Au Québec comme ailleurs, les troubles d’apprentissages, incluant les déficits d’attention, doivent être adressés adéquatement pour éviter que les élèves qui ont des besoins particuliers ne fassent pas les frais d’une gestion de classe qui ne tient pas compte de leurs difficultés.

Parlez à n’importe quel professeur ayant quelques décennies d’ancienneté et il vous le confirmera, le nombre d’élèves devant composer avec des troubles d’apprentissage a explosé, au cours des dernières années.

Cette augmentation d’élèves avec des besoins particuliers aurait dû s’accompagner d’une hausse proportionnelle d’éducateurs spécialisés (ou d’aidants pédagogiques) pour les accompagner et assurer leur réussite scolaire. Hélas, les élèves avec ces besoins particuliers sont généralement laissés à eux-mêmes dans des classes où, trop souvent, les professeurs (majoritairement des femmes) ignorent sciemment leurs besoins pour se concentrer sur la gestion de classe. Autrement dit, trop de professeurs prennent la voie de la facilité en choisissant d’ignorer les besoins particuliers des enfants.

Ce faisant, ces enfants qui auraient très bien pu apprendre —avec un petit coup de pouce supplémentaire— deviennent désabusés de l’école et considèrent alors le décrochage pour en finir avec une école qui ne les comprends pas.

C’est très grave parce que pour chaque enfant avec des besoins particuliers qu’on néglige, notre société va en payer le prix fort plus tard, ne serait-ce qu’en opportunités manquées.

Notre société investit des dizaines de milliards de dollars pour assurer le confort de ses aînés mais un effort équivalent ou supérieur devrait être fait pour les enfants qui souffrent dans nos écoles. Ces enfants souffrent parce que l’enseignement est livré pour ceux qui apprennent sans ces fameuses difficultés d’apprentissage. En métissant les classes au lieu de regrouper ceux qui ont besoin d’aide, notre système d’éducation laisse tomber ceux qui n’ont pas la capacité d’apprendre, de se concentrer ou de garder leur motivation, comme « les autres ».

Pire, avec 40% de garçons qui décrochent et 25% de filles qui font de même, on constate que le problème est généralisé aux deux sexes et non uniquement aux jeunes garçons, comme certains le croyaient.

Du point de vue des professeurs, on retrouve un noyau dur de femmes professeures qui militent pour qu’on drogue les enfants avec du « speed », une drogue de synthèse vendue sous des noms comme Ritalin. Et de plus en plus, on entend parler du Biphentin, de la méthylphénidate à libération contrôlée qui stimule l’enfant ou plutôt, qui « brûle » son système nerveux, pour le bénéfice des « me-dames professeures » qui veulent enseigner à des zombies plutôt que de se donner la peine de prendre les enfants pour ce qu’ils sont… à savoir, des ENFANTS.

Pourquoi cibler les femmes professeures qui font tout un plat des enfants qui « ne suivent pas bien le groupe »?

Parce qu’un enfant a besoin de bouger BEAUCOUP PLUS que les quelques moments de récréation qui sont prévus à son horaire. C’est alors NORMAL qu’un enfant soit moins attentif et les professeurs devraient en tenir compte. Ce sont des enfants et ils sont forcés de jouer à la poupée docile durant de longues heures, qu’importe leurs réels besoins, dont celui de bouger et de se dépenser.

Ainsi, le Québec est devenu le haut-lieu des drogues administrées aux enfants.

Wow… on va bâtir une belle société avec des professeures qui réclâment avec insistance que les parents acceptent de DROGUER leurs enfants pour qu’en retour, ils soient capables d’endurer leur enseignement souvent répétitif et sans saveur (parce que si c’était intéressant, pour vrai, même les enfants ayant des difficultés d’apprentissage écouteraient).

Et il y a des professeurs qui ont compris qu’enseigner, c’est un geste d’amour… et EUX s’occupent bien de tous les enfants dans leur classe en créant une dynamique inclusive où des plus forts sont jumelés aux plus faibles et où l’enseignement en blocs séquentiels clairement délimintés facilitent la réussite de tous!

Ces professeurs font davantage appel à la psychoéducation, la zoothérapie, la manipulation d’outils sensoriels et en gros, ils se servent de leur génie et de leur imagination pour créer des classes innovantes où tous les élèves apprennent… sans avoir à les droguer.

Bravo à ces professeurs dans l’âme. De vrais pédagogues qui ont compris qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions.

Les professeurs qui ont des enfants drogués, devant eux, à chaque jour d’école, devraient se poser de GROSSES QUESTIONS sur leur compétence à enseigner.

Ce n’est PAS NORMAL que nos enfants doivent être drogués dans presque toutes les classes du primaire et du secondaire, au Québec. C’est bien beau argumenter que ça facilite la sacro-sainte « gestion de classe » et que ça facilite « la réussite scolaire » mais qu’en est-il des effets sur la santé? Sur la vie sociale? Sur le développement cognitif de l’enfant? Là, les professeurs-pro-drogues s’en lavent les mains en prétextant que ça ne les concerne pas!

En tant que parents de ces enfants, le point de vue est bien plus large et ces questions sont d’une grande importance d’où l’absolue nécessité que les parents exigent de l’école qu’elle s’ingénue à trouver des solutions AUTRES que de proposer de droguer leurs enfants.

Nos beaux enfants méritent qu’on s’occupe d’eux.

Il faut combattre cette approche de gestion de classe où chaque enfants disparaît pour faire place à une masse d’élèves qui doivent obéir aux besoins du professeur tout en cessant, trop souvent, de répondre aux leurs. Et en plus, ça ne fonctionne même pas. Le décrochage continue et nos enfants sont blessés à vie par la prise quotidienne de drogues.

Certains parents disent que les drogues ont « aidé » leurs enfants à suivre en classe et qu’en conséquence, ils ont augmenté leur estime personnelle. Ceci dit, ces parents ont constaté, de première main, à quel point leur école les a laissés tomber parce qu’ils n’ont PAS tout tenté avant de proposer le recours aux drogues.

Les professeurs ont un rôle clé à jouer… et ils sont décemment payés pour le jouer. Ils doivent protéger l’intégrité physique des enfants, lorsqu’ils sont sous leur responsabilité. Le fait de vouloir faire droguer un enfant contrevient à peu près à toutes les lignes éthiques qu’ils sont censés observer mais ils le font quand même pour avoir de « bons zombies » devant eux… au lieu de se forcer pour trouver des solutions qui ne font PAS appel à des drogues de synthèse.

Enfin bref, le Québec en tant que capitale mondiale de la drogue administrée aux enfants, ce n’est pas exactement un titre qui devrait nous enchanter.

En fait, ça devrait nous inquiéter parce que pour faire plaisir à des professeurs qui n’aiment pas assez les enfants pour les accompagner —dans leurs différences— les parents du Québec plient sous la pression scolaire visant à les faire droguer.

On fait tout un plat de l’usage de la marijuana chez des adultes et pourtant, le même gouvernement qui emprisonne pour la possession de « speed » autorise que cette même drogue soit administrée LÉGALEMENT aux enfants, sous forme de Ritalin, par la mafia pharmaceutique qui s’emplit les poches avec les achats de ces « clients à vie ».

C’est du délire…

On aura beau essayer de banaliser l’usage massif de « drogues légales » chez les enfants québécois, le fait demeure qu’il s’agit d’un énorme problème social qu’il nous appartient de revoir pour éviter d’empirer une situation déjà très préoccupante.

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