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Lorsque j’étais plus jeune, je présentais un bulletin chiffré à mes parents.
La compréhension de ce bulletin était toute simple. Pour chaque matière, il y avait mon résultat juxtaposé à celui de la moyenne de mon groupe. En un coup d’Å“il, mes parents pouvaient se faire une bonne idée de ma performance scolaire, par rapport au groupe dans lequel j’évoluais.
Les résultats exprimés en pourcentage ne mentent pas. Ils sont d’une clarté absolue. Alors que les chiffres alignés sur une feuille ne devraient jamais, à eux seuls, faire foi des efforts fournis par un élève, disons que ça meuble bien une discussion!
Avec les bulletins chiffrés, il y avait aussi des problèmes à savoir que des élèves moins versés dans les différentes matières pouvaient perdre leur motivation, à force de voir leurs notes aussi basses. Dans sa réforme du « renouveau pédagogique », le Ministère de l’éducation du Québec a abruptement mis fin aux notes chiffrées pour les remplacer par des classements alphabétiques passablement difficiles à interpréter.
L’intention de ménager les susceptibilités des élèves les plus faibles était certes louable mais ce bulletin sans chiffres n’a pas reçu l’appui des parents. Après de vives contestations auprès du Ministère de l’éducation, les parents ont gagné leur cause et le bulletin chiffré, pour l’année 2007-2008, a été réintroduit comme étant le « nouveau » bulletin chiffré.
Alors qu’ils sont plus agréables à consulter que les « anciens » bulletins de mon enfance, ils renient presque toutes les modification apportées dans la version alphabétisée, au point où l’on doit se demander si, avec la disparition de toutes les « vertus quasi-thérapeutiques » d’un bulletin noté de A à E au lieu de 0 à 100%, les élèves les plus faibles ne deviendront pas les grands perdants, une fois de plus, de la pression parfois trop forte exercée par une note chiffrée qui dépeint parfois très mal le niveau d’effort consenti pour l’atteindre.
Sans grande surprise, les parent québécois sont ravis que les mandarins du Ministère de l’éducation aient enfin compris que les parents doivent comprendre les bulletins pour bien les accompagner dans leur cheminement scolaire.
Tags: bulletins scolaires, notes chiffrées, notation alphabétique, élèves, enfants, écoles, réussite, suivi, parents
Fatigue, muscles endoloris, maux de dos (incluant la déformation de la colonne vertébrale), engourdissements et douleurs aux articulations ne sont que certains des effects directs des sacs d’écoles trop lourds.
Alors que les adultes se promènent avec des clés USB de 16 Go, des téléphones mobiles avec 8 Go de mémoire, un iPod de 160 Go et lorsque nécessaire, un ordinateur portatif avec un disque dur de 320 Go pour trimbaler tous leurs documents sous formats électronique, les enfants semblent pris au piège du sac d’école surchargé qui, jour après jour, leur cause beaucoup de maux pourtant faciles à éviter.
Des scientifiques ont établi qu’un enfant peut supporter un maximum de 10% de son poids, sous forme de charge et ce, pour une courte période de temps. On peut alors se demander qui force nos enfants à endurer l’assaut quotidien du sac d’école boulimique sur leur frêle charpente en pleine croissance.
Les enseignants se lavent les mains de toute responsabilité en prétextant que « le programme provincial » exige que « toute la matière soit passée en revue », ce qui oblige les écoliers à ramener de lourds volumes à la maison à chaque jour et ce, pour plusieurs matières.
Les directeurs d’écoles disculpent aussi les éducateurs en répétant, à leur tour, que « le programme du MEQ » ne laisse que très peu de flexibilité pour réviser toute la matière. Puisqu’il serait impossible de tout voir en classe, une proportion inquiétante du contenu académique doit être revue à la maison, sans la supervision d’un enseignant.
Au ministère de l’éducation du Québec, on prétexte que les enseignants sont responsables d’administrer la matière et qu’ils ont reçu une formation leur permettant de le faire dans le cadre de leurs cours et à la discrétion de ceux-ci, via les devoirs.
Autrement dit, les enfants sont invités, chaque jour, à un « diner de cons » où ils font les frais —avec leur santé— du manque de considération des enseignants, des directeurs et des concepteurs de programmes éducationnels au MEQ.
Il faut bien se comprendre.
Un jeune enfant qui doit marcher, deux fois par jour, entre sa maison et l’école en ayant à trainer un sac à dos rempli de gros livres devrait se plaindre à la CSST car il s’agit bel et bien d’un abus contre sa personne!
Les parents doivent s’opposer avec force aux enseignants, aux directeurs et aux « grands penseurs » du MEQ qui se renvoient allègrement cette patate chaude pour laquelle ils sont pourtant directement responsables. S’ils ne sont pas capables de s’entendre, ce ne sont pas les enfants qui devraient avoir à en payer le prix… avec leur santé, rappelons-le.
Rares sont les enfants qui ne disposent pas d’un ordinateur, à la maison. Le passage aux documents numériques devient inévitables et pourtant, les écoles continuent de se cantonner dans les livres à la fois dispendieux et lourds. Il est grand temps que la santé des enfants revienne en tête de liste des priorités.
S’il faut éliminer complètement les devoirs alors soit, ce sera pour le mieux.
L’intérêt des enfants doit toujours primer, qu’importe la situation, lorsqu’il est question d’éducation. Malheureusement, on assiste à un véritable effondrement du sens des responsabilités du réseau scolaire qui, faute de jugement ou de volonté, continue d’attaquer la santé de nos enfants.
Et vous, comment réagissez-vous lorsque vous voyez des enfants qu’on surcharge de livres, comme de vulgaires mules?
Tags: sacs d’école, sacs à dos, maux de dos, scoliose, déformation de la colonne vertébrale, stress, fatigue, blessures aux articulations, enseignants, directeurs, meq, devoirs, livres, documents numériques