui choisissent d’éduquer eux-mêmes leurs enfants, à la maison. Qu’importe que ces enfants soient presque toujours plus forts, toutes matières confondues, que leurs pairs dans le réseau public, le gouvernement du Québec ne veut pas perdre son contrôle sur les enfants alors il « tolère » l’enseignement à la maison mais ne fait rien pour le valoriser. C’est inacceptable que des fonctionnaires censés travailler dans l’intérêt des enfants nient l’évidence du succès mur-à -mur de l’éducation à la maison. Et pourtant, ils le font…
On pourrait aussi parler des bonnes écoles privées qui se font continuellement menacer de coupures. Ceci dit, comme le gouvernement déteste les comparaisons, l’élimination des écoles privées du Québec faciliterait les choses à savoir que la médiocrité paraîtrait bien mieux si elle cessait d’être comparée à l’excellence.
Alors, qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique? C’est la tendance du gouvernement à étouffer la concurrence, à empêcher l’établissement d’un libre-marché fonctionnant à « armes égales » avec un réseau « public » ou mieux, que le réseau « public » soit hybridé avec les offres privées, du moment que ces offres soient de propriété locale. Nous sommes assez grands pour s’occuper de nos enfants, par nos propres moyens.
Il y aurait une période d’ajustement mais en fin de compte, les parents redeviendraient les VRAIS PATRONS de ce qui se passe à l’école, les enfants auraient des services dignes d’un hôtel quatre étoiles et les professeurs auraient carte blanche pour mener les enfants vers une pleine réalisation de leur potentiel.
Ces écoles privées refuseraient de DROGUER les enfants parce que ça leur donnerait une très mauvaise presse alors ils trouveraient des moyens pour s’occuper COMME IL SE DOIT des enfants avec des besoins particuliers et ce, dans le plein respect de leurs capacités. Les manufacturiers de « médicaments » pour enfants (ou « poisons », selon votre niveau de conscientisation à ce qu’ils contiennent) s’en plaindraient mais bon, on s’en fout! Il n’y a que nos petits amours qui comptent. Les transnationales pharmaceutiques pourront aller droguer les enfants des autres pays où les gens ne se sont pas encore pris en main (comme le nôtre, au moment de publier cet article — malheureusement).
Que ce soit clair…
L’éducation, c’est NOTRE affaire.
Dans une moindre mesure et sous NOTRE contrôle très strict (idéalement), c’est aussi l’affaire du gouvernement.
Actuellement, c’est l’inverse. Le gouvernement dirige et nous, on assume. Ça saute aux yeux de quiconque s’y intéresse que ça ne fonctionnera jamais. Si on continue avec la bouette éducative que l’on connaît, on condamne nos enfants à aux aléas d’un système malade qui enlaidit ce qu’il bureaucratise et qui déshumanise ce qu’il « structure ».
Si vous aimez vos enfants, vous ne les laisserez pas se battre seuls contre les bêtises du ministère de l’Éducation du Québec. Vous les défendrez en exigeant la réintroduction et la pleine valorisation d’un système d’éducation FAIT ICI qui s’inscrit dans un système de libre-marché.
Ça prend de la vision pour réussir, pas de la bureaucratie, des structures et des syndicats éternellement insatisfaits.
Parents du Québec, reprenez votre place au centre de toutes les décisions. Remettez le gouvernement à sa place… très loin derrière vous et vos choix. Les enfants comptent sur le courage de leurs parents, pas leur à -plat-ventrisme!
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Enseigner, c’est un art.
Or, tout le monde n’a pas le même degré de fibre artistique.
La vision de l’éducation telle une chaîne de montage est un échec, sur toute la ligne (sans jeu de mots).
Ce qui fonctionne…
Enfin bref, l’obsession maladive du ministère de l’Éducation pour la préservation à tout prix de sa bureaucratie malsaine et ses règles centrées sur tout sauf l’enfant détruisent, un peu plus chaque jour, notre société.
Près de 50% de nos jeunes garçons ne terminent jamais leur secondaire. Ça oscille autour de 25-30% pour nos jeunes filles, selon les années. C’est une catastrophe.
Et pourtant, le ministère continue de canaliser une large part de son énorme budget pour faire vivre des « structures » qui ont tout à voir avec ce qui vampirise le réseau et enlève les ressources essentielles qui auraient dû être utilisées pour des services directs aux enfants.
La ministre Michelle Courchesne se moque apparemment des parents, des enfants et de leurs enseignants lorsqu’elle parle d’un plan pour réduire le décrochage scolaire de 11%… d’ici 2020!
Ça en dit long sur sa totale incompétence à stopper la saignée qui a cours en ce moment.
Les parents doivent unir leurs forces vives avec celles des professeurs et ceux qui donnent des services directs aux enfants. Le ministère de l’Éducation a perdu le Nord et ils sont à la dérive, de réforme en réforme et d’échec en échec.
Un enfant, c’est le bijou le plus précieux d’une société qui aspire à se perpétuer et à croître.
Les mandarins du pouvoir, dans leur haute tour à Québec, n’y comprennent absolument rien et dilapident notre argent dans une suite sans fin de sottises qui n’aident pas les enfants, aujourd’hui, à libérer tout le potentiel qu’ils ont, en eux.
Chaque enfant est différent.
Les écoles-usines ne fonctionneront jamais.
Aussi bien établir ça clairement dès maintenant parce que Michelle Courchesne, elle, semble totalement incapable de se faire à l’idée que la richesse d’une société tient à sa diversité et à la valorisation sans réserve de cette diversité.
Et une société qui se respecte ne drogue pas ses enfants, grâce à la complicité d’une ribambelle de « lo-logues » qui font de l’argent en bourrant les enfants de pilules qu’ils ne prendraient jamais, eux-mêmes. Un enfant est différent? Qu’on s’adapte! Le droguer n’est PAS une option. Ni maintenant, ni jamais. Il y a plein d’autres moyens pour favoriser l’équilibre d’un enfant, notamment via une alimentation irréprochable, beaucoup d’activité physique (genre, beaucoup, beaucoup, beaucoup… et sans réserve, comme lorsque les enfants courraient dans les prés, à l’époque où l’on vivait en campagne) et aussi, des torrents d’amour, d’appréciation, d’écoute et de temps de qualité passé à réinventer le monde, avec les autres membres de la famille.
Les enfants ont les yeux remplis de magie.
Le ministère de l’Éducation, avec votre argent, sert une bouette éducative généralement abjecte à nos petits amours. Même si les professeurs font l’impossible pour rendre ce contenu attrayant, c’est à des années lumières de ce que ça devrait être… et tout le monde le sait mais personne ne parle.
Le gouvernement, c’est la « business » du contrôle, de l’uniformisation et la réglementation.
Et c’est à ces zigotos qu’on confie l’avenir académique de nos enfants? Quelle énorme erreur! La relation parent-enfant-enseignant fait des pas de géants pour le développement d’un enfant comparé à la médiocrité perpétuelle des méga-structures.
En fait, c’est pour toutes les mauvaises raisons qu’on tolère la misérable culture scolaire gouvernementale et les parents qui ont le temps de vraiment voir à l’éducation de leurs enfants finissent invariablement par se serrer la ceinture et les envoyer au privé où existe, plus que partout ailleurs, une relation très étroite entre les parents, les enfants et les enseignants.
Il y a bien sûr des oasis d’excellence à même le système public, essentiellement entretenus par des professeurs au talent hors du commun et l’inverse est vrai aussi, à savoir que dans le privé, on retrouve des poches d’incompétence dont il faut éloigner nos enfants mais règle générale, quand les parents ont le contrôle d’un chéquier, l’école a tendance à concentrer toutes ses ressources sur les enfants au lieu de multiplier à l’infini ses structures bureaucratiques.
Mais qu’importe qu’on préfère ou non le privé, il faut réparer l’école, dans son ensemble.
Et ça doit se faire maintenant… pas en 2020!
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Le ministère de l’Éducation du Québec, maintenant connu sous le nom plus long de ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, continue de se cacher derrière sa jungle administrative.
Si vous croyez que le MEQ est un ministère hautement performant qui place les enfants et leurs parents au sommet de ses priorités, vous allez avoir toute une surprise le jour où vous allez les contacter. De la réceptionniste « boss de bécosse » au spaghetti de boîtes vocales d’employés clé en vacances (tout au long de l’année) jusqu’au cabinet ministériel, vous aurez la nette impression de passer en dernier.
Plus vous aurez à communiquer avec le MEQ, plus vous aurez la nette impression qu’une jungle administrative constituée d’un mélange de bureaucratie crasse, de législation oppressante et de maternage condescendant a été mise en place pour vous faire rager. Tout, en fait, pour vous faire sentir comme un « moins que rien », en tant qu’élève ou en tant que parent.
Même si l’actuelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, fait des apparitions-éclair dans certains médias complaisants pour « passer ses messages » qu’elle est « fine et du côté des contribuables », elle se défile à la vitesse Grand V dès qu’il est question de répondre aux questions serrées des journalistes ou des citoyens — une vraie politicienne, quoi!
Ainsi, les fonctionnaires qui voient aller la ministre Courchesne, nez au vent et la tête légère, ne ressentent pas particulièrement d’obligation morale à prendre leur travail au sérieux alors, par désintérêt, complaisance ou carrément, par incompétence, il se laissent voguer dans la grosse chaloupe de l’Éducation, payée à fort prix par les citoyens pour un service, somme toute, passablement médiocre.
Il ne faut évidemment pas se surprendre de voir le déluge de demandes d’admission dans les écoles privées et ultra-privées du Québec car, après tout, qui veut confier son enfant aux soins d’une organisation prouvant au quotidien son incapacité à « briller parmi les meilleurs » — poser la question, c’est y répondre!
Ainsi, dès que vous tentez d’obtenir de véritables réponses du MEQ, vous devrez combattre une jungle administrative qui semble sans fin, dans toutes les directions…
Alors même si vous avez identifié des lacunes claires dans le système d’éducation du Québec, ne pensez pas qu’en appelant au MEQ pour leur en parler vous aller réussir à changer les choses parce que vous passerez à la toute fin des priorités de tous les niveaux d’interlocuteurs avec qui vous aurez « la chance » de communiquer (à sens unique, malheureusement).
Ce serait tellement merveilleux de dire qu’au MEQ, si un parent se plaint avec des preuves fermes, les choses bougent rapidement dans le meilleur intérêt de l’élève et de ses parents mais non, la jungle administrative vous épuisera et multipliera les embûches artificielles pour qu’en fin de compte, on lui foute la paix!
La vie citoyenne serait tellement plus intéressante si, comme un portfolio d’actions, nous pouvions gérer ce que nous payons en impôts et taxes afin de ne l’investir que dans les ministères qui servent VRAIMENT nos intérêts… disons qu’il ne resterait plus beaucoup de monde au MEQ quand « le bois mort » qui traîne dans tous les recoins de cette jungle aurait été nettoyé.
À quand un ministère de l’Éducation qui éliminera sa jungle administrative afin de se recentrer sur les élèves et leurs parents?
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Nos jeunes québécois n’ont apparemment pas tous accès à la même qualité d’enseignement des mathématiques, selon qu’ils fréquentent le réseau publique ou celui du privé.
Le ministère de l’Éducation a dévoilé, le 2 juillet 2008, les derniers résultats des « examens du ministère » et il y a des disparités inquiétantes entre le public et le privé, dans les résultats obtenus en mathématiques.
Il faut savoir que les étudiants du réseau public ont obtenu une note moyenne de 68% alors qu’au privé, c’est 82,2% pour le même examen de mathématiques. Cet écart est inacceptable. Les élèves du public devraient recevoir, eux aussi, un enseignement de premier ordre et vu les résultats, il semble y avoir encore du chemin à faire.
Malheureusement, la situation est sensiblement la même en français, en anglais ou même en physique où le privé obtient systématiquement des notes plus élevées.
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Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.
La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.
Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.
Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.
Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.
Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.
Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.
Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.
Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.
Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.
Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.
En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.
Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.
Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!
C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.
Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.
La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.
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