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Élaborée en 2004 par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), la Déclaration de la profession enseignante présente les principales orientations censées guider les enseignants, dans leur travail auprès de nos enfants.
L’édition 2011 du guide intitulé « Les droits, pouvoirs et responsabilités des enseignants« , publié par la FSE, parle de la Déclaration comme un code d’éthique, à savoir un texte qui présente les valeurs, les idéaux, les règles juridiques et les attentes citoyennes qui interpellent la profession enseignante.
Les cinq grands thèmes de la déclaration touchent l’épanouissement des élèves, les interactions interprofessionnelles, les relations avec les parents, la compétence professionnelle et la mission sociale de l’enseignement. En 2004, cette déclaration a reçu l’adhésion des enseignantes et enseignants par un vote. Celle-ci apparaît toujours comme un outil utile pour connaître les balises éthiques de la profession.
Si les enseignants se sentent un peu perdus dans leur rôle, la Déclaration devrait —au moins en partie— les orienter vers l’idéal de leur profession. En clair, ça explique ce que les enseignants s’engagent à faire et ce à quoi ils s’attendent, en retour. Il s’agit d’un document à saveur syndicale et ça se sent. Qu’importe, il s’agit d’une Déclaration qui contient des éléments positifs qui méritent d’être mieux connus des parents d’élèves et du public, en général.
Pour augmenter la portée de la Déclaration, nous publions aujourd’hui de nombreux volets de celle-ci, dans ce blogue.
Ce n’est pas trop long et ça se lit assez bien mais vous pouvez télécharger l’intégrale, en format .pdf, à cette adresse — pour ceux qui veulent continuer de lire cet article, vous trouverez un copié-collé de plusieurs segments, disposés de manière logique.
Alors voilà , ça commence, bonne lecture…
Nos attentes (les attentes des enseignants)
Notre compétence et notre engagement doivent pouvoir se conjuguer à de bonnes conditions de travail, au soutien de la communauté et à des politiques publiques rendant possible un enseignement de qualité. En conséquence,
nous attendons des parents qu’ils s’impliquent activement dans l’éducation de leurs enfants et remplissent leur rôle dans les organismes de participation prévus par la loi;
nous attendons des directions d’établissement qu’elles assurent, tout en respectant l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants, une gestion participative en un réel leadership pédagogique;
nous attendons de la communauté qu’elle apporte son soutien à la mission de l’école;
nous attendons de la société qu’elle fasse de l’éducation une priorité sociale et qu’elle reconnaisse l’expertise professionnelle propre aux enseignantes et aux enseignants;
nous exigeons des commissions scolaires et du gouvernement :
qu’ils adoptent l’éducation comme priorité sociale;
qu’ils reconnaissent l’éducation comme un bien public et qu’ils assument leurs responsabilités au regard des services éducatifs en cohérence avec la mission de l’école;
qu’ils assurent un financement adéquat pour nous donner les moyens de relever les défis qui sont les nôtres et pour que les élèves puissent bénéficier de chances égales de réussite.
Préambule
L’éducation publique, pierre angulaire de toute société démocratique, doit garantir à tous les élèves, jeunes et adultes, des chances égales de réussite.
La profession enseignante prend tout son sens dans la réalisation de la mission de l’école. Cette mission, nous en partageons les finalités qui sont d’instruire, de socialiser et de qualifier.
Enseigner, c’est partager la lourde responsabilité de transmettre le monde. L’enseignement a sa spécificité, celle de l’intervention pédagogique. L’acte d’enseigner, c’est aussi et surtout une relation signifiante avec et pour l’élève. Comme professionnelle et professionnel de l’éducation, nous plaçons les besoins de l’élève au coeur de nos préoccupations afin de l’aider à devenir un citoyen libre, responsable et solidaire. Nous connaissons l’ampleur des défis que l’école québécoise doit affronter. On lui demande, entre autres, d’assurer aux élèves un bon encadrement, de maintenir des liens avec les familles, de contrer l’échec et l’abandon scolaires, d’accroître la qualité des apprentissages et d’augmenter le taux de réussite. On lui demande aussi de faire siennes certaines questions environnementales, culturelles et sociales.
Nous avons opté pour un syndicalisme à caractère professionnel. Notre syndicalisme se préoccupe non seulement des conditions d’exercice et des intérêts professionnels des membres, mais aussi des conditions d’apprentissage des élèves et de leur réussite, dans la perspective d’une société plus juste et plus démocratique.
Convaincus que l’éducation est un droit fondamental des personnes et est essentielle au développement de la société, nous, membres de la FSE, faisons nôtres les principes qui suivent. Ceux-ci font partie de nos préoccupations et guident déjà nos interventions. Ils s’appuient sur notre conception de l’éducation ainsi que sur les valeurs qui nous animent. Ils respectent les encadrements actuels qui régissent la profession.
Concernant les élèves
Nous affirmons que l’éducation vise l’épanouissement des élèves dans toutes leurs dimensions. En conséquence, nous sommes toujours déterminés :
à accueillir chaque élève sans discrimination quel que soit son origine ethnique, sa race, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, sa condition sociale ou son handicap;
à apporter l’attention et le suivi nécessaires aux élèves, reconnaissant le caractère unique de chacun;
à assurer la confidentialité exigée par chaque situation qui affecte les élèves;
à entreprendre les démarches nécessaires afin de protéger les élèves des abus sexuels, physiques et psychologiques;
à agir envers les élèves avec justice et compréhension dans le respect de leur dignité;
à aider les élèves à développer des comportements en accord avec les valeurs visant la construction d’un monde plus démocratique, pacifique, écologique et solidaire.
Concernant les collègues
Nous reconnaissons que, dans l’enseignement, la collaboration avec les collègues et l’ensemble du personnel de l’établissement est essentielle. En conséquence, nous reconnaissons l’importance :
de travailler en collégialité dans le respect des personnes et des rôles de chacun;
de maintenir des relations harmonieuses entre nous;
de prévenir et de contrer toute forme de violence ou de harcèlement;
de soutenir et d’accompagner celles et ceux qui débutent dans la profession;
de représenter les collègues avec intégrité dans le respect des mandats qui nous sont confiés;
de participer, dans le cadre des responsabilités du conseil d’établissement, à l’élaboration, à la mise en oeuvre et à  l’évaluation régulière du projet éducatif ou des orientations de l’établissement et du plan de réussite.
Concernant les parents
Nous reconnaissons que les parents ont un rôle majeur à jouer dans l’éducation de leurs enfants. En conséquence, nous affirmons la nécessité :
d’établir une relation de confiance et de respect mutuel en étant à l’écoute des parents et en favorisant le dialogue;
d’entretenir avec eux des relations exemptes de toute forme de discrimination;
de les associer au cheminement scolaire de leurs enfants;
de leur transmettre une information adéquate et pertinente concernant les apprentissages et les comportements de leurs enfants;
de travailler avec eux au sein des conseils d’établissement et des comités où leur participation est requise.
Concernant la profession
Considérant le rôle déterminant de notre profession en éducation, nous affirmons notre volonté :
de contribuer à la maîtrise d’une langue française de qualité;
de participer au développement de notre profession par le partage de connaissances et d’expériences entre les collègues et avec les stagiaires;
de faire preuve de sens critique et d’autonomie dans notre pratique professionnelle;
d’analyser et d’enrichir nos pratiques pédagogiques en vue d’améliorer l’apprentissage et la réussite des élèves;
de maintenir un haut niveau de compétence, notamment en participant à des activités de bperfectionnement définies en fonction des besoins que nous identifions et selon les modèles que nous privilégions.
Concernant la société
Nous réaffirmons que l’éducation publique est un levier important du développement de la société. En conséquence, nous mettons tout en oeuvre :
pour favoriser des pratiques respectueuses des principes démocratiques dans la vie scolaire;
pour promouvoir une école publique inclusive et non sélective qui vise la réussite de tous les élèves;
pour faire de l’éducation un instrument de promotion de la démocratie et des droits de la personne.
Il ne fait aucun doute que la Déclaration de la profession enseignante réunit un nombre impressionnant d’orientations louables qui ne manqueront pas d’émouvoir ceux qui associent davantage la « profession » d’enseignant à une « vocation » qu’à un choix de carrière, parmi d’autres.
Ainsi, pour l’effet théâtral et l’effet d’ensemble, la Déclaration fait son effet.
Mais…
Oh! Oui, il y a un gros « mais »…
Malgré ce déluge de bonnes intentions, on ne retrouve aucun système de mesure des résultats, au terme de tant d’efforts « éthiques ». Par exemple, comment le taux de décrochage de 25% chez les filles et de 40% chez les garçons s’inscrit-il dans cette Déclaration? On croirait qu’une telle chose ne pourrait pas se produire lorsqu’on se sent emporté par de l’éthique mur-à -mur, comme dans cette Déclaration… et pourtant, le taux scandaleux de décrochage, au Québec, continue de faire des ravages.
Les parents du Québec doivent se réjouir du fait qu’un bon nombre d’enseignants (qu’on espère être la majorité) souhaitent que le réseau d’éducation dans lequel ils Å“uvrent reflète les plus hauts standards mais lorsqu’on compare la Déclaration à la réalité, on se demande bien qu’est-ce qui a pu se passer.
Ce serait bête de jouer à se relancer la faute. Enseignants? Parents? Élèves? Société? Gouvernement? Il faut se rendre à l’évidence, à peu près tout le monde a des choses à améliorer et si la Déclaration peut aider les enseignants à aspirer à mieux et bien, ce sera déjà ça de pris.
Idéalement, les enseignants de haut calibre uniraient leurs forces pour montrer la porte à ceux qui, selon l’esprit de la Déclaration, ne livrent pas la proverbiale marchandise. Ce serait génial que nos enfants n’aient pas à affronter les armées de professeurs-zombies qui, par leur attitude de perdants et leur manque de connaissances ou d’efforts, minent les chances de réussite de leurs élèves et pire encore, les découragent de fréquenter l’école.
N’oubliez pas que derrière chaque décrocheur, il y a habituellement un ou plusieurs enseignants qui n’ont pas su transmettre leurs connaissances de manière adéquate (ou « transmettre des connaissances » sera toujours un million de fois plus important que de « développer des compétences » et ça, il faudrait que les imbéciles à la tête du Ministère de l’éducation du Québec se le rentrent dans la tête — sérieusement, juste ça, c’est un gigantesque problème amené par la « réforme » de l’éducation mais bon, c’est un sujet pour un autre billet).
Il nous faut tenter l’impossible pour sauver l’avenir de nos enfants.
Au-delà des chicanes intestines qui déchirent le monde de l’éducation, il faut se rappeler que nos petits québécois devront concurrencer les Chinois, les Américains, les Allemands et tous les autres peuples de la Terre où l’on retrouve des systèmes d’éducation susceptibles de surpasser le nôtre.
Que ce soit clair, l’avenir sera prospère pour nos enfants si les enseignants d’aujourd’hui agissent en leaders, en maîtres incontestés de leur matière et surtout, en modèles qui favoriseront le plein épanouissement de leurs élèves. C’est gros et en même temps, on ne s’attend à rien de moins. Même si la réalité des choses peut nous décevoir, il ne faut jamais baisser les bras parce que nos enfants méritent ce qu’il y a de mieux. Et puisque nous payons collectivement le prix fort pour notre réseau d’éducation, nous avons toutes les raisons du monde de s’indigner de l’état lamentable de notre réseau d’éducation publique.
Si on veut s’indigner de quelque chose, qu’on s’indigne du fait que les Écoles Vision soient capables de créer un environnement éducatif aussi riche et diversifié avec des moyens somme toute bien inférieurs à ceux des écoles publiques, souvent établies à quelques coins de rues. Sérieusement, il y a de quoi se demander si les enseignants du réseau publique ne sont pas en train de « dormir sur la switch » alors que les enfants des parents les plus riches profitent d’un système d’éducation parallèle —via des écoles privées surperformantes— qui favorise le développement plein et entier des élèves (dans la grande majorité des cas, selon ce qu’on peut observer, au fil des ans).
Oui, nous pouvons réussir l’éducation de nos enfants.
Si ça prend une Déclaration pour que nos enseignants orientent mieux leurs actions, qu’il en soit ainsi mais on veut des résultats, pas juste des vÅ“ux poétiques alignés sur une feuille recto-verso.
Si vous faites quelque chose et que ça ne fonctionne pas, allez-vous continuer?
Bien sûr que non sinon ce serait de l’acharnement hautement contre-productif, pour vous et par extension, pour ceux qui vous côtoient. Une personne n’est jamais aussi malheureuse que lorsqu’il n’y a pas de sens à ce qu’elle fait ou « doit faire ».
Les devoirs, imposés aux élèves aussi tôt qu’en première année, dans le réseau des écoles publiques et privées (à part quelques exceptions), au Québec, ont l’effet d’un cancer sur notre réseau scolaire, d’une part et sur la société, de l’autre.
Ce n’est pas pour rien que tant d’enfants, de parents, d’enseignants compétents et de pédagogues responsables décrient les devoirs comme étant une punition cruelle pour masquer, en premier lieu, l’incompétence du professeur à « passer sa matière » et en second lieu, l’incapacité du système éducatif, dans son ensemble, à offrir un cursus académique « de jour », adapté aux réels besoins des enfants qui, comme les adultes, ont besoin de se reposer, en soirée, pour être capables de fournir une bonne performance, le lendemain.

C’est tellement évident et pourtant, l’armée de fonctionnaires au ministère de l’Éducation continue, pour faire image, à s’assommer dans le mur en pensant que le mur va finir par se tasser! Venant d’individus censés travailler dans le meilleur intérêt de nos enfants, l’obsession des mandarins du pouvoir, en éducation, pour les devoirs « obligatoires » prouve qu’ils n’ont rien compris au processus « normal » de transmission de la connaissance (et non la fameuse « évaluation des compétences », sigh), au fonctionnement du noyau familial typique et à la société, en général.
À la base, il faut savoir qu’un humain normalement constitué et intelligent oubliera 80% de ce qu’il aura appris, au cours d’une journée. Ce pourcentage « d’oubli normal » grimpe à plus de 95% lorsque l’apprentissage a lieu en soirée ou à un moment où l’individu est plus fatigué. Ça en dit long sur les chances de succès d’une stratégie basée sur des « devoirs le soir », en revenant d’une longue journée passée à plancher, assis sur des bancs d’école.
Le gros bon sens, à lui seul, devrait torpiller, une fois pour toutes la théorie tordue voulant que les devoirs soient la panacée pour parfaire l’apprentissage. C’est une position férocement défendue par les syndicaleux et autres professeurs incapables d’enseigner correctement et qui, pour masquer leur incompétence plus ou moins déclarée, tentent de faire passer sur le blâme des parents qui, ô scandale, n’auraient pas correctement « accompagné leur enfant », lors de la « période de devoirs », devant avoir lieu chaque soir de semaine et chaque week-end, sans supervision académique ni formation préalable offerte aux parents.
Autrement dit, les devoirs, tels qu’ils sont forcés dans la gorge des enfants, en ce moment, au Québec, représentent une insulte suprême et protège le lot de professeurs carrément incompétents qui perdraient leur emploi s’il fallait les évaluer pour leur capacité réelle à passer le contenu éducatif durant les longues heures de classe imposées aux élèves qui, pourtant, sont à leur disposition, jusqu’à cinq (5) jours par semaine.
Mais il n’y pas qu’un noyau dur de professeurs incompétents et malveillants qui font la promotion active des devoirs, il y a aussi un océan de fonctionnaires aussi insignifiants qu’incapables de voir le tort de leur absolutisme en faveur des devoirs et qui conçoivent des programmes académiques où les devoirs doivent absolument être administrés tant la quantité de matière à voir dépasse ce qu’il est possible de montrer, en classe.
Ce n’est pas clair si ce sont les professeurs incompétents (ou désintéressés) ou les fonctionnaires déconnectés qui minent le plus les chances de nos enfants de réussir un véritable programme de transmission de connaissances mais une chose est certaine, à savoir que leur action combinée cause des torts irréparables à notre jeunesse.

Avec des taux de décrochage de 40% chez les garçons et de 25% chez les filles, en plus d’un épuisement généralisé de la population estudiantine, il ne fait plus de doute que la sonnette d’alarme a été tirée et qu’on soit rendu au point où des correctifs doivent être apportés à notre système d’éducation.
En enlevant les devoirs à faire à la maison, il est possible de penser à incorporer un petit 15 minutes à une demi-heure de devoirs activement supervisés, avant l’heure du dîner et entre 30 et 45 minutes, avant de partir pour la maison, en fin de journée. Mais lorsque l’enfant quitte l’école, il a sa soirée à lui. Il a terminé sa journée et il peut penser à aller jouer au hockey-bottine avec ses amis ou encore, investir du temps dans un projet qui le passionne.
Et les parents, en l’absence de devoirs, peuvent cesser d’essayer de jouer aux professeurs de « cours classiques » et ont ENFIN le temps de transmettre des connaissances qu’ils maîtrisent bien, dans une foule de domaines où ils se sentent en confiance pour faire progresser leurs enfants au lieu de s’auto-humilier sur une base permanente en essayant, tant bien que mal, de faire le même travail qu’un professeur qui, vu l’existence-même des devoirs, prouve de manière implicite qu’il n’a même pas été capable, lui-même, de bien passer la matière de son cours.
Sans les devoirs, fini les soirées où il est impossible de faire des activités en famille — à part les devoirs.
Dans un Québec où les soirées appartiennent aux enfants et à leur famille, l’imagination des uns et les passions des autres peuvent enfin fleurir, un bloc Légo à la fois et une marche en forêt à la fois. Il n’y pas que les devoirs, dans la vie. Les professeurs incompétents ne l’ont pas compris et les fonctionnaires du ministère de l’Éducation préfèrent tourmenter les enfants et leurs parents que de se rendre à l’évidence et constater leur échec, sur presque toute la ligne, avec la stratégie viciée, à la base, des « devoirs à tout prix » qui continue à nous ronger, tel un cancer qu’on ne traite pas.
Laissés sans surveillance, aussi bien les professeurs incompétents, ceux qui n’aiment pas les enfants et qui en ont marre de faire ce qu’ils font, que les fonctionnaires syndiqués jusqu’aux oreilles qui ne pensent qu’à leur prochain voyage à Cuba, peuvent causer un tort immense et largement irréparable à nos enfants, aux familles et à la société québécoise.
Hélas, c’est le pire qui est en train de se produire.
Les devoirs n’ont plus leur place, dans le Québec d’aujourd’hui. Les soirées doivent désormais appartenir aux enfants et à leur famille pour qu’il reste assez de temps pour équilibrer l’école dans l’écosystème social qui, lui aussi a son importance.

Au moment d’écrire ces lignes, nos enfants sont forcés de passer leur journée assis sur une chaise droite et une fois arrivés à la maison, ils sont encore forcés de passer de longues heures assis, la tête dans les nuages (parce que c’est NORMAL, à cette heure, de vouloir « déconnecter » de sa journée de labeur intellectuel) et le cÅ“ur malheureux de ne pas pouvoir faire autre chose.
Tant que les parents québécois choisiront de jouer le jeu des incompétents qui refusent de prendre leurs responsabilités d’enseignants à cÅ“ur en protégeant le temps libre des enfants, le soir, en passant la matière de jour au lieu de se bercer d’illusions en prétendant pouvoir les « parfaire », de soir, il y aura des profiteurs (enseignants et fonctionnaires) qui vont ambitionner et abuser des devoirs, poussant directement un nombre effarant d’enfants vers le décrochage scolaire ou une forme ou une autre d’épuisement ou de découragement.
Il existe bien sûr des parents qui n’aiment pas leurs enfants et qui vont continuer à se battre, bec et ongles, pour maintenir l’obligation formelle des devoirs mais heureusement, ils ne constituent pas la majorité. Ils parlent fort mais ils refusent de constater, froidement, l’ampleur de l’échec de leur approche, à la fois malsaine et même, malveillante.
Revenons à la base: choisissons collectivement ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.
Terrassons le cancer des devoirs, le soir.
Faisons collectivement confiance à nos enfants. Laissons-les s’intéresser aux milles sphères de la vie qui ne sont jamais (ou rarement) abordées, dans nos écoles.
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, qui se réalisent et qui ont une motivation naturelle pour un sujet qui les passionne. En redonnant leur temps libre à nos enfants, nous leur prouvons que nous croyons en eux. En les condamnant aux devoirs, nous donnons raison aux technocrates inhumains qui multiplient les règles tatillonnes qui sont censées encadrer chaque petite seconde de nos vies.
Ne laissons pas l’inertie nous scléroser et donnons à nos enfants le temps dont ils ont besoin pour se découvrir et du même coup, comprendre le monde autour d’eux afin que, le moment venu, ce soit plus facile, pour eux, d’y trouver leur place.
Aurons-nous le courage de miser sur nos enfants et non sur la doctrine obsessionnelle des devoirs? C’est à vous d’y voir…
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Vous aimeriez en savoir plus sur votre commission scolaire?
Rien de plus simple, retrouvez la vôtre, parmi les suivantes, pour ensuite consulter son site web. Vous y trouverez des renseignements sur les services d’éducation qui y sont offerts et bien d’autres informations ayant trait aux écoles, dans votre région.
Repérez d’abord votre région puis, ensuite, le nom de votre commission scolaire:
Que vous soyez un élève, un parent ou une personne intéressée à l’éducation, vous devriez vous intéresser aux travaux menés par votre commission scolaire.
Que ce soit pour faire changer des règles ou encore, pour améliorer l’expérience éducative pour tous les intervenants —et commençant avec les élèves— votre commission scolaire dispose de nombreux pouvoirs pour « personnaliser » l’offre éducative, dans votre coin du Québec.
Y a-t-il trop de commissions scolaires?
Oui… et non.
D’une part, ce serait tentant de dire qu’elles pourraient toutes être abolies et être remplacées par les bureaux de direction de chacune des écoles —individuellement ou via une autre formule « de groupe »â€” mais ce serait probablement un peu simpliste, vu l’ampleur de la tâche qui les attendrait.
D’autre part, les Québécois ont la chance de pouvoir s’impliquer dans leur commission scolaire.
Généralement parlant, en rapprochant les structures de contrôle de « la base citoyenne », le gouvernement se rapproche de ceux qui ont le plus d’intérêt à contrôler les destinées de cette structure administrative, souvent trop lourde et tatillonne qui pour faire contrepoids, nécessite l’injection de doses régulières et massives de gros bon sens, notamment via l’implication (gratuite ou non) de citoyens engagés.
Certes, il existe beaucoup de place pour l’amélioration des commissions scolaires du Québec mais leur structure « favorisant l’implication citoyenne » devrait rendre les gens davantage intéressés à en assurer la gouverne.
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Vous venez probablement d’acheter de nombreux articles pour l’école et vous aimeriez savoir pourquoi vous devez payer pour vos crayons HB et les cahiers à lignes « Canada »?
Et bien, la Loi sur l’instruction publique assure à tous les enfants le droit à la gratuité des services éducatifs, au Québec.
Cette Loi précise que les manuels et les objets qui sont nécessaires pour atteindre les objectifs du programme doivent être fournis gratuitement mais elle prévoit cependant deux (2) exceptions, soit:
De plus, le conseil d’établissement de l’école primaire ou secondaire que fréquentent vos enfants, où siègent d’ailleurs des parents, peut exiger une contribution supplémentaire de votre part pour certains projets. Par exemple, il peut s’agir de l’organisation de services d’enseignement hors des heures de cours ou encore, l’organisation d’activités sociales, culturelles ou sportives à l’intention des élèves.
Qui plus est, le transport scolaire organisé par une commission scolaire pour l’entrée et la sortie quotidienne des classes est gratuit. Par contre, le transport des élèves le midi n’est pas gratuit et une commission scolaire peut en réclamer le coût à ceux qui choisissent de l’utiliser.
Autrement dit, vous devez payer des frais pour ce qui se vend dans une papeterie mais si c’est essentiel à l’atteinte des objectif du programme éducatif, c’est payé par l’État (donc, par vous).
Alors voilà , vous savez maintenant pourquoi les parents doivent payer pour certaines fournitures scolaires.
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Techniquement, l’été n’est pas encore terminé mais dans les jours qui viennent, ce sera le retour en classe pour des centaines de milliers d’enfants, partout au Québec.
Rares sont les parents qui ont eu le temps —ou les moyens— de faire ce qu’ils voulaient, avec leurs enfants. Récession oblige, les heures de travail sont plus longues et le temps de famille passe en deuxième. Et là , ces enfants qui n’ont peut-être pas reçu toute l’attention qu’il aurait fallu, de la part de leurs parents, vont reprendre le chemin de l’école.
À quelques heures du début des classes, plusieurs enfants ont des papillons dans l’estomac mais ils ne sont pas les seuls, un bon nombre de parents aussi ont une sorte de boule dans la gorge à voir repartir leurs enfants en autobus jaune, le matin.
Il sera encore possible de s’amuser en famille les week-ends d’automne mais malheureusement, l’orgie de devoirs va venir bousiller les plans familiaux, à chaque fois. Les professeurs des écoles publiques (et de plusieurs écoles privées ne desservant pas l’élite) étant encore bornés à surcharger les élèves de devoirs, la plupart des familles vont devoir composer avec ce fléau qui ne contribue même pas au développement des élèves.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, les professeurs verront à briser les dos des enfants grâce à des sacs d’école beaucoup trop lourds pour eux. Ce serait simple d’utiliser des manuels divisés en chapitres détachables (s’il faut « absolument » qu’il y ait des devoirs) mais non, ça semble trop compliqué à implémenter. Alors, les scolioses du dos vont continuer à faire souffrir des milliers d’enfants, d’un bout à l’autre du Québec.
Parmi les bons côtés du retour à l’école, il y a les bons amis et les bons professeurs. Dans un cas comme dans l’autre, ça rend l’école bien plus agréable. Même si le ministère de l’Éducation du Québec fait son possible pour bureaucratiser et déshumaniser l’école, les enfants (qui savent encore s’émerveiller) et les bons professeurs trouvent encore le moyen d’insuffler de l’humanité dans cette structure quasi-militaire, dirigée du haut vers le bas.
Alors voilà , c’est le retour en classes et ça ne laisse personne indifférent…
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