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Nos jeunes québécois n’ont apparemment pas tous accès à la même qualité d’enseignement des mathématiques, selon qu’ils fréquentent le réseau publique ou celui du privé.
Le ministère de l’Éducation a dévoilé, le 2 juillet 2008, les derniers résultats des « examens du ministère » et il y a des disparités inquiétantes entre le public et le privé, dans les résultats obtenus en mathématiques.
Il faut savoir que les étudiants du réseau public ont obtenu une note moyenne de 68% alors qu’au privé, c’est 82,2% pour le même examen de mathématiques. Cet écart est inacceptable. Les élèves du public devraient recevoir, eux aussi, un enseignement de premier ordre et vu les résultats, il semble y avoir encore du chemin à faire.
Malheureusement, la situation est sensiblement la même en français, en anglais ou même en physique où le privé obtient systématiquement des notes plus élevées.
Tags: examens du ministère, ministère de l’éducation, examens de fin d’année, moyenne générale, moyenne au public, moyenne au privé, public vs privé, écoles publiques, écoles privées, mathématiques, français, anglais, physique
Les enfants de 7 à 15 ans se font voler leurs moments de liberté par une charge inutile de devoirs et de leçons.
Le portrait actuel est inquiétant…
Surchargés, comme des mulets, les jeunes élèves québécois trimbalent une collection de livres qui, par leur format, prédispose à des problèmes de santé majeurs. Ce serait si simple de diviser les gros livres en une vingtaine de plus petits livres faciles à utiliser individuellement mais bon, ça semble trop compliqué pour les éditeurs et les enseignants qui continuent de commander les « gros formats », trop lourds pour des enfants.
Une fois arrivés à la maison, après une longue journée à l’école, ces élèves « porteurs de livres » ne peuvent pas exercer leur bon jugement pour faire usage de leurs temps libres puisque les enseignants, avec la complicité des directions scolaires, les condamnent à s’asseoir pour étudier.
Pourtant, ce serait bien plus intéressant pour un jeune élève de meubler lui-même son temps de liberté, après l’école. Il y a quelque chose de pervers avec l’idée même de donner des devoirs parce que ça suppose que les enfants sont incapables de bien utiliser le temps libre qui leur incombe, de plein droit. Dans les faits, seuls une minorité d’enfants ayant des troubles documentés ne sauront pas comment faire un bon usage de leurs temps libres.
La majorité des jeunes élèves, laissés à eux-mêmes après l’école, en profitent pour faire des choses qu’ils aiment et qui, somme toute, ont une importante valeur éducative.
Par exemple, lorsqu’ils ont congé de devoirs, les enfants socialisent avec les jeunes voisins en jouant dehors ensemble, tout en prenant l’air. D’autres jeunes participent à des activités avec le reste de la famille ou un parent, ce qui est également très important pour souder le noyau familial. Il y a aussi ces jeunes élèves qui se passionnent d’un domaine, comme la lecture, les arts, les métiers ou les sciences.
Ainsi, les jeunes élèves savent meubler leur temps à eux et les devoirs, créés pour forcer la révision de la matière déjà évoquée en classe, n’offrent qu’une faible valeur ajoutée puisqu’ils ont lieu dans un milieu probablement moins propice à l’enseignement que l’école, ne sont pas supervisés par un enseignant compétent, créent des tensions avec les parents et empêchent l’enfant de se coucher plus tôt.
Tous ceux qui ont déjà étudié le soir, après une longue journée d’école, savent que la matière ne « rentre » pas aussi bien que le jour et c’est parfaitement normal parce que le soir, nous sommes tous fatigués.
Les devoirs n’ont pas leur place -si- l’enseignement offert est de premier ordre, durant le jour. D’ailleurs, de nombreuses écoles d’élite ne donnent aucun devoir sauf dans le cas des « périodes de révision » (supervisées par les enseignants) pendant 45 minutes, après les cours.
Vu sous cet angle, on pourrait dire que les écoles publiques québécoises, où se multiplient les devoirs à faire à la maison, sont un reflet de l’incompétence grossière des enseignants qui sont incapables de transmettre leur matière pendant les périodes qui leur sont allouées.
Il est inconcevable que nos enfants aient à traîner des devoirs à la maison alors que les travailleurs, eux, peuvent quitter le bureau la tête tranquille. Il y a là une profonde injustice et les enfants eux-mêmes ne doivent pas être les seuls à la dénoncer, les parents aussi doivent contraindre leur école à mettre fin aux devoirs pour imiter les écoles d’élite et bonifier la qualité des cours, dans les périodes allouées.
À la limite, des leçons d’appoint peuvent être suggérées mais jamais exigées. L’attitude devrait être pour l’élève d’y trouver une question à poser à l’enseignant qui permettrait de mieux comprendre la matière plutôt que de forcer l’élève à tout apprendre par cÅ“ur.
D’ailleurs, il faut se faire à l’idée qu’à la fin d’une journée, tout humain normalement constitué oublie environ 80% de tout ce qu’il a appris. C’est comme ça. L’humain est ainsi fait alors les enseignants qui se crêpent le chignon à savoir qui donnera le plus de devoirs (pour avoir les élèves les mieux instruits) se plantent, totalement, parce que les connaissances acquises « de soir » sont encore moins susceptibles d’être retenues que celles de jour — il y a là un constat particulièrement cinglant contre la logique même des devoirs.
Il y a d’autres façons de responsabiliser un élève. Les devoirs ne sont pas la panacée que certains tentent de nous « vendre », à grand coups de discours vides qui ne prennent pas l’intérêt réel de l’enfant comme enjeu central mais bien leur propre incompétence qu’il faut cacher en pouvant, le moment venu, blâmer les difficultés scolaires d’un élève sur le fait qu’il n’a pas assez étudié, même si la quantité d’heures d’études n’a rien à y voir (c’est le vieux débat « quantité VS qualité »). Lorsqu’un élève a des difficultés, le premier coupable, c’est l’enseignant qui n’a pas su communiquer sa matière de façon engageante avec cet élève et disons-le, ce professionnel est payé pour -réussir- cette tâche.
Notre train de vie moderne va trop vite, il n’y a plus de place pour les devoirs et ceux qui en paient le plus fort prix, ce sont nos enfants. Il faut les laisser flâner, au sens propre et au plan intellectuel pour leur donner le temps de faire fleurir leur imagination et aussi pour qu’ils aient le temps de se connaître, eux-mêmes.
Les élèves doivent être considérés comme les clients du système d’éducation québécois et à ce titre, ils méritent tous le meilleur niveau d’enseignement qui soit. C’est d’ailleurs une tragédie que les écoles d’élite du Québec, habituellement privées ou ultra-privées, soient celles qui ont les programmes d’enseignement les plus efficaces et ce, sans les devoirs!
En ce moment, dans le système d’éducation publique du Québec, il y a des armées de fonctionnaires bien intentionnés mais plus ou moins intéressés à voir chaque élève réussir selon son parcours particulier. Pour ces fonctionnaires qui n’ont apparemment aucune idée de l’importance de former l’élite de demain, qui devra concurrencer les meilleurs aux États-Unis, en France, en Chine et Inde, les élèves sont en quelque sorte leurs esclaves qui doivent dire « oui » à toutes leurs demandes, notamment en ce qui a trait aux devoirs. Mais il là , le drame parce qu’avec des enseignants « bureaucratisés » et terrés dans leurs vieilles habitudes, on enlève le goût de l’école aux enfants. Les conséquences d’un tel désintérêt dépassent largement l’individu et touche de manière directe toute la famille puis, de manière très perceptible, toute la société.
Disons-le, les enseignants et les directions des écoles qui refusent de se battre pour les enfants (et non pour leur propre petit confort) ne sont pas les seuls à blâmer (et à sortir du « système »), il y a aussi les têtes vides du ministère de l’Éducation qui se pensent capables de dicter ce que doivent apprendre tous les élèves, niant ipso-facto l’individualité de chaque élève et leur relation privilégiée les professeurs. Il y a un gros ménage à faire, en éducation. De la tête aux pieds.
Les parents doivent, pour leur part, prendre tous les moyens nécessaires pour protéger leurs enfants contre l’abrutissement inutile engendré par les devoirs. Suivez l’exemple des riches qui forment leurs enfants pour constituer l’élite de demain. Faites comme eux et éliminez les devoirs à la maison à la faveur d’un enseignement de première qualité en classe couplé, lorsqu’utile, à une période supervisée de devoirs, à l’école.
Si d’aventure certains individus croient avoir réussi dans la vie grâce aux devoirs, grand bien leur en fasse mais ils ne sauront jamais ce qu’ils auraient pu devenir si, au lieu de gribouiller des feuilles de papier jusqu’à 19h30 tous les soirs, ils avaient plutôt entrepris de découvrir ce qui leur plaisait vraiment.
Le message est clair: dites NON aux devoirs.
Tags: non aux devoirs, pas de devoirs, aucun devoir, jamais de devoirs, fin des devoirs, devoirs à la maison, devoirs à l’école, devoirs supervisés, devoirs non-supervisés, devoirs trop longs, devoirs inutiles, bourrage de crâne, droit des enfants, imagination, connaissance de soi, temps libre, temps de liberté, écoles, enseignants, directions d’écoles, ministère de l’éducation
Les Francs-Tireurs ont leur façon bien à eux d’aller au fond des choses et si vous aimez les interviews qui ne font pas dans la complaisance, vous savourerez chaque instant de leur interview avec la ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne.
L’actuelle ministre libérale en charge de l’éducation de nos enfants multiplie les révélations concernant la réforme éducative, entreprise sous le règne péquiste.
Le constat est cinglant!
Même si certains aspects de la réforme peuvent avoir du mérite (lorsque pris isolément), la livraison finale que reçoit l’élève devrait inquiéter les parent québécois.
Écoutez l’interview pour tous les détails croustillants que nous livre une ministre Courchesne plus humaine et résolument moins plastique — son style plus décontracté plaît mais son message n’en demeure pas moins préoccupant.
Tags: michelle courchesne, ministre, éducation, réforme, québec, enfants, élèves, écoles, enseignement, parents
Lorsque j’étais plus jeune, je présentais un bulletin chiffré à mes parents.
La compréhension de ce bulletin était toute simple. Pour chaque matière, il y avait mon résultat juxtaposé à celui de la moyenne de mon groupe. En un coup d’Å“il, mes parents pouvaient se faire une bonne idée de ma performance scolaire, par rapport au groupe dans lequel j’évoluais.
Les résultats exprimés en pourcentage ne mentent pas. Ils sont d’une clarté absolue. Alors que les chiffres alignés sur une feuille ne devraient jamais, à eux seuls, faire foi des efforts fournis par un élève, disons que ça meuble bien une discussion!
Avec les bulletins chiffrés, il y avait aussi des problèmes à savoir que des élèves moins versés dans les différentes matières pouvaient perdre leur motivation, à force de voir leurs notes aussi basses. Dans sa réforme du « renouveau pédagogique », le Ministère de l’éducation du Québec a abruptement mis fin aux notes chiffrées pour les remplacer par des classements alphabétiques passablement difficiles à interpréter.
L’intention de ménager les susceptibilités des élèves les plus faibles était certes louable mais ce bulletin sans chiffres n’a pas reçu l’appui des parents. Après de vives contestations auprès du Ministère de l’éducation, les parents ont gagné leur cause et le bulletin chiffré, pour l’année 2007-2008, a été réintroduit comme étant le « nouveau » bulletin chiffré.
Alors qu’ils sont plus agréables à consulter que les « anciens » bulletins de mon enfance, ils renient presque toutes les modification apportées dans la version alphabétisée, au point où l’on doit se demander si, avec la disparition de toutes les « vertus quasi-thérapeutiques » d’un bulletin noté de A à E au lieu de 0 à 100%, les élèves les plus faibles ne deviendront pas les grands perdants, une fois de plus, de la pression parfois trop forte exercée par une note chiffrée qui dépeint parfois très mal le niveau d’effort consenti pour l’atteindre.
Sans grande surprise, les parent québécois sont ravis que les mandarins du Ministère de l’éducation aient enfin compris que les parents doivent comprendre les bulletins pour bien les accompagner dans leur cheminement scolaire.
Tags: bulletins scolaires, notes chiffrées, notation alphabétique, élèves, enfants, écoles, réussite, suivi, parents