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Acquérir des connaissances à crédit

Investir dans son éducation ou celle de ceux que l’on aime.

Voilà un concept qui fait l’unanimité, en société mais qu’en est-il lorsque l’éducation coute si cher qu’il faut recourir au crédit pour la financer?

Là, les opinions se polarisent.

D’un côté, il y a ceux qui encouragent le recours aux dettes pour étudier car au terme de celles-ci, il existe —en théorie— une opportunité plus grande de faire valoir les connaissances nouvellement acquises en échange d’une compensation financière si importante qu’elle aura tôt fait d’éliminer la balance de dette à rembourser.

C’est un point de vue qui se défend.

Après tout, de nombreux employeurs ne qualifient désormais que les humains présentant les diplômes jugés essentiels et n’accordent qu’une importance bien secondaire à l’humain.

Pour qu’un individu avance, en emploi, il lui faut payer pour obtenir des diplômes.

Et même là, ce n’est pas une garantie d’emploi (loin de là) mais déjà ça de pris dans la grande jungle de l’emploi où il semble que tous les coups soient permis.

Mais…

Il y a aussi un grand nombre de personnes qui s’insurgent devant le phénomène de l’endettement quasi-obligatoire pour obtenir un niveau d’instruction jugé suffisant dans un domaine propre à favoriser la pleine réalisation des diplômés, aussi bien au plan professionnel que dans les autres sphères de la vie.

En transformant l’éducation en offre consumériste, nous risquons d’en apprécier le prix au point où ceux qui devaient, à l’origine, en bénéficier n’en auront plus les moyens (à savoir, notre jeunesse) — ce qui nourrit l’énorme problème social de l’endettement, dès la fin de l’adolescence.

Au Québec, le programme de prêts et bourses est une catastrophe administrative perpétuelle et une insulte à l’intellect de ceux qui y font appel pour s’épanouir au plan des connaissances mais qui réalisent très vite que cette initiative les confirme dans leur pauvreté relative tant les règles d’attribution des sommes sont contraignantes et mal avisées.

Notre jeunesse fait les frais d’une société en faillite technique qui ne sait plus comment aligner ses priorités.

L’éducation à crédit, au Québec, serait-elle un signe clair que les valeurs nobles qui devraient guider notre processus éducatif ont cédé le pas au vacuum de valeurs morales des banquiers qui ont, dans une large part, troqué leur humanité pour l’équivalent technique d’un code à barres?

Ne serait-il pas temps d’exiger l’établissement du micro-crédit de type coopératif, tel qu’expliqué dans cet article?

Notre jeunesse vaut mieux que de se faire livrer aux loups de l’endettement progressif.

L’éducation a un prix, certes mais est-ce qu’il vaut encore la peine de s’éduquer si cela signifie un recours quasi-automatique à l’endettement, pour une majorité d’élèves qui aspirent à un niveau ou un autre d’études dites supérieures?

Le Québec doit se poser des questions et agir dès maintenant pour éviter qu’une situation qui va déjà mal n’aille en empirant — il n’y a rien de bien drôle à endetter nos jeunes pour qu’ils aient le privilège de fréquenter des établissements financés par nos impôts et nos taxes.

Il y a moyen de faire les choses autrement mais il va falloir commencer par se demander s’il est normal qu’au Québec, les connaissances doivent désormais être acquises à crédit.

Tags: crédit, dettes, endettement, écoles, éducation, prêts, bourses, argent, études, étudiants, pauvreté, emplois, ressources humaines, employeurs, appauvrissement, piège du crédit, impôts, taxes, citoyens, jeunes, jeunesse, québec

Pour passer du temps de qualité avec les enfants, en automne…

Pour de nombreuses personnes, l’automne, c’est la plus belle saison de l’année.

C’est un moment privilégié pour redécouvrir les merveilles de la nature alors que les feuilles se mettent à changer de couleur, comme un feu d’artifice au ralenti qui explose, graduellement, dans chacun des arbres. Le sol finit par être tapissé de couleurs vives, des jaunes, des oranges et des rouges aux tons infinis.

Et alors que la nature nous offre un dernier spectacle grandiose avant l’hiver, c’est aussi un temps tout indiqué pour passer du temps en famille, idéalement à s’amuser dehors. Il faut s’habiller un peu plus chaudement mais bon, l’hiver s’en vient alors faut se faire à l’idée que les shorts et les T-Shirt, c’est bel et bien terminé!

Profitez de nos belles campagnes pour aller y acheter des légumes et des fruits bio.

Encouragez nos agriculteurs biologiques et les opérateurs de petites fermettes, dans votre secteur.

Emmenez vos enfants visiter les belles fermes locales où il y verront de nombreux animaux comme des vaches, des chevaux, des moutons (rires assurés), des dindes, des poules et d’autres « stars » de la basse-cour.

L’automne est un moment magique de l’année qu’il faut absolument vivre en famille afin de profiter de tous ces instants merveilleux où la nature se fait tellement belle qu’on a d’autre choix que de se sentir amoureux, inspirés et heureux.

Laissez l’automne québécois vous faire rêver, chers amis — ça reviendra l’an prochain mais bon, faites de cet automne un moment que vos enfants et vous n’oublieront jamais!

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Miser sur les familles

Où en est la famille, aujourd’hui?

Voici ce qu’on observe présentement, dans notre société « moderne »…

  • des jeunes parents, vaniteux et esclaves de leur carrière et l’argent qui en découle, préfèrent laisser leur bébé de six (6) mois dans un CPE plutôt que de s’en occuper (alors qu’ils en auraient les moyens);
  • ces mêmes parents, souvent à l’aise financièrement, qui préfèrent placer leurs parents de plus de 65 ans dans des CHSLD à la première occasion afin de ne pas avoir à s’en occuper;
  • des parents tellement désintéressés de la vie de leurs enfants qu’ils laissent ceux-ci dériver vers des comportements malsains qui sont censés « faire réagir ces parents » mais qui, plus souvent qu’autrement, nuisent au dialogue et mènent à l’incarcération d’enfants dans des « centres-jeunesses », régulièrement utilisés par la DPJ pour « stationner » des « jeunes » en transit (qui ont été arrachés à leur vraie famille, souvent pour des raisons arbitraires).

Nous voyons une désintégration des familles élargies et la montée d’une sorte d’obsession pour l’accumulation de biens matériels, aux dépens de nos relations interpersonnelles et humaines.

Par exemple, les gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux rendent la construction d’habitations bi-générationnelles impossibles (ou à « presqu’impossibles ») en les reléguant aux pires terrains dans les « nouveaux quartiers » les plus reculés. Au lieu de favoriser le noyautage des familles élargies, ces « autorités publiques » nuisent, autant qu’elles le peuvent, aux familles qui voudraient s’entraider.

C’est très grave et ça montre clairement que ceux en qui nous plaçons notre confiance (nos élus) nous ont trahi.

La famille, c’est le contrôle hors des mains gouvernementales.

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Des familles fortes sont virtuellement impossibles à contrôler, de l’extérieur.

Dans des familles soudées, les enfants sont gardés par les grands parents pendant que les parents, dans la force de l’âge, vaquent à leurs activités professionnelles pour revenir, le soir, dans une maison remplie d’amour et de bonheur. Ces familles soudées ne connaissent presque jamais la pauvreté puisqu’ensemble, ils peuvent accomplir de grandes choses (pensez à toutes les compagnies de construction qui ont été fondées par des « & frères », « & fils » et « & cie »… c’était à l’époque où les familles étaient unies).

Les gouvernements, eux, font tout pour promouvoir les familles éclatées.

Pourquoi faire éclater les familles?

Pour isoler chaque membre de la famille et ainsi, le couper de son réseau naturel d’entraide ce qui, du coup, le rend beaucoup plus facile à contrôler.

Pourquoi le gouvernement chercherait-il à mieux contrôler un plus grand nombre de personnes?

Les raisons abondent mais citons simplement une plus grande facilité à dominer par la peur. Peur de manquer d’argent, peur de manquer de nourriture, peur d’avoir peur! La peur, c’est l’arme des faibles et donc, des menteurs, des bureaucrates et de leurs complices politicailleux. Et c’est justement parce qu’ils sont faibles qui ont travaillé (et travaillent encore) si fort pour affaiblir la plus puissante institution de notre société: la famille.

Il nous faut aujourd’hui regagner le plein contrôle sur notre famille en sortant nos enfants des griffes des CPE et nos parents âges des mouroirs (ou CHSLD, c’est selon). Il faut reconfigurer nos milieux de vie afin d’y aménager une place confortable pour tous les membres de la familles qui souhaiteraient y habiter, y compris de la famille plus éloignée qui voudrait venir (comme des cousins ou autres). Il faut aussi reconnecter avec nos voisins et isoler les fauteurs de troubles en s’unissant à tous les bons voisins et en formant un bloc contre eux.

En fait, il faut cesser d’avoir peur du gouvernement.

Il faut que la famille reprenne sa place au-dessus de toutes les autres institutions sociales.

Et il faut que le gouvernement recommence à avoir peur du peuple.

C’est lorsque le gouvernement a peur d’un peuple uni, fort et en santé qu’il cesse d’abuser celui-ci.

Nous sommes surtaxés pour des « services » dont nous n’avons pas besoin. Il nous suffit d’écouter notre cÅ“ur et notre intuition en plus de faire appel à notre intelligence pour comprendre à quel point la famille nous rapproche de la seule vérité qui transcende toutes les autres, à savoir que nous faisons partie d’un tout.

Des forces sombres nous font très mal en manœuvrant pour nous isoler les uns des autres.

Nous devons contrecarrer ces plans diaboliques en tissant des liens plus serrés que jamais avec les membres de nos familles avec lesquels c’est possible (je le dis ainsi parce que certains individus, probablement ceux dont le cÅ“ur est sombre, n’auront aucun intérêt à faire partie de cette revalorisation de la famille).

Il faut créer un climat favorable aux familles pour cimenter le pouvoir à l’intérieur du cercle familial.

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Les enfants doivent vivre sous la pleine protection ainsi que la sagesse des aînés et non celle des employées de l’État, aussi douces et gentilles puissent-elles être.

Même logique pour les aînés qui doivent pouvoir nous transmettre librement et régulièrement leur savoir et qui doivent dormir en paix en sachant que la famille veille à leur meilleur intérêt.

Une famille, c’est une forteresse.

Physiquement, psychologiquement et socialement, vous pouvez y trouver refuge, en tout temps.

Il existe des familles qui ne fonctionnent pas et qui, malgré tous les efforts du monde, ne fonctionneront jamais alors il faut avoir la sagesse de rompre et de recommencer dans un terreau plus fertile afin que, de part et d’autre, une famille forte et prospère puisse croître dans l’amour et le respect mutuel.

Mais à la base, il faut comprendre que nos gouvernements ne feront RIEN pour aider les familles à reconnecter alors cette responsabilité nous revient. Nous devons d’abord sauver ce qu’il reste de nos familles et les rebâtir, une étape à la fois. Ça peut prendre plusieurs années mais il faut commencer avec un rêve, un idéal et des projets, pour y arriver.

Le gouvernement est un mécanisme de contrôle — plus les familles s’affaiblissent, plus ce monstre politico-administratif se sent capable d’exercer  la pleine mesure de ce contrôle, via des taxes, des règles, une bureaucratie étouffante, des emprisonnements plus ou moins justifiés et la diffusion de propagande (ou d’informations dites « d’intérêt public »).

Ce mécanisme de contrôle réagit très mal à la contestation des citoyens « forts » qui posent les bonnes questions et qui s’opposent à l’avancée de l’oppression et comme ceux-ci sont intouchables lorsqu’ils font partie de familles unies, les « forces gouvernementales » vont continuer à les détruire jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’opposition… parce que tout le monde vivra alors dans la peur, en « bons citoyens », isolés dans leur petit salon, campés devant leur télévision, véritable outil de propagande des gouvernements.

Si vous voulez que vos enfants aient un avenir, il va vous falloir reconnecter avec votre voix intérieure et plus que jamais, miser sur votre famille et ceux qui contribuent à la rendre encore plus forte.

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Les autobus scolaires et les bouchons de circulation

Sans climatisation, assis sur des banquettes en vinyle et encombrés de tous leurs sacs, les élèves québécois du primaire et du secondaire ressentent, eux aussi, l’impact des bouchons de circulation.

Et c’est encore pire lorsque le réseau routier est pris d’assaut par des dizaines de milliers de travailleurs de la construction qui bien malgré eux, contribuent à congestionner des routes qui étaient déjà utilisées à pleine-capacité (avant le début de leur chantier-routier).

C’est sans compter les parents qui font un sang d’encre en attendant leurs enfants. Il n’est pas rare qu’un autobus scolaire censé arriver à 16h finisse par arriver, en trombe (pour rattraper le temps « perdu »), vers 16h40 parce que la circulation était beaucoup trop dense.

Ce que vivent les automobilistes, confortablement assis dans de belles automobiles climatisées, les enfants aussi jeunes que 5 ans le vivent dans des « autobus jaunes » qui bruyants, inconfortables et généralement non-climatisés.

Pas surprenant qu’autant d’enfants soient épuisés après leur journée.

Qui plus est, les mêmes bouchons de circulation se produisent habituellement en sens inverse aussi, lors du trajet du matin alors il n’est pas rare que les enfants n’aient même plus de temps pour socialiser dans la cour d’école avant le début de leur premier cours et ça, c’est en admettant qu’ils arrivent à l’heure pour le début des classes!

Oui, les chantiers routiers du Québec en mènent large, en cette période névralgique du retour en classes de septembre 2009. Bien qu’il faille entretenir notre réseau routier, il aurait peut-être été plus sage de le faire de manière plus graduelle au lieu de tout faire au même moment.

Puisque la plupart des chantiers routiers doivent se poursuivre jusqu’en décembre 2009 et même après, souhaitons bon courage aux enfants qui se déplacent dans des autobus scolaires qui, malheureusement, ne peuvent pas encore voler au-dessus des épouvantables bouchons de circulation.

En passant, on dira ce qu’on voudra mais c’est là qu’on voit que les enfants qui ont la chance de recevoir leur éducation à la maison gagnent entre 1h et 2h par jours qu’ils peuvent consacrer à se reposer, à jouer ou à apprendre. C’est très significatif, comme différence. Ça fait réfléchir…

Pour les intéressés, voici quelques exemples de chantiers routiers, à Québec.

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Nouveau design pour le blogue EducationQuebec.com

Si vous consultez régulièrement ce blogue, vous avez probablement remarqué le nouveau design.

Vous avez vu juste car le design de ce blogue vient d’être revu, de fond en comble!

Fini la colonne de lecture d’article qui était trop étroite car désormais, il n’y a que deux (2) colonnes au lieu de trois (3) et ça facilite grandement la lecture des articles qui, parfois, sont assez longs (sans oublier les commentaires).

La couleur verte a été privilégiée parce qu’elle fait référence à la nature et à ce qu’il y a de plus fondamentalement humain, en nous tous. Il y a aussi du noir et des gris pour mettre le vert en valeur.

L’image principale, quant à elle, montre un parent et son enfant qui s’enlâcent plutôt que de montrer des élèves dans une cours d’école ou une classe. Il s’agit de rappeler que l’éducation, au Québec, c’est d’abord une question d’amour envers nos enfants et non d’obsession pour l’obtention d’un quelconque diplôme.

Gardez toujours à l’esprit que la très grande majorité des milliardaires, au Canada et dans le monde, n’ont même pas d’études de niveau collégial!

C’est un rappel cinglant qu’un diplôme n’est pas nécessaire pour réussir financièrement sa vie. Il suffit de suivre sa voie et veiller à développer son plein potentiel.

Dans son ensemble, le nouveau design tente de mettre en valeur la collection d’articles qui forment la solide fondation de ce blogue où, disons-le, les opinions vont souvent à contre-courant de ce qui s’écrit et se dit ailleurs.

Sans être réactionnaire, ce blogue ne fait pas dans la dentelle. Pour faire contrepoids aux opinions parfois pimentées que l’on retrouve, au fil des articles, il fallait un design assez simple, léger à l’Å“il et relativement intuitif.

En espérant que vous aimerez ce nouveau design, permettez-moi de vous remercier de prendre aussi souvent le temps de venir lire les derniers articles publiés ici, dans EducationQuebec.com.

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L’homoparentalité et le contexte scolaire

Au Québec, environ 10% de la population est réputée être homosexuelle — toutes proportions gardées, il s’agirait de l’une des plus importantes minorités du Québec.

Ces homosexuels et lesbiennes qui choisissent de vivre en couple peuvent, à l’occasion, opter pour l’homoparentalité où, généralement, un couple d’hommes adopte un enfant et un couple de femmes donne naissance à leur bébé, à l’aide d’un donneur de sperme.

Il s’agit de modèle sociaux qui ont gagné en visibilité au cours de la dernière décennie, à mesure que la tolérance sociale envers l’homosexualité a cru jusqu’à faire partie d’une certaine normalité.

Il serait illusoire de croire que tous les Québécois sont parfaitement à l’aise avec le concept de « couples homosexuels » et qui plus est, avec ceux qui deviennent des parents en décidant d’élever un enfant dans un modèle parental qui s’éloigne d’une certaine forme la normalité admise (homme-femme).

Évidemment, le sens commun veut qu’un enfant mal aimé dans une famille monoparentale s’en sortira moins bien qu’un enfant aimé dans une famille homoparentale mais bon, cette réflexion ne s’impose pas encore comme un « réflexe social » pour la population majoritairement hétérosexuelle.

Afin d’éviter des dérives liées à une certaine forme d’homophobie à l’école, certains parents homosexuels souhaitent que l’école prenne maintenant à sa charge d’éduquer les enfants, dès le primaire, à propos de leur modèle familial. Le but étant de présenter l’homoparentalité comme faisant partie de la normalité.

En entrevue avec la revue Enfance Québec, Mona Greenbaum, directrice générale de la Coalition des familles homoparentales du Québec, a déclaré ce qui suit:

« Les professeurs ont peur de parler d’homosexualité à l’école. C’est compréhensible mais là n’est pourtant pas la question. Pourquoi s’imposer des barrières? L’homoparentalité fait partie de la diversité familiale, à aborder comme on aborde la diversité culturelle ou religieuse.

On peut simplement expliquer aux enfants qu’il existe différents types de familles, dont des familles homoparentales. [...] Il faut accepter cette réalité et refuser l’intolérance trop souvent présente. Il n’y a pas d’âge pour commencer à parler aux enfants des familles homoparentales.

La discrimination et l’acceptation de l’autre et des différences sont des sujets pertinents même pour des enfant qui dit ses premiers mots! »

Le modèle parental que représente l’homoparentalité gagne certes à être connu, ne serait-ce que pour en connaître l’existence mais certaines questions demeurent…

  • Est-ce que l’école est le bon endroit pour en parler?
  • L’école doit-elle légitimer un modèle parental qui pourrait heurter certaines sensibilités culturelles ou croyances religieuses, ouvrant dès lors la voie à des explications qui pourraient devenir conflictuelles?
  • Comme ce modèle parental, malgré tous les mérites que lui prêtent ses partisans, n’a pas encore un historique très long ou documenté alors n’existe-t-il pas, en ce sens, un danger pour l’école de légitimer une formule familiale qui pourrait, un jour, faire l’objet de remises en question?
  • N’y aurait-il pas lieu d’ouvrir la discussion sur l’homoparentalité entre adultes avant de s’adresser spécifiquement à des enfants?
  • Est-ce que l’acceptation de la différence doit nécessairement s’appliquer à tous les sujets ou devrait-on plutôt faire appel au meilleur jugement de chacun?

Lorsque des informations sont présentées en milieu scolaire, il faut faire attention de ne pas verser dans l’endoctrinement afin de laisser à chaque enfant l’opportunité de se faire sa propre idée sur la réalité du monde qui l’entoure.

La volonté pour la Coalition des familles homoparentales d’insister pour que l’homoparentalité soit abordée à l’école, par les professeurs, pourrait aussi être un sorte de couteau à double-tranchant parce que si les mots du professeur suivent « le discours officiel » mais que son langage non-verbal dit exactement le contraire, ça pourrait renforcer encore davantage le sentiment homophobe et alors, l’opération aurait été une catastrophe, sur toute la ligne.

Que les parents homosexuels le réalisent pleinement ou non, il s’agit d’un sujet sensible qui ne s’aborde pas facilement.

Il s’agit d’un thème tellement sensible que ceux qui portent le mieux le message, actuellement, sont les parents homosexuels qui se comportent de manière responsable avec leurs enfants et qui, un jour à la fois, légitiment leur modèle familial auprès de ceux qui souhaitent mieux les connaître.

Qui plus est, lorsqu’il est question d’homoparentalité, il existe deux réalités diamétralement opposées et une troisième qui comporte également ses particularités…

  • des parents constitués de deux hommes homosexuels;
  • des parents constitués de deux femmes lesbiennes; et
  • des parents hétérosexuels dont l’un a choisi, en cours de route, de quitter son ou sa partenaire hétérosexuel(le) pour vivre avec un(e) partenaire de même sexe.

Comme chacune de ces situations doit être expliquée distinctement pour bien les comprendre, parler de l’homoparentalité, c’est plus compliqué que de parler de la parentalité [hétérosexuelle].

Considérant qu’il n’y a même plus de cours d’éducation sexuelle à l’école, ça fait beaucoup de concepts de nature sexuelle à traiter « Ã  froid » où à peu près chaque prémisse qui va de soi pour un homosexuel ou une lesbienne peut faire l’objet de questionnements légitimes, de la part des enfants, pour lesquels les réponses ne coulent pas toujours de source.

Les écoles qui répondront à l’appel de la Coalition des familles homoparentales et qui présenteront l’homoparentalité à leurs élèves auront à inventer un modèle de communication où l’acceptation de la différence ne viendra pas remettre en question ce qu’une majorité d’enfants considère être la normalité sur laquelle ils fondent une partie de leur personnalité et de leurs choix.

Ce sera un véritable concours d’habileté que d’expliquer l’homoparentalité à des enfants afin de diminuer l’homophobie à l’école. Les groupes d’intérêts privés pro-gais et lesbiennes y verront sûrement une victoire mais certains parents pourraient y voir une utilisation malhabile du temps passé en classe et dès lors, ce qui a commencé par une bonne intention pourrait dégénérer et mener à des échanges qui devraient, en théorie, avoir lieu ailleurs qu’à l’école.

À peu près tout le monde connaît des gais ou des lesbiennes et généralement parlant, les relations entre adultes sont à la fois cordiales et très agréables. Chez les enfants, une bonne partie de l’apprentissage des relations interpersonnelles a lieu à l’école et il me semble que d’insister sur le respect des autres —et non de leurs différences— soit suffisant pour mener à une cohabitation plus harmonieuse des genres.

Le fait d’insister sur la différence de l’autre, en l’exacerbant pour mieux la justifier, me semble malhabile. Le respect de l’autre en tant personne unique me semble plus universel, voire instinctif.

Il appartient aux gais et aux lesbiennes de choisir l’angle qui leur sied le mieux pour expliquer les réalités qu’ils vivent et choisissent de faire vivre aux enfants qu’ils font entrer dans leur vie.

Bien que leurs réflexions aient probablement fait l’objet de nombreuses discussions, en misant sur la caractère unique de chaque personne, ils auraient le mérite de présenter l’unicité d’un individu, en l’occurrence l’enfant (ou encore, l’un ou l’autre de ses parents), avant d’avoir à s’attarder sur des questions liées à l’orientation sexuelle.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les échanges concernant l’homoparentalité ne cessera pas de susciter l’intérêt des uns et des autres, avant longtemps. Si la présentation de l’homoparentalité vient à s’intégrer au cursus scolaire, il y aura alors encore plus d’échanges.

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Plus de parcs pour lutter contre l’obésité infantile

Les parcs contribueraient-ils à réduire l’obésité, chez les enfants?

Et bien, selon une équipe interuniversitaire québécoise dont une des chercheuse vient de révéler certains éléments préliminaires de ses travaux de recherche, il semblerait que OUI.

Les enfants qui vivent dans les quartiers dotés d’un plus grand nombre de parcs, d’espaces verts et d’aires récréatives ont moins de risques de devenir obèses.

Quelques 600 enfants âgés de 8 ans et plus et dont au moins l’un des parents est obèse ont été recrutés pour participer à une vaste étude qui s’étendra sur 10 ans. Interrogée par la revue Forum, Tracie Barnett, de l’université de Montréal, a déclaré qu’il existait un rapport flagrant entre la marche et le nombre de parcs, de terrains de jeu et de terrains de sport se trouvant à proximité du domicile.

Pour chaque parc additionnel situé dans un rayon de 750 mètres de la maison, les filles ont deux fois plus tendance à aller à l’école à pied et, pour les garçons, le temps consacré à la marche et à la détente « physique » augmente de 60% — wow!

La chercheuse estime que ces données préliminaires devraient d’ores et déjà être utilisées dans les programmes de lutte contre l’obésité infantile.

Ajoutons que si les enfants marchent beaucoup et se dépensent physiquement dans les parcs, il y a de bonnes chances pour que les parents aussi demeurent davantage en santé. Même si le parent est obèse, il le sera probablement moins que s’il n’y avait aucun parc à proximité.

Les parcs ne sont pas que des lieux pour s’amuser. Ils contribuent aussi à la socialisation des enfants et des adultes qui en s’y rencontrant, en profitent souvent pour échanger sur une foule de sujets.

Des quartiers où il y a beaucoup de beaux parcs bien entretenus et de sentiers qui relient aussi bien les parcs entre eux qu’avec les accès piétonniers des quartiers résidentiels, il y a tellement de beaux espaces de jeu pour les enfants que ça contribue de façon importante à la qualité de vie du secteur.

Si les urbanistes de votre ville « oublient » de prévoir l’implantation de beaux parcs près de chez-vous, n’hésitez pas à exiger de votre représentant municipal que la situation soit rapidement corrigée. Un quartier sans parcs, c’est carrément inadmissible.

La lutte contre l’obésité, la sédentarité et l’isolement se mène beaucoup mieux lorsqu’on dispose de beaux parcs, tout près de la maison. Nos élus doivent planifier tous leurs plans de développement en misant d’abord sur ce qui est bon pour les gens et ensuite, loin derrière, ce qui tient de l’argumentaire purement financier (et souvent, carrément anti-humaniste).

Pour terminer cet article en beauté, je vous invite à mettre votre ordinateur en mode de veille, le temps d’aller prendre une belle marche, avec les enfants, au parc le plus près de chez-vous!

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Qui sort gagnant d’un divorce? L’exemple de la Grande-Bretagne…

Un divorce déchire aussi bien les conjoints que les enfants.

C’est un épreuve que certains qualifient de libératrice à certains égards mais fort préjudiciable à d’autres, notamment au plan financier mais voilà qu’une étude, dirigée par l’économiste Stephen Jenkins, conclut que le divorce…

  • enrichit les hommes britanniques, en particulier les pères; et
  • appauvrit leurs ex-femmes, surtout si elles sont mères.

À la suite d’un divorce, les pères de Grande-Bretagne multiplieraient par trois (3) leurs avoirs alors que les mères divisent les leurs par cinq (5), c’est énorme comme différence.

Interrogé par l’hebdomadaire londonien The Observer, le chercheur conclut qu’un meilleur équilibre des rôles du père et de la mère, au travail et à la maison, contribueraient à protéger les couples de telles inégalités au moment d’une séparation.

Il ne semble pas exister une d’étude comparable au Québec mais ce serait utile parce que, dans notre coin du monde, un couple sur deux finit par divorcer et trop souvent, il y a des enfants qui en paient le prix fort.

Les écoles pourraient d’ailleur contribuer à préserver la qualité de vie des familles en diminuant de manière drastique ou encore mieux, en éliminant complètement les devoirs à réaliser à la maison. Une famille qui a le temps de communiquer et de faire des activités ensemble a moins de chances de finir déchirée.

Le stress, l’absence d’une saine communication et divers problèmes financiers peuvent mener au divorce mais en tant que société, il faut ajuster le tir afin que le temps passé en famille puisse permettre à tous les membres de s’y ressourcer pleinement afin d’affronter chaque journée de « travail » à tête reposée et l’âme en paix.

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La véritable histoire du Québec et du Canada

En 4e secondaire, partout au Québec, le cours « Histoire 412 » amène les adolescents à mieux comprendre l’histoire du Québec et du Canada.

Il s’agit d’un cours essentiel pour ces élèves de la formation générale (ou professionnelle) qui sont à l’âge où ils cherchent, entres autres choses, à solidifier leurs repaires identitaires.

Le cours se présente en 7 modules, que voici…

  • Module 1 — L’empire français d’Amérique
  • Module 2 — La société canadienne sous le Régime français
  • Module 3 — La Conquête et les débuts du Régime britannique
  • Module 4 — Les débuts du parlementarisme
  • Module 5 — Le Québec et la Confédération
  • Module 6 — Le développement industriel
  • Module 7 — Le Québec contemporain (1939 à nos jours)

La fidélité historique du contenu semble acceptable mais en général, l’accent est mis sur les points tournants de l’histoire au détriment du contexte socio-économique qui prévalait, au cours de notre courte histoire en terre d’Amérique.

Pour faire une comparaison, c’est comme si les élèves de 2109 (dans 100 ans) ne retenaient de la décennie 2000-2010 que des « points tournants » comme les attentats contre les tours jumelles de New York, en 2001, la deuxième guerre d’Afghanistan dès la fin de 2001 et la deuxième guerre du Golfe, visant l’occupation de l’Irak par les Américains, dès le début de 2003.

Le professeur d’histoire de 2109 aurait une foule de choses à dire sur ces évènements tragiques mais comme nous vivons, nous, à cette époque, nous pouvons témoigner, sans se tromper, que cette décennie comporte de nombreux autres évènements dignes de mention mais pour tracer le parallèle avec le cours d’histoire 412, ça devrait être couvert dans une ou deux séances de cours et peut-être une lecture d’une heure, à la maison.

Sûrement qu’en 2109, pour rester sur cet exemple, les élèves n’auraient aucune idée qu’une majorité d’Américains (et de Canadiens) étaient persuadés, hors de tout doute, que les attentats du 9/11 avaient été orchestrées « de l’intérieur » et qu’il s’agissait d’un « coup monté » pour forcer les Américains à troquer leur liberté en échange de plus de sécurité afin de resserrer le contrôle sur les gens qui n’avaient absolument rien à voir avec le terrorisme d’Al Qaida, créé de toutes pièces par la CIA — comme une grosse pièce de théâtre. En 2109, ils se feraient dire que c’étaient des musulmans jaloux de la liberté des Américains qui auraient piloté des avions dans des tours… alors qu’il n’en est rien!

Et pour la guerre en Afghanistan, les élèves de 2109 n’apprendraient jamais que les États-Unis voulaient y superviser la construction (et le fonctionnement sécuritaire) d’un pipeline entre le Turkménistan (pays producteur de pétrole) et le Pakistan (allié américain capable d’exporter ce pétrole), dans le Sud de l’Afghanistan et que ça n’avait rien à voir avec les attentats du 9/11 où il fallait (supposément) aller déloger Oussama Ben Laden, au fond d’une quelconque grotte ou caverne.

Ces élèves du futur n’auraient pas non-plus la chance d’apprendre qu’une grande partie des missions sombres de la CIA étaient financées par le très lucratif marché de l’opium, cultivé par de riches propriétaire terriens afghans (les seigneurs de guerre tribaux) et revendu, sous la supervision étroite de la CIA, sur le marché européen où, sous le contrôle militaire américain, les importations d’opium avaient explosé par un facteur de 10! Tout ça au moment où les réseaux de nouvelles, aux États-Unis, prétendaient que l’Armée américaine s’affairait à bruler les champs d’opium alors que c’était exactement le contraire qui se produisait, dans les faits.

Et pour l’Irak, nos élèves de 2109, n’entendront jamais parler des millions de civils irakiens assassinés par l’Armée américaine qui a d’abord été accueillie à bras ouvert mais qui, lorsque leur véritable agenda d’occupation (illégale) a été révélé, a dû faire face à une féroce résistance d’au moins 4 ans avant de « prendre le contrôle effectif » du pays… et encore! Ces élèves n’entendront pas non-plus parler des plus de 350 millions de tonnes d’uranium défraîchi utilisé dans les munitions de l’Armée américaine qui a causé des problèmes de santé inédits (et épouvantables) aussi bien chez les militaires que les Irakiens.

Enfin bref, vous voyez un peu le topo.

À notre époque, nous avons la chance de voir la réalité telle qu’elle est —mais— l’histoire étant écrite par les « gagnants », les élèves du futur n’auront inévitablement qu’une partie de ce qui se déroule, à notre époque. C’est un peu comme ça qu’on enseigne l’histoire, dans nos écoles.

L’histoire prend tout son sens lorsqu’on comprend pourquoi elle est importante, notamment parce que le passé, dans de nombreuses situations, est garant de notre avenir. Aussi parce que notre culture nous est propre et qu’elle se compose d’une infinité de référents qui nous renseignent sur nos origines et justement, la connaissance davantage approfondie de notre histoire nous aide à nous situer, dans le monde — à asseoir plus solidement notre identité propre, en quelque sorte.

Alors c’est là que nous en sommes, avec l’enseignement de l’histoire, au secondaire.

L’enseignement de l’histoire, en 4e secondaire, est précédé du cours de géographie du Québec et du Canada, en 3e secondaire alors les élèves peuvent davantage se situer géographiquement lorsqu’ils suivent les péripéties des explorateurs, l’année suivante.

Donc, il y a une certaine continuité entre les années mais ça semble manquer de « profondeur ».

Un site web comme celui-ci, qui retrace avec des articles poignants les grands moments de notre histoire, allant de la fédération à la Révolution tranquille. En fouillant dans le site, les élèves qui s’intéressent à l’histoire pourront savourer les grands récits de notre passé sans l’asseptisation navrante qui s’opère au ministère de l’Éducation du Québec.

En fait, les cours d’histoire les plus intéressants sont donnés par les professeurs qui sont de véritables passionnés et qui n’ont pas à s’en tenir strictement au programme imposé, par les mandarins de l’Éducation, dans leur tour d’ivoire (le complexe G), au centre-ville de Québec.

Les élèves boivent les paroles de ces professeurs d’histoire beaucoup plus compétents (et connaissants) que la moyenne et se réjouissent de pouvoir revisiter notre passé via des exposés passionnés, intenses et meublés de mille détails qui, sans hésiter, font toute la différence entre un cours d’histoire absolument mémorable et un autre, conforme au « programme », qui serait quelconque.

Mais pourquoi s’en faire avec le cours d’histoire de 4e secondaire et la façon dont il est donné?

Parce que ceux qui nous précédé méritent que l’on raconte fidèlement ce qui leur est arrivé. En racontant l’histoire du point de vue des humains et non simplement des dates, on humanise l’histoire. C’est peut-être ça que le ministère de l’Éducation n’a toujours pas compris… ou ne veut pas comprendre.

Pourquoi-donc le ministère ne voudrait-il pas humaniser son cours d’histoire 412?

Parce que, généralement parlant, en humanisant un cours, on ajoute de nombreuses dimensions à chaque thème alors qu’en s’accrochant d’abord aux dates, on peut déshumaniser l’histoire à souhait et plaire, du coup, à toutes les « minorités » qui n’ont pas intérêt à trop insister sur leur rôle clé en faveur du maintien d’un autre groupe dans la misère la plus abjecte, comme l’on fait les riches anglais aux dépens des quasi-esclaves français, après la conquête (et jusqu’à récemment).

Autrement dit, les sensibilités politiques se retrouvent également dans nos cours d’histoire et à force de déshumaniser les balises autour desquelles les thèmes sont explorés, on ne choquera personne mais éventuellement, ce type d’approche génère plus de questionnements qu’il n’apporte de réponses.

Tout ça parce que l’histoire n’a pas été écrit par des dates mais bien par des humains. Des hommes et des femmes qui se sont battus pour de nombreuses causes et qui ne se limitaient pas à une seule dimension, comme ce que l’on retrouve trop souvent, dans les manuels d’histoire « du programme ».

Les professeurs d’histoire compétents doivent continuer de combattre l’asseptisation et la correctitude politique extrême qui empoisonne notre cours d’histoire de 4e secondaire.

On s’entend sur le bienfait de ce cours qui, généralement, aide l’élève à se situer dans le temps en lui procurant un aperçu bien ordonné des « points tournants » mais que l’histoire revive, il faut entrer dans ce qu’il y avait de plus humain, derrière tous ces « faits historiques ».

Les parents et les élèves aussi doivent exiger que l’histoire enseignée soit celle qui a eu cours, pas celle qui fait l’affaire d’une quirielle de groupes d’intérêts qui, au fil du temps, contribuent à réécrire l’histoire à leur avantage, si l’on ne les surveille pas de près.

Ainsi, le cours de géographie de 3e secondaire et d’histoire de 4e secondaire conservent toute leur pertinence mais en humanisant davantage ce qui s’y dit, on touchera d’avantage les élèves et ces derniers auront presqu’assurément la piqure pour ces matières qui, bien entendu, regorgent d’ouvrages tous plus intéressants les uns que les autres.

Bravo à tous les professeurs d’histoire qui ont compris l’importance de leur rôle et qui refusent la médiocrité syndicale pour livrer une performance 5 étoiles à leurs élèves. Ces derniers sont des héros qui ont l’immense mérite de former comme il se doit de jeunes esprits appelés à changer et à améliorer le monde, notre monde.

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Star Académie et notre jeunesse québécoise

Des 20 Académiciens qui ont survécu au processus de sélection et qui se sont retrouvés sur scène, le soir du lancement de la 4e édition de cette série, 6 ont été éliminés.

Ainsi, 14 jeunes québécois vont avoir le « privilège » d’aller passer jusqu’à 10 semaines à la luxueuse résidence de Ste-Adèle pour s’y perfectionner dans le but (ultime) de gagner le concours.

Ces 7 filles et 7 garçons qui viennent d’être présentés au public connaitront tous la célébrité, à divers degrés. Le directeur de l’Académie, René Angélil, supervisera leur progrès et leur prodiguera un conseil par semaine.

Les 14 Académiciens pourront donc consacrer la quasi-totalité de leur temps à perfectionner leur art. Avec 6 professeurs à leur disposition, on parle d’un ratio initial de 2,3 élèves par professeur ce qui contraste joyeusement avec ce qu’on retrouve dans les classes québécoises. Dans le cas d’une classe de 30 élèves (pour 1 professeur), par exemple, le ratio est de 30, soit près de 13 fois supérieur et à l’université, lorsque les cours sont donnés dans des auditoriums contenant entre 80 et 150 élèves, le ratio augmente d’autant plus pour atteindre plus de 64 fois celui des Académiciens.

Autrement dit, du point de vue strictement académique d’accès aux professeurs, les Académiciens sont choyés.

Cependant, leur formation sera unilatéralement dirigée afin de gagner un concours où, en fin de compte, il s’agit de donner une meilleure performance que son voisin.

  • Fini le travail d’équipe car chaque Académicien veut gagner et il ne peut y avoir qu’un seul gagnant;
  • Fini la planification stratégique à moyen et à long termes puisqu’à chaque ronde d’élimination, il faut se réinventer pour éviter d’être renvoyé du « jeu »; et
  • Finie l’ascension graduelle à la célébrité car dans le cas de Star Académie, les jeunes passent du statut de parfaits inconnus à « célébrité nationale » en quelques semaines (ce qui n’a —rien— à voir avec « la vraie vie »).

Star Académie, de par sa formule, pousse les jeunes Académiciens à passer outre de nombreux principes pourtant essentiels au succès lorsqu’on vit en société, à l’extérieur de la bulle artificielle dans laquelle ils se trouvent plongés pour une période allant jusqu’à 10 semaines.

Est-ce un bon message à envoyer à notre jeunesse?

Plus ou moins… ça dépend!

Alors que certains critiques assimilent Star Académie à de la télé-réalité, il s’agit plutôt d’une série de divertissement exploitant certains éléments de « réalité » à même un environnement et un contexte complètement artificiels.

Mais bon, il faut se faire à l’idée que les jeunes qui participent à cette aventure le font de plein gré et en toute connaissance de cause. Ainsi, les Académiciens ont beau être les marionnettes d’un proverbial « gros show de steppettes », ils se comptent tous chanceux d’y être.

Pour certains Académiciens, l’expérience finira comme un conte de fées et pour d’autres, ce sera un « down » assez difficile à digérer mais voilà, c’est peut-être ce « passage obligé » qui sonne le moins « faux » de toute l’expérience des Académiciens car dans la vraie vie, il y a des gagnants et des perdants et c’est à la force de caractère des uns et des autres qu’on reconnait les véritables gagnants.

Ce qu’il importe de dire, à nos jeunes québécois, c’est qu’ils sont tous uniques.

Qu’importe les efforts déployés pour les faire entrer dans un moule (à Star Académie ou ailleurs), c’est en demeurant uniques qu’il s’assurent un avenir des plus prometteurs.

Si notre jeunesse québécoise perçoit qu’en étant différent et en allant au bout de ses capacités, on réussit mieux, c’est formidable mais il faudra voir si c’est ça, le message retenu.

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