gens heureux humains + amour educationquebec.com
educationquebec.com
Vous consultez: Réussite scolaire

Regard sur la Déclaration de la profession enseignante de la FSE

Élaborée en 2004 par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), la Déclaration de la profession enseignante présente les principales orientations censées guider les enseignants, dans leur travail auprès de nos enfants.

L’édition 2011 du guide intitulé « Les droits, pouvoirs et responsabilités des enseignants« , publié par la FSE, parle de la Déclaration comme un code d’éthique, à savoir un texte qui présente les valeurs, les idéaux, les règles juridiques et les attentes citoyennes qui interpellent la profession enseignante.

Les cinq grands thèmes de la déclaration touchent l’épanouissement des élèves, les interactions interprofessionnelles, les relations avec les parents, la compétence professionnelle et la mission sociale de l’enseignement. En 2004, cette déclaration a reçu l’adhésion des enseignantes et enseignants par un vote. Celle-ci apparaît toujours comme un outil utile pour connaître les balises éthiques de la profession.

Si les enseignants se sentent un peu perdus dans leur rôle, la Déclaration devrait —au moins en partie— les orienter vers l’idéal de leur profession. En clair, ça explique ce que les enseignants s’engagent à faire et ce à quoi ils s’attendent, en retour. Il s’agit d’un document à saveur syndicale et ça se sent. Qu’importe, il s’agit d’une Déclaration qui contient des éléments positifs qui méritent d’être mieux connus des parents d’élèves et du public, en général.

Pour augmenter la portée de la Déclaration, nous publions aujourd’hui de nombreux volets de celle-ci, dans ce blogue.

Ce n’est pas trop long et ça se lit assez bien mais vous pouvez télécharger l’intégrale, en format .pdf, à cette adresse — pour ceux qui veulent continuer de lire cet article, vous trouverez un copié-collé de plusieurs segments, disposés de manière logique.

Alors voilà, ça commence, bonne lecture…

 

Nos attentes (les attentes des enseignants)

 

Notre compétence et notre engagement doivent pouvoir se conjuguer à de bonnes conditions de travail, au soutien de la communauté et à des politiques publiques rendant possible un enseignement de qualité. En conséquence,

 

nous attendons des parents qu’ils s’impliquent activement dans l’éducation de leurs enfants et remplissent leur rôle dans les organismes de participation prévus par la loi;

nous attendons des directions d’établissement qu’elles assurent, tout en respectant l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants, une gestion participative en un réel leadership pédagogique;

nous attendons de la communauté qu’elle apporte son soutien à la mission de l’école;

nous attendons de la société qu’elle fasse de l’éducation une priorité sociale et qu’elle reconnaisse l’expertise professionnelle propre aux enseignantes et aux enseignants;

nous exigeons des commissions scolaires et du gouvernement :

qu’ils adoptent l’éducation comme priorité sociale;

qu’ils reconnaissent l’éducation comme un bien public et qu’ils assument leurs responsabilités au regard des services éducatifs en cohérence avec la mission de l’école;

qu’ils assurent un financement adéquat pour nous donner les moyens de relever les défis qui sont les nôtres et pour que les élèves puissent bénéficier de chances égales de réussite.

 

Préambule

 

L’éducation publique, pierre angulaire de toute société démocratique, doit garantir à tous les élèves, jeunes et adultes, des chances égales de réussite.

La profession enseignante prend tout son sens dans la réalisation de la mission de l’école. Cette mission, nous en partageons les finalités qui sont d’instruire, de socialiser et de qualifier.

Enseigner, c’est partager la lourde responsabilité de transmettre le monde. L’enseignement a sa spécificité, celle de l’intervention pédagogique. L’acte d’enseigner, c’est aussi et surtout une relation signifiante avec et pour l’élève. Comme professionnelle et professionnel de l’éducation, nous plaçons les besoins de l’élève au coeur de nos préoccupations afin de l’aider à devenir un citoyen libre, responsable et solidaire. Nous connaissons l’ampleur des défis que l’école québécoise doit affronter. On lui demande, entre autres, d’assurer aux élèves un bon encadrement, de maintenir des liens avec les familles, de contrer l’échec et l’abandon scolaires, d’accroître la qualité des apprentissages et d’augmenter le taux de réussite. On lui demande aussi de faire siennes certaines questions environnementales, culturelles et sociales.

Nous avons opté pour un syndicalisme à caractère professionnel. Notre syndicalisme se préoccupe non seulement des conditions d’exercice et des intérêts professionnels des membres, mais aussi des conditions d’apprentissage des élèves et de leur réussite, dans la perspective d’une société plus juste et plus démocratique.

Convaincus que l’éducation est un droit fondamental des personnes et est essentielle au développement de la société, nous, membres de la FSE, faisons nôtres les principes qui suivent. Ceux-ci font partie de nos préoccupations et guident déjà nos interventions. Ils s’appuient sur notre conception de l’éducation ainsi que sur les valeurs qui nous animent. Ils respectent les encadrements actuels qui régissent la profession.

 

Concernant les élèves

 

Nous affirmons que l’éducation vise l’épanouissement des élèves dans toutes leurs dimensions. En conséquence, nous sommes toujours déterminés :

 

à accueillir chaque élève sans discrimination quel que soit son origine ethnique, sa race, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, sa condition sociale ou son handicap;

à apporter l’attention et le suivi nécessaires aux élèves, reconnaissant le caractère unique de chacun;

à assurer la confidentialité exigée par chaque situation qui affecte les élèves;

à entreprendre les démarches nécessaires afin de protéger les élèves des abus sexuels, physiques et psychologiques;

à agir envers les élèves avec justice et compréhension dans le respect de leur dignité;

à aider les élèves à développer des comportements en accord avec les valeurs visant la construction d’un monde plus démocratique, pacifique, écologique et solidaire.

 

Concernant les collègues

 

Nous reconnaissons que, dans l’enseignement, la collaboration avec les collègues et l’ensemble du personnel de l’établissement est essentielle. En conséquence, nous reconnaissons l’importance :

 

de travailler en collégialité dans le respect des personnes et des rôles de chacun;

de maintenir des relations harmonieuses entre nous;

de prévenir et de contrer toute forme de violence ou de harcèlement;

de soutenir et d’accompagner celles et ceux qui débutent dans la profession;

de représenter les collègues avec intégrité dans le respect des mandats qui nous sont confiés;

de participer, dans le cadre des responsabilités du conseil d’établissement, à l’élaboration, à la mise en oeuvre et à l’évaluation régulière du projet éducatif ou des orientations de l’établissement et du plan de réussite.

 

Concernant les parents

 

Nous reconnaissons que les parents ont un rôle majeur à jouer dans l’éducation de leurs enfants. En conséquence, nous affirmons la nécessité :

 

d’établir une relation de confiance et de respect mutuel en étant à l’écoute des parents et en favorisant le dialogue;

d’entretenir avec eux des relations exemptes de toute forme de discrimination;

de les associer au cheminement scolaire de leurs enfants;

de leur transmettre une information adéquate et pertinente concernant les apprentissages et les comportements de leurs enfants;

de travailler avec eux au sein des conseils d’établissement et des comités où leur participation est requise.

 

Concernant la profession

 

Considérant le rôle déterminant de notre profession en éducation, nous affirmons notre volonté :

 

de contribuer à la maîtrise d’une langue française de qualité;

de participer au développement de notre profession par le partage de connaissances et d’expériences entre les collègues et avec les stagiaires;

de faire preuve de sens critique et d’autonomie dans notre pratique professionnelle;

d’analyser et d’enrichir nos pratiques pédagogiques en vue d’améliorer l’apprentissage et la réussite des élèves;

de maintenir un haut niveau de compétence, notamment en participant à des activités de bperfectionnement définies en fonction des besoins que nous identifions et selon les modèles que nous privilégions.

 

Concernant la société

 

Nous réaffirmons que l’éducation publique est un levier important du développement de la société. En conséquence, nous mettons tout en oeuvre :

 

pour favoriser des pratiques respectueuses des principes démocratiques dans la vie scolaire;

pour promouvoir une école publique inclusive et non sélective qui vise la réussite de tous les élèves;

pour faire de l’éducation un instrument de promotion de la démocratie et des droits de la personne.

 

Il ne fait aucun doute que la Déclaration de la profession enseignante réunit un nombre impressionnant d’orientations louables qui ne manqueront pas d’émouvoir ceux qui associent davantage la « profession » d’enseignant à une « vocation » qu’à un choix de carrière, parmi d’autres.

Ainsi, pour l’effet théâtral et l’effet d’ensemble, la Déclaration fait son effet.

Mais…

Oh! Oui, il y a un gros « mais »…

Malgré ce déluge de bonnes intentions, on ne retrouve aucun système de mesure des résultats, au terme de tant d’efforts « Ã©thiques ». Par exemple, comment le taux de décrochage de 25% chez les filles et de 40% chez les garçons s’inscrit-il dans cette Déclaration? On croirait qu’une telle chose ne pourrait pas se produire lorsqu’on se sent emporté par de l’éthique mur-à-mur, comme dans cette Déclaration… et pourtant, le taux scandaleux de décrochage, au Québec, continue de faire des ravages.

Les parents du Québec doivent se réjouir du fait qu’un bon nombre d’enseignants (qu’on espère être la majorité) souhaitent que le réseau d’éducation dans lequel ils Å“uvrent reflète les plus hauts standards mais lorsqu’on compare la Déclaration à la réalité, on se demande bien qu’est-ce qui a pu se passer.

Ce serait bête de jouer à se relancer la faute. Enseignants? Parents? Élèves? Société? Gouvernement? Il faut se rendre à l’évidence, à peu près tout le monde a des choses à améliorer et si la Déclaration peut aider les enseignants à aspirer à mieux et bien, ce sera déjà ça de pris.

Idéalement, les enseignants de haut calibre uniraient leurs forces pour montrer la porte à ceux qui, selon l’esprit de la Déclaration, ne livrent pas la proverbiale marchandise. Ce serait génial que nos enfants n’aient pas à affronter les armées de professeurs-zombies qui, par leur attitude de perdants et leur manque de connaissances ou d’efforts, minent les chances de réussite de leurs élèves et pire encore, les découragent de fréquenter l’école.

N’oubliez pas que derrière chaque décrocheur, il y a habituellement un ou plusieurs enseignants qui n’ont pas su transmettre leurs connaissances de manière adéquate (ou « transmettre des connaissances » sera toujours un million de fois plus important que de « développer des compétences » et ça, il faudrait que les imbéciles à la tête du Ministère de l’éducation du Québec se le rentrent dans la tête — sérieusement, juste ça, c’est un gigantesque problème amené par la « réforme » de l’éducation mais bon, c’est un sujet pour un autre billet).

Il nous faut tenter l’impossible pour sauver l’avenir de nos enfants.

Au-delà des chicanes intestines qui déchirent le monde de l’éducation, il faut se rappeler que nos petits québécois devront concurrencer les Chinois, les Américains, les Allemands et tous les autres peuples de la Terre où l’on retrouve des systèmes d’éducation susceptibles de surpasser le nôtre.

Que ce soit clair, l’avenir sera prospère pour nos enfants si les enseignants d’aujourd’hui agissent en leaders, en maîtres incontestés de leur matière et surtout, en modèles qui favoriseront le plein épanouissement de leurs élèves. C’est gros et en même temps, on ne s’attend à rien de moins. Même si la réalité des choses peut nous décevoir, il ne faut jamais baisser les bras parce que nos enfants méritent ce qu’il y a de mieux. Et puisque nous payons collectivement le prix fort pour notre réseau d’éducation, nous avons toutes les raisons du monde de s’indigner de l’état lamentable de notre réseau d’éducation publique.

Si on veut s’indigner de quelque chose, qu’on s’indigne du fait que les Écoles Vision soient capables de créer un environnement éducatif aussi riche et diversifié avec des moyens somme toute bien inférieurs à ceux des écoles publiques, souvent établies à quelques coins de rues. Sérieusement, il y a de quoi se demander si les enseignants du réseau publique ne sont pas en train de « dormir sur la switch » alors que les enfants des parents les plus riches profitent d’un système d’éducation parallèle —via des écoles privées surperformantes— qui favorise le développement plein et entier des élèves (dans la grande majorité des cas, selon ce qu’on peut observer, au fil des ans).

Oui, nous pouvons réussir l’éducation de nos enfants.

Si ça prend une Déclaration pour que nos enseignants orientent mieux leurs actions, qu’il en soit ainsi mais on veut des résultats, pas juste des vÅ“ux poétiques alignés sur une feuille recto-verso.

Les devoirs en tant que cancer scolaire et social

Si vous faites quelque chose et que ça ne fonctionne pas, allez-vous continuer?

Bien sûr que non sinon ce serait de l’acharnement hautement contre-productif, pour vous et par extension, pour ceux qui vous côtoient. Une personne n’est jamais aussi malheureuse que lorsqu’il n’y a pas de sens à ce qu’elle fait ou « doit faire ».

Les devoirs, imposés aux élèves aussi tôt qu’en première année, dans le réseau des écoles publiques et privées (à part quelques exceptions), au Québec, ont l’effet d’un cancer sur notre réseau scolaire, d’une part et sur la société, de l’autre.

Ce n’est pas pour rien que tant d’enfants, de parents, d’enseignants compétents et de pédagogues responsables décrient les devoirs comme étant une punition cruelle pour masquer, en premier lieu, l’incompétence du professeur à « passer sa matière » et en second lieu, l’incapacité du système éducatif, dans son ensemble, à offrir un cursus académique « de jour », adapté aux réels besoins des enfants qui, comme les adultes, ont besoin de se reposer, en soirée, pour être capables de fournir une bonne performance, le lendemain.

C’est tellement évident et pourtant, l’armée de fonctionnaires au ministère de l’Éducation continue, pour faire image, à s’assommer dans le mur en pensant que le mur va finir par se tasser! Venant d’individus censés travailler dans le meilleur intérêt de nos enfants, l’obsession des mandarins du pouvoir, en éducation, pour les devoirs « obligatoires » prouve qu’ils n’ont rien compris au processus « normal » de transmission de la connaissance (et non la fameuse « Ã©valuation des compétences », sigh), au fonctionnement du noyau familial typique et à la société, en général.

À la base, il faut savoir qu’un humain normalement constitué et intelligent oubliera 80% de ce qu’il aura appris, au cours d’une journée. Ce pourcentage « d’oubli normal » grimpe à plus de 95% lorsque l’apprentissage a lieu en soirée ou à un moment où l’individu est plus fatigué. Ça en dit long sur les chances de succès d’une stratégie basée sur des « devoirs le soir », en revenant d’une longue journée passée à plancher, assis sur des bancs d’école.

Le gros bon sens, à lui seul, devrait torpiller, une fois pour toutes la théorie tordue voulant que les devoirs soient la panacée pour parfaire l’apprentissage. C’est une position férocement défendue par les syndicaleux et autres professeurs incapables d’enseigner correctement et qui, pour masquer leur incompétence plus ou moins déclarée, tentent de faire passer sur le blâme des parents qui, ô scandale, n’auraient pas correctement « accompagné leur enfant », lors de la « période de devoirs », devant avoir lieu chaque soir de semaine et chaque week-end, sans supervision académique ni formation préalable offerte aux parents.

Autrement dit, les devoirs, tels qu’ils sont forcés dans la gorge des enfants, en ce moment, au Québec, représentent une insulte suprême et protège le lot de professeurs carrément incompétents qui perdraient leur emploi s’il fallait les évaluer pour leur capacité réelle à passer le contenu éducatif durant les longues heures de classe imposées aux élèves qui, pourtant, sont à leur disposition, jusqu’à cinq (5) jours par semaine.

Mais il n’y pas qu’un noyau dur de professeurs incompétents et malveillants qui font la promotion active des devoirs, il y a aussi un océan de fonctionnaires aussi insignifiants qu’incapables de voir le tort de leur absolutisme en faveur des devoirs et qui conçoivent des programmes académiques où les devoirs doivent absolument être administrés tant la quantité de matière à voir dépasse ce qu’il est possible de montrer, en classe.

Ce n’est pas clair si ce sont les professeurs incompétents (ou désintéressés) ou les fonctionnaires déconnectés qui minent le plus les chances de nos enfants de réussir un véritable programme de transmission de connaissances mais une chose est certaine, à savoir que leur action combinée cause des torts irréparables à notre jeunesse.

Avec des taux de décrochage de 40% chez les garçons et de 25% chez les filles, en plus d’un épuisement généralisé de la population estudiantine, il ne fait plus de doute que la sonnette d’alarme a été tirée et qu’on soit rendu au point où des correctifs doivent être apportés à notre système d’éducation.

En enlevant les devoirs à faire à la maison, il est possible de penser à incorporer un petit 15 minutes à une demi-heure de devoirs activement supervisés, avant l’heure du dîner et entre 30 et 45 minutes, avant de partir pour la maison, en fin de journée. Mais lorsque l’enfant quitte l’école, il a sa soirée à lui. Il a terminé sa journée et il peut penser à aller jouer au hockey-bottine avec ses amis ou encore, investir du temps dans un projet qui le passionne.

Et les parents, en l’absence de devoirs, peuvent cesser d’essayer de jouer aux professeurs de « cours classiques » et ont ENFIN le temps de transmettre des connaissances qu’ils maîtrisent bien, dans une foule de domaines où ils se sentent en confiance pour faire progresser leurs enfants au lieu de s’auto-humilier sur une base permanente en essayant, tant bien que mal, de faire le même travail qu’un professeur qui, vu l’existence-même des devoirs, prouve de manière implicite qu’il n’a même pas été capable, lui-même, de bien passer la matière de son cours.

Sans les devoirs, fini les soirées où il est impossible de faire des activités en famille — à part les devoirs.

Dans un Québec où les soirées appartiennent aux enfants et à leur famille, l’imagination des uns et les passions des autres peuvent enfin fleurir, un bloc Légo à la fois et une marche en forêt à la fois. Il n’y pas que les devoirs, dans la vie. Les professeurs incompétents ne l’ont pas compris et les fonctionnaires du ministère de l’Éducation préfèrent tourmenter les enfants et leurs parents que de se rendre à l’évidence et constater leur échec, sur presque toute la ligne, avec la stratégie viciée, à la base, des « devoirs à tout prix » qui continue à nous ronger, tel un cancer qu’on ne traite pas.

Laissés sans surveillance, aussi bien les professeurs incompétents, ceux qui n’aiment pas les enfants et qui en ont marre de faire ce qu’ils font, que les fonctionnaires syndiqués jusqu’aux oreilles qui ne pensent qu’à leur prochain voyage à Cuba, peuvent causer un tort immense et largement irréparable à nos enfants, aux familles et à la société québécoise.

Hélas, c’est le pire qui est en train de se produire.

Les devoirs n’ont plus leur place, dans le Québec d’aujourd’hui. Les soirées doivent désormais appartenir aux enfants et à leur famille pour qu’il reste assez de temps pour équilibrer l’école dans l’écosystème social qui, lui aussi a son importance.

Au moment d’écrire ces lignes, nos enfants sont forcés de passer leur journée assis sur une chaise droite et une fois arrivés à la maison, ils sont encore forcés de passer de longues heures assis, la tête dans les nuages (parce que c’est NORMAL, à cette heure, de vouloir « déconnecter » de sa journée de labeur intellectuel) et le cÅ“ur malheureux de ne pas pouvoir faire autre chose.

Tant que les parents québécois choisiront de jouer le jeu des incompétents qui refusent de prendre leurs responsabilités d’enseignants à cÅ“ur en protégeant le temps libre des enfants, le soir, en passant la matière de jour au lieu de se bercer d’illusions en prétendant pouvoir les « parfaire », de soir, il y aura des profiteurs (enseignants et fonctionnaires) qui vont ambitionner et abuser des devoirs, poussant directement un nombre effarant d’enfants vers le décrochage scolaire ou une forme ou une autre d’épuisement ou de découragement.

Il existe bien sûr des parents qui n’aiment pas leurs enfants et qui vont continuer à se battre, bec et ongles, pour maintenir l’obligation formelle des devoirs mais heureusement, ils ne constituent pas la majorité. Ils parlent fort mais ils refusent de constater, froidement, l’ampleur de l’échec de leur approche, à la fois malsaine et même, malveillante.

Revenons à la base: choisissons collectivement ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.

Terrassons le cancer des devoirs, le soir.

Faisons collectivement confiance à nos enfants. Laissons-les s’intéresser aux milles sphères de la vie qui ne sont jamais (ou rarement) abordées, dans nos écoles.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, qui se réalisent et qui ont une motivation naturelle pour un sujet qui les passionne. En redonnant leur temps libre à nos enfants, nous leur prouvons que nous croyons en eux. En les condamnant aux devoirs, nous donnons raison aux technocrates inhumains qui multiplient les règles tatillonnes qui sont censées encadrer chaque petite seconde de nos vies.

Ne laissons pas l’inertie nous scléroser et donnons à nos enfants le temps dont ils ont besoin pour se découvrir et du même coup, comprendre le monde autour d’eux afin que, le moment venu, ce soit plus facile, pour eux, d’y trouver leur place.

Aurons-nous le courage de miser sur nos enfants et non sur la doctrine obsessionnelle des devoirs? C’est à vous d’y voir…

Tags: devoirs, non aux devoirs, élèves, parents, enfants, professeurs, enseignants, fonctionnaires, ministère de l’éducation, syndiqués, doctrine, obsession des devoirs, professeurs compétents, professeurs incompétents, compétence, incompétence, québec, réussite scolaire

Les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

En ce qui concerne les devoirs, ceux qui aiment vraiment les enfants savent déjà que les devoirs de type « par cÅ“ur » ne favorisent pas leur apprentissage et peuvent même les décourager de s’intéresser à l’école.

C’est pourquoi, dans les écoles d’élite, il n’y a PAS de devoirs obligatoires — que des lectures très légères (maximum 15 minutes) et facultatives qui seront reprises dans les périodes d’études sous supervision des professeurs, à l’école.

En fait, pour les enfants de l’élite, la période des devoirs à l’école équivaut à une période de classe mais elle a généralement lieu dans une grande salle d’étude ou encore, dans une section de la bibliothèque.

Les questions par rapport aux devoirs sont immédiatement répondues par les professeurs ou leurs assistants, voire même des collègues de classe.

Lorsque ces enfants repartent pour la maison, vers 15h50, ils ont l’esprit tranquille et la soirée bien à eux pour aller s’amuser dehors et faire des activités enrichissantes avec leurs parents. Pas surprenant que les écoles d’élite réussissent aussi bien!

Pendant ce temps, dans les réseaux publics et privés (qui ne reçoivent pas les enfants de l’élite), des professeurs trop souvent incompétents tentent de cacher leur médiocrité en surchargeant les enfants de devoirs à « terminer » à la maison pour ensuite pouvoir blâmer l’enfant si celui-ci ne réussit pas son année. Des milliers de professeurs syndiqués procèdent ainsi, partout au Québec. Pas surprenant qu’ils soient d’aussi farouches défenseurs des devoirs!

En fait, ces professeurs pro-devoirs ne seraient JAMAIS capables d’obtenir un emploi dans une école d’élite tant les directions de ces établissements sont allergiques à une telle mentalité qui assume que le temps de classe n’est pas suffisant pour « passer la matière » alors qu’un bon professeur, lui, sera capable de stimuler la curiosité des élèves afin de leur transmettre tout le savoir nécessaire et ce, dans le temps qui lui est imparti.

Mais la question fondamentale demeure: les devoirs sont-ils vraiment utiles, pour les enfants?

Et bien, le Conseil canadien de l’apprentissage a publié un article sur la question et sans dire qu’ils ont nécessairement la réponse finale à cette importante question, ils tirent les conclusions suivantes:

  • Les devoirs qui exigent une participation active de l’élève, comme décider de la stratégie à adopter pour résoudre un problème de mathématiques, sont plus susceptibles d’être efficaces que, par exemple, la répétition par cÅ“ur.
  • En ce qui concerne les trois études portant sur les élèves du primaire, aucune ne concluait que les devoirs étaient profitables aux élèves plus jeunes.
  • Il semble que c’est aux élèves qui réussissent le moins bien que les devoirs profitent le plus.
  • L’examen du CCA vient confirmer la règle de Harris Cooper selon laquelle la durée des devoirs ne devrait pas dépasser 10 minutes par niveau scolaire par jour (un élève de 8e année, par exemple, ne devrait pas avoir à consacrer plus de 80 minutes à ses devoirs chaque jour).

Ouf! On se trouve à des années-lumières de l’obsession des devoirs qu’on retrouve dans le réseau public québécois et dans certaines écoles privées moins bien avisées…

En insistant pour que les devoirs soient faits à l’école, les écoles d’élite assurent que la qualité de vie, à la maison, ne sera pas perturbée. C’est absolument fondamental de préserver la qualité de vie « après l’école » parce que c’est un moment où les familles se retrouvent et prennent le temps de communiquer.

Il n’y a pas que l’école, dans la vie.

Les enfants les plus épanouis sont ceux qui ont le temps de jouer avec leurs parents mais aussi, le temps de rêver et de pratiquer un hobby qui les passionne. La surcharge obsessionnelle de devoirs de trop nombreux professeurs détruit la vie de famille, mine les relations parents-enfants et contribue à bouziller l’enfance de nos petits amours.

Si les enfants ne jouent pas dehors et ne se dépensent pas assez physiquement, ils vont développer des problèmes de santé physique… et probablement psychologiques. En disant NON aux devoirs —et peut-être oui à des travaux très légers mais toujours facultatifs— les parents du Québec s’assurent que leurs enfants auront un temps bien à eux pour se découvrir et se réaliser.

Si votre école croit encore que les devoirs sont la véritable voie vers la réussite, n’hésitez pas à puiser des références dans cette importante étude (en anglais, il y a beaucoup plus de détails) pour les confronter et leur faire entendre raison. En préservant le temps « de soir » pour les familles, votre école sera forcée de se réinventer pour devenir plus performante « de jour »… comme dans les écoles d’élite.

C’est inconcevable que les enfants de familles fortunées aient droit à leur temps « de soir » bien à eux alors que tous les autres croulent sous des montagnes de devoirs aussi inutiles que mal avisés.

Les parents du Québec doivent dire NON aux devoirs mais pour que ça fonctionne, il faut que l’école se prenne en main et fasse « ses devoirs », à l’interne. Qui plus est, les parents aussi doivent s’assurer qu’après l’école, les enfants aient le droit de jouer dehors (notamment avec des amis du quartier) ou de cultiver leur passion pour un hobby constructif mais il ne faut pas que ce soit du temps évaché devant la télévision!

Les enfants ont besoin d’ordre, de discipline et d’orientation mais ils ont aussi besoin de liberté, de rêve et de stimulation variées.

L’absence de devoirs obligatoires à la maison constitue la pierre angulaire de la réussite de ce virage où nos enfants auront enfin le temps d’être eux-mêmes « de soir » et le lendemain, de retour à l’école, ils se sentiront vraiment ressourcés et prêts à apprendre efficacement la matière qui leur est transmise.

Tags: devoirs, devoirs à la maison, devoirs à l’école, périodes supervisées de devoirs, professeurs, élèves, enfants, primaire, secondaire, utilité des devoirs, avoir des devoirs, faire ses devoirs, les parents et les devoirs, l’obligation des devoirs, inutilité des devoirs, écoles d’élite, familles riches, familles de la classe moyenne, familles pauvres, temps de liberté, temps passé en famille, communication à la maison, activités en famille, hobbys, enfance, québec

Qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec?

Si l’éducation publique québécoise vous a bien servi, tant mieux.

Il se trouve que tout le monde n’a pas eu la même bonne expérience et avec un taux de décrochage, au secondaire, avoisinant les 50% chez les garçons et les 25% chez les filles, nous avons de sérieuses questions à se poser, en tant que société.

Pour le budget 2008-2009, présenté par Monique Jérôme-Forget (avant son « départ »), 26% de l’augmentation totale du budget du Québec a été alloué à l’éducation, soit 612,4M$. En 2009-2010, le budget total pour l’Éducation, les loisirs et les sports sera de 14,431,000,000$ (plus de 14MM$).

Ça fait beaucoup de bidou pour aboutir à un constat d’échec aussi lamentable!

Alors où est le problème?

Qu’est qui cloche avec l’éducation publique, au Québec?

Allons-y, point par point…

  • Nos enfants ont-ils du potentiel?
    • Absolument! Et ils « brillent parmi les meilleurs ». Nous le savions bien avant que Jean Charest vienne nous le confirmer.
  • Nos professeurs sont-ils compétents?
    • Oh! La belle question…
    • Une majorité de professeurs sont à la fois compétents et en amour avec leur métier et les enfants qu’ils voient comme l’avenir de notre nation et la fierté de toute la société. Ces professeurs-là méritent une augmentation de salaire (une forme de boni à la performance).
    • Malheureusement, il y a aussi les « parasites », cette minorité de professeurs INCOMPÉTENTS mais défendus « Ã  la vie, à la mort » par des syndicats complètement paranoïaques qui mettent leurs propres intérêts avant ceux des enfants, des parents, de l’école et de la société.
      • Précisons, au passage, que les syndicats empoisonnent tout le système et ceux qu’ils défendent méritent généralement de se faire remercier, sans autre formalité ou « boni de départ » (un coup de pied à l’arrière train serait probablement de mise).
      • Pour les syndicats, malgré tous leurs beaux discours, les écoles sont une banale histoire de fric. Point final. Et ça nuit à tout le monde.
    • Mais en général, les professeurs ne constituent PAS le nÅ“ud du problème (bien que certains d’entre-eux méritent d’être farouchement dénoncés pour leur incompétence grossière ou leur inaptitude évidente à « communiquer » avec des enfants).
    • Alors non, les professeurs ne sont pas LE problème.
  • N’y a-t-il pas assez d’argent pour financer l’éducation, au Québec?
    • En fait, il y a plus d’argent maintenant qu’il n’y en a jamais eu, de toute l’histoire de l’éducation, au Québec.
    • Avec plus de 14MM$ par année (2009-2010), ça devrait être possible d’offrir un niveau d’éducation de classe mondiale à TOUS les enfants, repas compris, transports de luxe compris et voyages éducatifs compris (sans avoir à vendre des barres de chocolat).
    • L’argent n’est vraiment pas le problème, en éducation, au Québec.
      • C’est assurément administré pour engraisser l’écrasante bureaucratie tout en donnant le moins possible aux élèves et en ce sens, c’est honteux à quel point l’argent est mal utilisé mais fondamentalement, la QUANTITÉ d’argent « injecté » en éducation n’est PAS le problème.
  • Les écoles tombent-elles en ruine?
    • À part quelques exceptions, émanant habituellement de l’inaction chronique d’une bureaucratie trop coûteuse et incapable de s’auto-optimiser, les écoles du Québec paraissent bien.
    • Nos infrastructures scolaires ne sont donc PAS le problème.
  • Y a-t-il trop d’élèves par classe?
    • Oui, il y en a trop.
    • Mais…
    • Le problème ne vient pas vraiment du trop grand nombre d’élèves par classe comme de l’inexistence de « programmes particuliers » qui sont adaptés aux besoins des élèves qui nécessitent un suivi à leur niveau (afin qu’ils puissent « revenir à la vitesse de croisière » du reste des élèves des « classes régulières »).
    • En ajoutant les « cas problèmes » sans « ressources d’appoint » dignes de ce nom dans des classes déjà pleines, on donne l’impression que c’est le nombre d’élèves qui cause le problème alors qu’il n’en est rien.
      • Les « cas problèmes » devraient avoir accès à des ressources HUMANISÉES qui façonnent un programme particulier à leur attention et ce, sans JAMAIS les droguer. Si un enfant a besoin de bouger, qu’il fasse de l’éducation physique 4h par jour! Aucun enfant ne devrait être mis sur du Ritalin ou tout autre poison du genre.
      • Ces enfants-là ont besoin d’amour, d’encadrement et d’inspiration pour découvrir tout ce qu’ils ont de merveilleux en eux… c’est comme ça qu’ils vont devenir les leaders de demain.
      • Ainsi, en s’occupant de manière responsable et HUMAINE des « cas problèmes », il va se produire deux choses: ces cas vont disparaître, comme par enchantement et ils vont devenir tout aussi performants que les autres élèves (dans les limites de leurs contraintes, cela va de soi).
    • DONC… si l’argent était utilisée intelligemment dans les écoles, il n’existerait aucun « cas problème », aucun enfant DROGUÉ pour qu’il puisse faire le ZOMBIE dans une classe « plate » et surtout, aucune classe avec « trop d’élèves ».
      • Par exemple, à l’université, on s’entasse parfois à plusieurs centaines dans une seule classe et ça fonctionne bien! Tout simplement parce qu’à ce niveau, il n’y a généralement plus de ce que les gens appellent des « cas problèmes »… que ce soit clair: tous les enfants ont un potentiel infini.
      • Si une personne chargée de s’occuper des enfants pense en terme de « bureaucratie », elle mérite de se faire congédier, sur-le-champ. L’enseignement, ça devrait être une affaire HUMAINE, pas une « usine à laver les cerveaux » pour qu’ils deviennent « tous pareils »!
    • Alors NON, le problème en éducation ne vient PAS des classes avec un grand nombre d’élèves.
  • Est-ce que les parents en font trop… ou pas assez?
    • Les parents font leur possible, pour la plupart. Certains parents se dépassent pour leurs enfants et cette propension vers le bonheur de leurs enfants et l’excellence doit être soulignée.
    • Il existe aussi des parents qui sont leur propre pire ennemi et qui, proximité oblige, contaminent leur enfants avec leurs mauvaises habitudes de vie (genre, vraiment très mauvaises) tout en minant leur motivation à profiter pleinement de l’école pour se réaliser.
      • Il y a un « noyau dur » d’imbéciles qui ne méritent pas leurs enfants mais qui, par un quelconque détour du destin, se retrouvent aujourd’hui leurs parents mais la plupart ne demandent qu’à être aidés.
      • Dans les deux cas, il faut se retrousser les manches et leur prodiguer un maximum d’aide, en commençant avec des « bonis » prédéterminés selon une sorte d’index du bonheur et de la réussite (d’abord personnelle, ensuite scolaire) de leurs enfants.
    • Enfin bref, les parents sont les premiers responsables du succès des enfants et en ce sens, il faut leur accorder TOUTE la place qui leur revient, à tous les niveaux du système d’éducation.
      • Ils connaissent leurs enfants mieux que quiconque, ce serait bête de se passer d’une telle mine d’informations clé!
    • Alors non, les parents ne sont PAS le problème de l’éducation, au Québec.

En fait, s’il existe des problèmes avec les enfants, les professeurs, l’argent, les écoles, les ratios ou les parents, ce ne sont que des problèmes secondaires qui découlent d’un problème central, bien plus grave.

La principale raison pour laquelle l’éducation publique continue de faillir à sa tâche et continuera de le faire tient au fait qu’elle est…

  1. obligatoire;
  2. administrée par le gouvernement; et
  3. opérée telle un monopole quasi-total.

Qu’on le veuille ou non, les niveaux allant de la garderie (dès 6 mois), au primaire (en 6e année) et au secondaire (en 5e année) sont principalement l’affaire du gouvernement provincial et ce faisant, l’émergence d’un système d’éducation basé sur le libre-marché devient, à toutes fins pratiques, impossible!

L’actuel quasi-monopole gouvernemental sur l’éducation, au Québec, empoisonne tout le système et empêche l’excellence (via un jeu de saine concurrence) de s’imposer à la place de la médiocrité subventionnée… et imposée.

Lorsqu’un système social, économique ou politique semble toujours en proie aux problèmes, il y a généralement des raisons fondamentales, à la base de ces troubles omniprésents et récurrents. Dans ces cas, on peut dire que la fondation du système s’effrite.

C’est pourquoi il faut se poser des questions, comme dans cet article, pour comprendre ce qui cloche avec l’éducation publique, au Québec.

Afin de vous offrir une perspective historique, sachez que l’éducation publique telle qu’on la connaît aujourd’hui est un phénomène récent. Il y a déjà eu des systèmes d’éducation alternatifs et ils fonctionnaient bien.

Avant le gouvernement et ses « obligations » de fréquenter l’école, celle-ci était VOLONTAIRE et devinez quoi, les niveaux d’analphabétisme étaient plus bas qu’aujourd’hui! Wow! Qui plus est, avant que le gouvernement ne vienne s’imposer pour « enseigner » à nos enfants, les parents étaient TOTALEMENT en charge de tout, concernant leurs enfants: ce qu’ils apprenaient, comment ils l’apprenaient et où et ce, avec une interférence minimale (ou inexistante) du gouvernement.

C’était une époque où le libre-marché fonctionnait très bien, en éducation. La concurrence gardait les prix aussi bas que possible et les salaires étaient versés au mérite (les syndicat, eux, ne savent pas c’est quoi, du « mérite »). L’éducation à la maison fonctionnait également très bien et en général, les enfants réussissaient quand même bien, dans la vie.

Aujourd’hui, le gouvernement met son nez PARTOUT.

Ce même gouvernement qui dit vouloir « soutenir le cheminement de l’élève vers la réussite » ne fait à peu près rien pour favoriser l’émergence d’un libre-marché de l’éducation qui diminuerait le contrôle de l’État sur nos enfants mais qui, au passage, aiderait ces derniers à réussir, plus que jamais.

Pourquoi les enfants réussiraient-ils mieux avec une multitude de petites écoles? Tout simplement parce qu’en effaçant la bureaucratie du portrait, on retrouve l’humain. Comme l’éducation, la VRAIE ÉDUCATION est une affaire de communication entre des personnes (et non de « programme » inventé par des gens déconnectés et obsédés par les « structures »), les enfants se retrouveraient dans un environnement où la communication des connaissances aurait lieu de façon naturelle et non selon une sorte de régime militaire imposé.

Pour certains, imaginer autre chose que l’éducation publique peut être difficile tant le gouvernement a éliminé, étouffé et dévalorisé les alternatives. Par exemple, le ministère de l’Éducation du Québec complique la vie des parents qui choisissent d’éduquer eux-mêmes leurs enfants, à la maison. Qu’importe que ces enfants soient presque toujours plus forts, toutes matières confondues, que leurs pairs dans le réseau public, le gouvernement du Québec ne veut pas perdre son contrôle sur les enfants alors il « tolère » l’enseignement à la maison mais ne fait rien pour le valoriser. C’est inacceptable que des fonctionnaires censés travailler dans l’intérêt des enfants nient l’évidence du succès mur-à-mur de l’éducation à la maison. Et pourtant, ils le font…

On pourrait aussi parler des bonnes écoles privées qui se font continuellement menacer de coupures. Ceci dit, comme le gouvernement déteste les comparaisons, l’élimination des écoles privées du Québec faciliterait les choses à savoir que la médiocrité paraîtrait bien mieux si elle cessait d’être comparée à l’excellence.

Alors, qu’est-ce qui cloche avec l’éducation publique? C’est la tendance du gouvernement à étouffer la concurrence, à empêcher l’établissement d’un libre-marché fonctionnant à « armes égales » avec un réseau « public » ou mieux, que le réseau « public » soit hybridé avec les offres privées, du moment que ces offres soient de propriété locale. Nous sommes assez grands pour s’occuper de nos enfants, par nos propres moyens.

Il y aurait une période d’ajustement mais en fin de compte, les parents redeviendraient les VRAIS PATRONS de ce qui se passe à l’école, les enfants auraient des services dignes d’un hôtel quatre étoiles et les professeurs auraient carte blanche pour mener les enfants vers une pleine réalisation de leur potentiel.

Ces écoles privées refuseraient de DROGUER les enfants parce que ça leur donnerait une très mauvaise presse alors ils trouveraient des moyens pour s’occuper COMME IL SE DOIT des enfants avec des besoins particuliers et ce, dans le plein respect de leurs capacités. Les manufacturiers de « médicaments » pour enfants (ou « poisons », selon votre niveau de conscientisation à ce qu’ils contiennent) s’en plaindraient mais bon, on s’en fout! Il n’y a que nos petits amours qui comptent. Les transnationales pharmaceutiques pourront aller droguer les enfants des autres pays où les gens ne se sont pas encore pris en main (comme le nôtre, au moment de publier cet article — malheureusement).

Que ce soit clair…

L’éducation, c’est NOTRE affaire.

Dans une moindre mesure et sous NOTRE contrôle très strict (idéalement), c’est aussi l’affaire du gouvernement.

Actuellement, c’est l’inverse. Le gouvernement dirige et nous, on assume. Ça saute aux yeux de quiconque s’y intéresse que ça ne fonctionnera jamais. Si on continue avec la bouette éducative que l’on connaît, on condamne nos enfants à aux aléas d’un système malade qui enlaidit ce qu’il bureaucratise et qui déshumanise ce qu’il « structure ».

Si vous aimez vos enfants, vous ne les laisserez pas se battre seuls contre les bêtises du ministère de l’Éducation du Québec. Vous les défendrez en exigeant la réintroduction et la pleine valorisation d’un système d’éducation FAIT ICI qui s’inscrit dans un système de libre-marché.

Ça prend de la vision pour réussir, pas de la bureaucratie, des structures et des syndicats éternellement insatisfaits.

Parents du Québec, reprenez votre place au centre de toutes les décisions. Remettez le gouvernement à sa place… très loin derrière vous et vos choix. Les enfants comptent sur le courage de leurs parents, pas leur à-plat-ventrisme!

Tags: éducation, québec, éducation au québec, qu’est-ce qui cloche, enfants, élèves, garderies, primaire, secondaire, décrocheurs, taux hallucinant de décrocheurs, bureaucratie, programme d’éducation, structures éducatives, enfants drogués à l’école, classes en surnombre, pleine réalisation de soi, enfants heureux, élèves aspirant à l’excellence, écoles publiques, écoles privées, enseignement à la maison, école à la maison, excellence, marché-libre, libre-marché, concurrence, écoles qui se comparent, programmes particuliers, parents

L’ingérence de la ministre Courchesne dans le cursus des cours de français

Est-ce que la ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne, respecte vraiment les enfants? Les parents? Les enseignants?

Si l’on se fie à ses plus récentes déclarations, en ce qui a trait à l’enseignement du français, non.

Au lieu d’allouer plus de temps de qualité pour l’apprentissage et l’appréciation de la langue française, la ministre veut enchaîner les enfants à leur pupitre et leur forcer la langue dans la gorge, qu’ils en aient envie ou non.

Voici ce qu’impose la ministre Courchesne, tant au primaire qu’au secondaire, où les élèves devront…

  1. écrire un texte par semaine;
  2. faire des dictées, régulièrement;
  3. lire tous les jours; et
  4. subir davantage d’examens d’écriture.

Est-ce que la ministre aimerait qu’on installe des chaînes, sous tous les pupitres des élèves, tant qu’à y être?

Il s’agit d’un agenda répressif, comme pour punir les enfants de ne pas être « parfaits », en français.

Au début de février 2009, Michelle Courchesne a pré­sen­té une sé­rie de 22 me­su­res, éva­luées à quelques 40M$ par an­née, ­pour améliorer la connaissance et la maîtrise du français, dans nos écoles. Pour faire image, il s’agit d’une toute petite goûte d’eau, dans l’océan budgétaire du MELS. Trop peu pour produire un quelconque effet durable.

Selon la ministre, qui n’a apparemment pas été se promener au centre-ville de Montréal, récemment « [...] no­tre lan­gue, c’est l’âme de la na­tion qué­bé­coi­se [...] » et toujours selon elle, « il ­faut don­ner un ­coup de bar­re » et à l’évidence, ce sont les enfants qui vont payer pour ses lubies.

Voyez-vous, enseigner, c’est un Art… avec un grand « A ».

En imposant une sorte de régime militaire bâtardisé pour l’enseignement du français, la ministre Courchesne condamne une génération d’enfants à voir le français comme —une obligation— et non une découverte perpétuelle qu’on apprécie chaque jour, un peu plus.

La ministre Courchesne se moque de se pensent les autres. Elle veut imposer sa étroitesse d’esprit au Québec tout entier. Voici d’ailleurs ce qu’elle a déclaré: « [...] No­tre ob­jec­tif n’est pas que ­tous les élè­ves ­échouent. ­Mais si, ­dans un tex­te ­écrit de 300 ­mots, fai­re 30 fau­tes est ju­gé sa­tis­fai­sant par l’en­sei­gnant, est-ce que ­vous ju­gez ça sa­tis­fai­sant? Pas moi. » — quelle arrogance! Elle ose minimiser le jugement des enseignants pour mieux imposer le sien!

Ça prend un front de bÅ“uf pour imposer ses préférences aussi personnelles qu’arbitraires à toute une population.

Qui est-elle pour se substituer aux enseignants et venir faire de l’ingérence, dans leurs classes, pour décider de ce qui est mieux pour tel ou tel élève.

Par exemple, un enfant provenant d’un milieu difficile qui fait de gros efforts et qui finit par ne faire que 30 fautes dans un texte de 300 mots tiendrait du miracle et mériterait d’être souligné mais pour la ministre Courchesne, obsédée par la perfection, ce serait un lamentable échec.

Que de cynisme, de la part d’une ministre qui devrait servir les citoyens, quelque soit leur niveau de connaissance du français.

Fini l’époque où le contenu des cours de français était implicite. Selon Clau­de Moi­san, ­sous-mi­nis­tre ad­joint au mi­nis­tè­re de l’Édu­ca­tion, le contenu sera désormais explicite. Ça en dit long sur leur confiance envers le corps enseignant.

L’approche de Michelle Courchesne n’annonce rien de bon, pour le Québec.

Comme le dit si bien Réjean Parent, président de la CSQ, « Si le mi­lieu de l’édu­ca­tion de­vient ­plus exi­geant ­avec les élè­ves, il de­vra ­être ­prêt à vi­vre ­avec ­l’échec. » et il ajoute « C’est ­beau de di­re qu’on va ­être ­plus exi­geant, ­mais les élè­ves ne de­vien­nent pas sou­dai­ne­ment ­plus ­brillants, dit-il. Il ­faut pré­voir des ­moyens ­pour ai­der ­ceux qui ­vont ­échouer. » — il a parfaitement raison… et la ministre, elle, ne veut rien entendre.

Les parents du Québec doivent réclamer la cessation immédiate de cette tyrannie académique pour revenir à un enseignement beaucoup plus près des besoins réels des élèves et ainsi, leur faire aimer la langue dans un premier temps, avant de les encourager à perfectionner cet art fin qu’est la maîtrise d’une langue.

Dire non à la folie des grandeurs de la ministre Courchesne, c’est dire oui aux enfants, aux parents et aux enseignants.

Tags: cours de français, maîtrise du français, enseignement du français, français, langue française, professeurs, enseignants, étudiants, élèves, enfants, parents, dictées, écriture, tyrannie académique, éducation, québec, mels, michelle courchesne, ministre, libérale, plq, échecs

Page 1 de 512345
Pubs
Éducation Québec   Tous droits réservés © 2012 | Propulsé par Wordpress | Conçu par Elegant Themes