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Les devoirs en tant que cancer scolaire et social

Si vous faites quelque chose et que ça ne fonctionne pas, allez-vous continuer?

Bien sûr que non sinon ce serait de l’acharnement hautement contre-productif, pour vous et par extension, pour ceux qui vous côtoient. Une personne n’est jamais aussi malheureuse que lorsqu’il n’y a pas de sens à ce qu’elle fait ou « doit faire ».

Les devoirs, imposés aux élèves aussi tôt qu’en première année, dans le réseau des écoles publiques et privées (à part quelques exceptions), au Québec, ont l’effet d’un cancer sur notre réseau scolaire, d’une part et sur la société, de l’autre.

Ce n’est pas pour rien que tant d’enfants, de parents, d’enseignants compétents et de pédagogues responsables décrient les devoirs comme étant une punition cruelle pour masquer, en premier lieu, l’incompétence du professeur à « passer sa matière » et en second lieu, l’incapacité du système éducatif, dans son ensemble, à offrir un cursus académique « de jour », adapté aux réels besoins des enfants qui, comme les adultes, ont besoin de se reposer, en soirée, pour être capables de fournir une bonne performance, le lendemain.

C’est tellement évident et pourtant, l’armée de fonctionnaires au ministère de l’Éducation continue, pour faire image, à s’assommer dans le mur en pensant que le mur va finir par se tasser! Venant d’individus censés travailler dans le meilleur intérêt de nos enfants, l’obsession des mandarins du pouvoir, en éducation, pour les devoirs « obligatoires » prouve qu’ils n’ont rien compris au processus « normal » de transmission de la connaissance (et non la fameuse « Ã©valuation des compétences », sigh), au fonctionnement du noyau familial typique et à la société, en général.

À la base, il faut savoir qu’un humain normalement constitué et intelligent oubliera 80% de ce qu’il aura appris, au cours d’une journée. Ce pourcentage « d’oubli normal » grimpe à plus de 95% lorsque l’apprentissage a lieu en soirée ou à un moment où l’individu est plus fatigué. Ça en dit long sur les chances de succès d’une stratégie basée sur des « devoirs le soir », en revenant d’une longue journée passée à plancher, assis sur des bancs d’école.

Le gros bon sens, à lui seul, devrait torpiller, une fois pour toutes la théorie tordue voulant que les devoirs soient la panacée pour parfaire l’apprentissage. C’est une position férocement défendue par les syndicaleux et autres professeurs incapables d’enseigner correctement et qui, pour masquer leur incompétence plus ou moins déclarée, tentent de faire passer sur le blâme des parents qui, ô scandale, n’auraient pas correctement « accompagné leur enfant », lors de la « période de devoirs », devant avoir lieu chaque soir de semaine et chaque week-end, sans supervision académique ni formation préalable offerte aux parents.

Autrement dit, les devoirs, tels qu’ils sont forcés dans la gorge des enfants, en ce moment, au Québec, représentent une insulte suprême et protège le lot de professeurs carrément incompétents qui perdraient leur emploi s’il fallait les évaluer pour leur capacité réelle à passer le contenu éducatif durant les longues heures de classe imposées aux élèves qui, pourtant, sont à leur disposition, jusqu’à cinq (5) jours par semaine.

Mais il n’y pas qu’un noyau dur de professeurs incompétents et malveillants qui font la promotion active des devoirs, il y a aussi un océan de fonctionnaires aussi insignifiants qu’incapables de voir le tort de leur absolutisme en faveur des devoirs et qui conçoivent des programmes académiques où les devoirs doivent absolument être administrés tant la quantité de matière à voir dépasse ce qu’il est possible de montrer, en classe.

Ce n’est pas clair si ce sont les professeurs incompétents (ou désintéressés) ou les fonctionnaires déconnectés qui minent le plus les chances de nos enfants de réussir un véritable programme de transmission de connaissances mais une chose est certaine, à savoir que leur action combinée cause des torts irréparables à notre jeunesse.

Avec des taux de décrochage de 40% chez les garçons et de 25% chez les filles, en plus d’un épuisement généralisé de la population estudiantine, il ne fait plus de doute que la sonnette d’alarme a été tirée et qu’on soit rendu au point où des correctifs doivent être apportés à notre système d’éducation.

En enlevant les devoirs à faire à la maison, il est possible de penser à incorporer un petit 15 minutes à une demi-heure de devoirs activement supervisés, avant l’heure du dîner et entre 30 et 45 minutes, avant de partir pour la maison, en fin de journée. Mais lorsque l’enfant quitte l’école, il a sa soirée à lui. Il a terminé sa journée et il peut penser à aller jouer au hockey-bottine avec ses amis ou encore, investir du temps dans un projet qui le passionne.

Et les parents, en l’absence de devoirs, peuvent cesser d’essayer de jouer aux professeurs de « cours classiques » et ont ENFIN le temps de transmettre des connaissances qu’ils maîtrisent bien, dans une foule de domaines où ils se sentent en confiance pour faire progresser leurs enfants au lieu de s’auto-humilier sur une base permanente en essayant, tant bien que mal, de faire le même travail qu’un professeur qui, vu l’existence-même des devoirs, prouve de manière implicite qu’il n’a même pas été capable, lui-même, de bien passer la matière de son cours.

Sans les devoirs, fini les soirées où il est impossible de faire des activités en famille — à part les devoirs.

Dans un Québec où les soirées appartiennent aux enfants et à leur famille, l’imagination des uns et les passions des autres peuvent enfin fleurir, un bloc Légo à la fois et une marche en forêt à la fois. Il n’y pas que les devoirs, dans la vie. Les professeurs incompétents ne l’ont pas compris et les fonctionnaires du ministère de l’Éducation préfèrent tourmenter les enfants et leurs parents que de se rendre à l’évidence et constater leur échec, sur presque toute la ligne, avec la stratégie viciée, à la base, des « devoirs à tout prix » qui continue à nous ronger, tel un cancer qu’on ne traite pas.

Laissés sans surveillance, aussi bien les professeurs incompétents, ceux qui n’aiment pas les enfants et qui en ont marre de faire ce qu’ils font, que les fonctionnaires syndiqués jusqu’aux oreilles qui ne pensent qu’à leur prochain voyage à Cuba, peuvent causer un tort immense et largement irréparable à nos enfants, aux familles et à la société québécoise.

Hélas, c’est le pire qui est en train de se produire.

Les devoirs n’ont plus leur place, dans le Québec d’aujourd’hui. Les soirées doivent désormais appartenir aux enfants et à leur famille pour qu’il reste assez de temps pour équilibrer l’école dans l’écosystème social qui, lui aussi a son importance.

Au moment d’écrire ces lignes, nos enfants sont forcés de passer leur journée assis sur une chaise droite et une fois arrivés à la maison, ils sont encore forcés de passer de longues heures assis, la tête dans les nuages (parce que c’est NORMAL, à cette heure, de vouloir « déconnecter » de sa journée de labeur intellectuel) et le cÅ“ur malheureux de ne pas pouvoir faire autre chose.

Tant que les parents québécois choisiront de jouer le jeu des incompétents qui refusent de prendre leurs responsabilités d’enseignants à cÅ“ur en protégeant le temps libre des enfants, le soir, en passant la matière de jour au lieu de se bercer d’illusions en prétendant pouvoir les « parfaire », de soir, il y aura des profiteurs (enseignants et fonctionnaires) qui vont ambitionner et abuser des devoirs, poussant directement un nombre effarant d’enfants vers le décrochage scolaire ou une forme ou une autre d’épuisement ou de découragement.

Il existe bien sûr des parents qui n’aiment pas leurs enfants et qui vont continuer à se battre, bec et ongles, pour maintenir l’obligation formelle des devoirs mais heureusement, ils ne constituent pas la majorité. Ils parlent fort mais ils refusent de constater, froidement, l’ampleur de l’échec de leur approche, à la fois malsaine et même, malveillante.

Revenons à la base: choisissons collectivement ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.

Terrassons le cancer des devoirs, le soir.

Faisons collectivement confiance à nos enfants. Laissons-les s’intéresser aux milles sphères de la vie qui ne sont jamais (ou rarement) abordées, dans nos écoles.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, qui se réalisent et qui ont une motivation naturelle pour un sujet qui les passionne. En redonnant leur temps libre à nos enfants, nous leur prouvons que nous croyons en eux. En les condamnant aux devoirs, nous donnons raison aux technocrates inhumains qui multiplient les règles tatillonnes qui sont censées encadrer chaque petite seconde de nos vies.

Ne laissons pas l’inertie nous scléroser et donnons à nos enfants le temps dont ils ont besoin pour se découvrir et du même coup, comprendre le monde autour d’eux afin que, le moment venu, ce soit plus facile, pour eux, d’y trouver leur place.

Aurons-nous le courage de miser sur nos enfants et non sur la doctrine obsessionnelle des devoirs? C’est à vous d’y voir…

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La rentrée scolaire de l’automne 2009

Techniquement, l’été n’est pas encore terminé mais dans les jours qui viennent, ce sera le retour en classe pour des centaines de milliers d’enfants, partout au Québec.

Rares sont les parents qui ont eu le temps —ou les moyens— de faire ce qu’ils voulaient, avec leurs enfants. Récession oblige, les heures de travail sont plus longues et le temps de famille passe en deuxième. Et là, ces enfants qui n’ont peut-être pas reçu toute l’attention qu’il aurait fallu, de la part de leurs parents, vont reprendre le chemin de l’école.

À quelques heures du début des classes, plusieurs enfants ont des papillons dans l’estomac mais ils ne sont pas les seuls, un bon nombre de parents aussi ont une sorte de boule dans la gorge à voir repartir leurs enfants en autobus jaune, le matin.

Il sera encore possible de s’amuser en famille les week-ends d’automne mais malheureusement, l’orgie de devoirs va venir bousiller les plans familiaux, à chaque fois. Les professeurs des écoles publiques (et de plusieurs écoles privées ne desservant pas l’élite) étant encore bornés à surcharger les élèves de devoirs, la plupart des familles vont devoir composer avec ce fléau qui ne contribue même pas au développement des élèves.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, les professeurs verront à briser les dos des enfants grâce à des sacs d’école beaucoup trop lourds pour eux. Ce serait simple d’utiliser des manuels divisés en chapitres détachables (s’il faut « absolument » qu’il y ait des devoirs) mais non, ça semble trop compliqué à implémenter. Alors, les scolioses du dos vont continuer à faire souffrir des milliers d’enfants, d’un bout à l’autre du Québec.

Parmi les bons côtés du retour à l’école, il y a les bons amis et les bons professeurs. Dans un cas comme dans l’autre, ça rend l’école bien plus agréable. Même si le ministère de l’Éducation du Québec fait son possible pour bureaucratiser et déshumaniser l’école, les enfants (qui savent encore s’émerveiller) et les bons professeurs trouvent encore le moyen d’insuffler de l’humanité dans cette structure quasi-militaire, dirigée du haut vers le bas.

Alors voilà, c’est le retour en classes et ça ne laisse personne indifférent…

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Les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

En ce qui concerne les devoirs, ceux qui aiment vraiment les enfants savent déjà que les devoirs de type « par cÅ“ur » ne favorisent pas leur apprentissage et peuvent même les décourager de s’intéresser à l’école.

C’est pourquoi, dans les écoles d’élite, il n’y a PAS de devoirs obligatoires — que des lectures très légères (maximum 15 minutes) et facultatives qui seront reprises dans les périodes d’études sous supervision des professeurs, à l’école.

En fait, pour les enfants de l’élite, la période des devoirs à l’école équivaut à une période de classe mais elle a généralement lieu dans une grande salle d’étude ou encore, dans une section de la bibliothèque.

Les questions par rapport aux devoirs sont immédiatement répondues par les professeurs ou leurs assistants, voire même des collègues de classe.

Lorsque ces enfants repartent pour la maison, vers 15h50, ils ont l’esprit tranquille et la soirée bien à eux pour aller s’amuser dehors et faire des activités enrichissantes avec leurs parents. Pas surprenant que les écoles d’élite réussissent aussi bien!

Pendant ce temps, dans les réseaux publics et privés (qui ne reçoivent pas les enfants de l’élite), des professeurs trop souvent incompétents tentent de cacher leur médiocrité en surchargeant les enfants de devoirs à « terminer » à la maison pour ensuite pouvoir blâmer l’enfant si celui-ci ne réussit pas son année. Des milliers de professeurs syndiqués procèdent ainsi, partout au Québec. Pas surprenant qu’ils soient d’aussi farouches défenseurs des devoirs!

En fait, ces professeurs pro-devoirs ne seraient JAMAIS capables d’obtenir un emploi dans une école d’élite tant les directions de ces établissements sont allergiques à une telle mentalité qui assume que le temps de classe n’est pas suffisant pour « passer la matière » alors qu’un bon professeur, lui, sera capable de stimuler la curiosité des élèves afin de leur transmettre tout le savoir nécessaire et ce, dans le temps qui lui est imparti.

Mais la question fondamentale demeure: les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

Et bien, le Conseil canadien de l’apprentissage a publié un article sur la question et sans dire qu’ils ont nécessairement la réponse finale à cette importante question, ils tirent les conclusions suivantes:

  • Les devoirs qui exigent une participation active de l’élève, comme décider de la stratégie à adopter pour résoudre un problème de mathématiques, sont plus susceptibles d’être efficaces que, par exemple, la répétition par cÅ“ur.
  • En ce qui concerne les trois études portant sur les élèves du primaire, aucune ne concluait que les devoirs étaient profitables aux élèves plus jeunes.
  • Il semble que c’est aux élèves qui réussissent le moins bien que les devoirs profitent le plus.
  • L’examen du CCA vient confirmer la règle de Harris Cooper selon laquelle la durée des devoirs ne devrait pas dépasser 10 minutes par niveau scolaire par jour (un élève de 8e année, par exemple, ne devrait pas avoir à consacrer plus de 80 minutes à ses devoirs chaque jour).

Ouf! On se trouve à des années-lumières de l’obsession des devoirs qu’on retrouve dans le réseau public québécois et dans certaines écoles privées moins bien avisées…

En insistant pour que les devoirs soient faits à l’école, les écoles d’élite assurent que la qualité de vie, à la maison, ne sera pas perturbée. C’est absolument fondamental de préserver la qualité de vie « après l’école » parce que c’est un moment où les familles se retrouvent et prennent le temps de communiquer.

Il n’y a pas que l’école, dans la vie.

Les enfants les plus épanouis sont ceux qui ont le temps de jouer avec leurs parents mais aussi, le temps de rêver et de pratiquer un hobby qui les passionne. La surcharge obsessionnelle de devoirs de trop nombreux professeurs détruit la vie de famille, mine les relations parents-enfants et contribue à bouziller l’enfance de nos petits amours.

Si les enfants ne jouent pas dehors et ne se dépensent pas assez physiquement, ils vont développer des problèmes de santé physique… et probablement psychologiques. En disant NON aux devoirs —et peut-être oui à des travaux très légers mais toujours facultatifs— les parents du Québec s’assurent que leurs enfants auront un temps bien à eux pour se découvrir et se réaliser.

Si votre école croit encore que les devoirs sont la véritable voie vers la réussite, n’hésitez pas à puiser des références dans cette importante étude (en anglais, il y a beaucoup plus de détails) pour les confronter et leur faire entendre raison. En préservant le temps « de soir » pour les familles, votre école sera forcée de se réinventer pour devenir plus performante « de jour »… comme dans les écoles d’élite.

C’est inconcevable que les enfants de familles fortunées aient droit à leur temps « de soir » bien à eux alors que tous les autres croulent sous des montagnes de devoirs aussi inutiles que mal avisés.

Les parents du Québec doivent dire NON aux devoirs mais pour que ça fonctionne, il faut que l’école se prenne en main et fasse « ses devoirs », à l’interne. Qui plus est, les parents aussi doivent s’assurer qu’après l’école, les enfants aient le droit de jouer dehors (notamment avec des amis du quartier) ou de cultiver leur passion pour un hobby constructif mais il ne faut pas que ce soit du temps évaché devant la télévision!

Les enfants ont besoin d’ordre, de discipline et d’orientation mais ils ont aussi besoin de liberté, de rêve et de stimulation variées.

L’absence de devoirs obligatoires à la maison constitue la pierre angulaire de la réussite de ce virage où nos enfants auront enfin le temps d’être eux-mêmes « de soir » et le lendemain, de retour à l’école, ils se sentiront vraiment ressourcés et prêts à apprendre efficacement la matière qui leur est transmise.

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Des sacs d’école toujours trop lourds

Même après avoir dressé un bilan peu reluisant du recours à des sacs d’écoles boulimiques dans les écoles du Québec, il semble que le système scolaire ne se dompte pas et reviendra, cette année encore, à la charge avec des sacs d’écoles si lourds qu’ils risquent d’endommager, à nouveau, la santé du dos de nos enfants!

On dirait ce constat sorti tout droit d’un roman de science fiction macabre où les administrateurs scolaires feignent de ne pas se rendre compte que les proverbiaux « sacs de briques » causent un tort, parfois irréparable, à tous les élèves qui sont forcés de les trimbaler.

À l’approche de la rentrée scolaire 2008, l’Association des chiropraticiens du Québec (ACQ) tient d’ailleurs à rappeler aux écoliers que le port inadéquat du sac à dos augmente les risques de contracter des problèmes au dos, sans parler de toutes les autres complications.

Puisque les os des jeunes ne sont pas tout à fait formés, une pression trop grande sur leur dos peut entraîner une mauvaise posture ou pire, une déformation de la colonne vertébrale.

La règle générale veut qu’un sac d’école ne doive jamais dépasser 10% du poids de l’enfant alors si vous petit amour, en 2e année, pèse 60 livres, il ne devrait jamais trimbaler des charges de plus de 6 livres.

Pourtant, presque toutes les écoles québécoises bafouent ces proportions en surchargeant les enfants de travaux à faire à la maison… à l’aide de gros livres (jamais divisés en chapitre « détachables »).

Bien entendu, au-delà de cette règle élémentaire, il faut ajuster correctement les bretelles, porter le sac comme il se doit (bien appuyé sur les deux épaules) et répartir intelligemment la charge, avec les livres les plus lourds placés les plus du dos.

Dans le cas où un enfant porte son sac à dos à l’aide d’une seule bretelle, sur une base régulière, il force les muscles de sa colonne vertébrale à compenser ce poids réparti inégalement dans son dos, augmentant du même coup les risques de blessures, souvent permanentes.

Handicaper nos enfants pour la vie ne devrait -pas- faire partie de la mission première des écoles.

Pourtant, chaque fois que les professeurs font le choix d’acheter des livres mal conçus (sans petits modules facilement détachables pour en reduire dramatiquement le poids lors des transits) et qu’il omettent de se concerter, entre eux, pour éviter les surcharges, il y a un manque grave qui ne peut pas être tolérés par les parents qui veillent à la bonne santé de leurs enfants.

Même si de nombreuses directions scolaires ne prennent pas ce problème de santé publique au sérieux, la nature permanente des blessures induites par des sacs d’écoles trop lourds devrait les exposer à de coûteuses poursuites et même, à des recours collectifs car, encore une fois, il ne semble y avoir que les poursuites judiciaires aux lourdes conséquences financières qui font réfléchir ces individus en position d’autorité qui n’exercent manifestement pas leur meilleur jugement et conséquemment, mettent en danger la santé des enfants qu’ils sont censés protéger… et instruire.

Voyez à la santé du dos de votre enfant parce qu’il semble que de trop nombreux professeurs, eux, n’y prêteront aucune attention.

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Approche gagnante pour les devoirs

La plupart des parents qui doivent composer avec les devoirs, le soir, à la maison, se disent mal équipés pour conduire de manière productive cet épisode qui peut s’avérer pénible s’il se déroule de façon irrégulière.

Pour vous rappeler les pointeurs importants, voici quelques règles de base à suivre pour un élève de secondaire 3.

Tout d’abord, sachez que les élèves suivent 4 cours d’environ 70 minutes chacun, à chaque jour d’école. Dans les écoles publiques québécoises, il est recommandé que l’élève passe 15 minutes par cours, pour ses devoirs, à la maison — pour les 4 cours, cela équivaut à 1 heure.

Il va de soi que si la matière s’avère plus difficile, l’élève peut être tenté de déborder de ses 15 minutes par matière mais il faut, en tant que parent, résister à l’envie de laisser étudier son enfant pendant trop longtemps parce qu’alors, il pourrait empiéter sur les autres périodes très importantes de sa journée à savoir que le parcours usuel de l’élève, une fois arrivé à la maison devrait comprendre (1) une période pour jouer dehors ou se détendre, (2) une période de devoirs (plus courte) avant le souper, (3) le souper, (4) la suite des devoirs (ou la période longue d’une heure, selon l’agenda), (5) une autre courte période de détente, (6) les bains (s’ils sont pris le soir) et (7) le coucher vers 8h pour que l’enfant ait le temps de bien se reposer.

Les parents doivent prendre la peine de superviser leurs enfants en soirée pour leur rappeler quand ils peuvent jouer et quand ils doivent faire leurs devoirs. L’idéal serait de ne pas avoir de devoirs à faire à la maison mais il y a encore trop d’écoles qui adhèrent à la logique des devoirs, aussi contre-productive puisse-t-elle être, alors il faut faire avec (ou si vous en avez les moyens, envoyer son enfant dans une école ultra-privée où ils ont compris que l’enseignement de très haute qualité peut diminuer de manière significative, voire totalement, la nécessité de donner des devoirs).

La discipline lors de la période des devoirs doit cependant s’accompagner d’une assistance lors des interrogation de son enfant face à des points, dans la matière à réviser. En tant que parent, on peut se surprendre que notre enfant ne comprenne pas certains points de la matière mais il faut savoir que ce n’est pas toujours de sa faute car certains professeurs « pédagogiquement handicapés » donnent des devoirs sur la matière qui n’a pas été pleinement comprise par tous en classe et qui plus est, les professeurs les plus zélés vont jusqu’à exiger que l’élève prenne « de l’avance » sur de la matière qui n’a pas encore été dûment abordée durant les cours. Ces professeurs doivent être sévèrement mis à l’index par les parents et la direction puisque leur approche est profondément anti-pédagogique et risque de nuir considérablement à la confiance en soi des enfants et pire encore, de les décourager de l’école. Si vous croyez que votre enfant a de la difficulté dans ses devoirs en raison des techniques inappropriées d’un professeurs, parlez-en à la direction de l’école.

Si pour une raison qui vous appartient, l’horaire familial ne permet pas qu’un devoir soit fait, rédigez simplement une note à votre enfant qui l’apportera à son professeur.

Ne négligez pas d’aménager autant de « temps libre » que possible dans l’agenda « du soir » de vos enfants afin qu’ils aient le temps de penser par eux-même, de s’intéresser davantage à ce qu’ils aiment vraiment et de rêver à autre chose qu’à l’école.

Votre enfant gagnera bien sa vie s’il a appris de nombreuses choses à l’école, certes mais il gagnera sa vie mieux que la moyenne s’il a développé son imagination pour résoudre de manière créative des problèmatiques pour lesquelles des solutions peuvent être monayées.

Autrement dit, ce n’est pas tout de savoir réciter son ABC, il faut pouvoir faire danser chaque lettre de manière plus inventive que le voisin pour se démarquer du lot — ce qui est unique n’a pas de prix alors assurez-vous que votre enfant, à sa mesure et selon ses intérêts, se réalise pleinement et puisse ainsi se préparer pour miser sur ce qu’il a de mieux, tout au long de sa carrière.

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