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Des parents québécois font d’énormes sacrifices pour assurer une éducation de premier ordre à leurs enfants car les écoles privées coûtent jusqu’à 20k$ par année.
Les parents des élèves qui fréquentent ces écoles de l’élite ne sont pas tous millionnaires. Certains choisissent de payer cette éducation à leurs enfants plutôt que de s’allouer une nouvelle voiture ou un chalet. Pour un nombre grandissant de parents québécois, le lien de confiance avec le réseau publique est brisé et l’une des solutions envisagées, c’est le recours aux écoles ultra-privées (financées à 0%, par le gouvernement) et privées (financées à 60%, par le gouvernement).
Par exemple, à l’école Selwyn House de Westmount, les frais de scolarité annuels peuvent atteindre 17,849$ mais avec les performances lamentables du réseau publique, les demandes d’admissions ne manquent pas et l’école a l’embarras du choix pour ne sélectionner que les meilleurs élèves.
Ceci dit, les parents qui font le choix du privé comprennent l’importance primordiale d’un milieu académique de premier ordre et n’hésitent pas un seul instant avant de payer leur facture d’école.
Aux Écoles Vision, un parent doit s’attendre à payer environ 7,250$ par année (selon les dépenses scolaires) mais il en obtient pour son argent: un milieu éducatif de classe mondial, la maîtrise de trois langues, le développement individuel de chaque élève et une attention de tous les instants de la part du personnel de l’école. À côté des Écoles Vision, les écoles publiques du Québec ne sont pas au niveau… et ça commence un devenir un problème de taille.
Comment se fait-il que des écoles privées soient capables de faire aussi bien avec un budget comparable à celui reçu par les écoles publiques?
Bien sûr, il y a les puissants syndicats de professeurs dans les écoles publiques qui poussent ceux-ci à travailler moins tout en revendiquant plus mais là , cette approche de « continuelle insatisfaction » les rattrape et les fait très mal paraître.
Ce dont on se rend compte, c’est que la sclérose syndicale, grande protectrice de l’incompétence et justificatrice du laisser-aller dans le corps professoral s’est fait sur le dos des élèves qui ont dû endurer les professeurs dont l’enseignement lamentable n’aurait jamais dû être toléré.
Et aujourd’hui, les écoles publiques syndiquées sont laissées tellement loin derrière les écoles privées que tout ce que les syndicats trouvent à dire, c’est « donnez-nous plus d’argent » mais la vérité, c’est qu’ils reçoivent déjà plus d’argent, dans le public!
C’est simplement que cet argent est -beaucoup- mieux utilisé dans le privé!
Si on ajoute le fait que les meilleurs élèves quittent le public pour le privé, le public va continuer de se détériorer.
Les parents veulent de bonnes écoles pour leurs enfants et ce n’est pas avec le je-me-foutisme du public par rapport à la violence à l’école (ainsi qu’à l’intimidation, plus subtile) que les choses vont s’améliorer. La tolérance zéro est nécessaire pour mettre fin aux jeu de coulisse malsains des élèves fanfarons contre les plus faibles qui, plus souvent qu’autrement, vont connaître des problèmes d’ajustement social toute leur vie à cause du manque de rigueur de la direction.
Les parents québécois vont continuer à faire des sacrifices pour augmenter les chances que leurs enfants aient un véritable avenir via un établissement d’enseignement ultra-privé ou privé mais d’ici là , il faudrait se demander pourquoi notre réseau publique peine à boucler son budget alors qu’elle reçoit plus d’argent que le privé… hummm…
Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, enseignement, éducation sacrifices, parents, élèves
Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.
La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.
Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.
Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.
Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.
Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.
Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.
Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.
Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.
Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.
Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.
En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.
Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.
Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!
C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.
Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.
La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.
Tags: écoles privées, écoles ultra-privées, écoles publiques, réseau publique, ministère de l’éducation, michelle courchesne, écoles d’élite, étudiants d’élite, écoles sélectives, établissements privés
Alors vous avez choisi d’étudier à l’université mais vous n’avez pas les moyens d’en régler toutes les factures?
N’ayez crainte, l’Aide financière aux études a préparé une brochure de 24 pages intitulée « Prêts et bourses: des réponses à vos questions » qui s’adresse justement à vous. Vous pouvez le consulter dès maintenant, en format .pdf, pour enfin comprendre comment fonctionne le fameux programme de prêts et bourses, au Québec.
On y parle des besoins financiers des étudiants en fonction du calendrier scolaire, de la bonne gestion du budget, de l’admissibilité au programme et bien sûr, du mode de calcul de l’aide financière.
Il y a aussi une page qui rappelle que l’étudiant universitaire qui a gradué (ou cessé d’étudier) doit prendre en charge les intérêts de sa dette dans un délais d’un mois suivant la date de fin des études et six mois plus tard, il doit commencer à rembourser le capital.
Les exemples de calcul font état de dépenses de 8,500$ pour 8 mois d’étude SANS habiter chez ses parents.
Je ne sais pas sur quelle planète vivent les « génies de la finance » de l’AFE mais ça fait (grosso-modo) 1,062.50$ par mois. Si on enlève des frais d’admission d’au-moins 1,500$ par session, pour 2 sessions (automne et hiver), on retire ipso-facto 3,000$ de l’aide financière, ce qui nous ramène à 5,500$.
Si on enlève un loyer mensuel de 400$ (pour 8 mois, soit 3,200$), il ne reste que 2,300$ pour la session.
Disons qu’on enlève 200$ par mois de nourriture, ce qui équivaut à 1,600$ pour 8 mois et qu’on soustrait encore 60$ par mois pour une passe d’autobus (480$, en tout), il restera un gros 220$ pour acheter les livres!
Mais ce calcul, bien que réaliste, ne tient pas compte du revenu (1) de l’étudiant et (2) des parents. Plus l’un ou l’autre a gagné d’argent, moins il recevra d’aide financière. Bien que ce soit bien ainsi, quiconque veut obtenir une aide financière sera fortement motivé à cesser de gagner des revenus pour devenir « admissible » ce qui, en soi, s’avère socialement contre-productif.
Ainsi, l’aide financière de notre exemple, initialement imaginée (par l’AFE) à 8,500$ pourrait en fait être de 6,500$… ou moins, beaucoup moins.
Alors même si l’étudiant son 6,500$ sous forme d’un prêt de 2,440$ et d’une bourse de 4,060$, il aura intérêt à ne PAS travailler à temps-partiel pour améliorer son sort puisque le Ministère du revenu et l’Aide financière aux études sont apparemment de grands copains et se disent bien des choses, à savoir que si des revenus ont été gagnés « légalement », la bourse pourrait être rappelée EN TOTALITÉ et le prêt exigible sur-le-champ, avant la fin des études.
On aurait beau imaginer un meilleur incitatif au travail au noir que je doute qu’on pourrait en inventer un!
Les pauvres étudiants récipiendaires d’aide aux études deviennent donc prisonniers, à plusieurs égards, d’une logique comptable profondément déconnectée de la réalité étudiante, au niveau universitaire.
Évidemment, avec le salaire minimum à 8,50$ de l’heure (et 7,75$ pour les employés percevant des pourboires), il faudrait travailler 764,7 heures (ou 23,9 heures, sur 32 semaines) pour gagner 6,500$ par ses propres moyens (moins l’impôt qui serait perçu à la source).
Autrement dit, si vous avez un intérêt pour les études universitaires, que vous ne restez pas chez parents et que vous n’avez aucune chance de dégoter un emploi plus payant que le salaire minimum, vous avez intérêt à devenir copain-copain avec l’Aide financière aux études!
Si vous décidez de jouer le jeu des prêts et bourses, assurez-vous de suivre leurs règlements à la lettre puisqu’ils ont tendance à devenir votre pire cauchemar dès que vous « osez » tenter d’améliorer votre sort sans les prévenir (ce qui risque d’arriver si vous vivez une vie « normale »).
L’idéal, c’est d’avoir des parents assez prévoyants pour avoir accumulé un fonds d’études ou mieux, qu’ils soient assez riches pour vous héberger, vous nourrir et vous soutenir, le temps que vous décrochiez un diplôme qui facilitera votre obtention d’un lucratif emploi… qui vous permettra de fonder votre propre famille.
Comme dans tant de situations concernant l’enseignement supérieur, la débrouillardise, l’opportunisme et la chance peuvent faire toute la différence mais dans tous les cas, il est préférable d’avoir préparé ses finances avec autant de rigueur que sa demande pour être admis à l’université.
Sur ce, bonne chance à tous les étudiants qui réclameront des prêts et bourses de l’Aide financière aux études, en 2008-2009… et après!
Tags: aide financière aux études, prêts étudiants, bourses, études universitaires, enseignement supérieur, argent, prêts pour les études, prêts universitaires, dettes d’études, remboursement de dettes
Lorsque j’étais plus jeune, je présentais un bulletin chiffré à mes parents.
La compréhension de ce bulletin était toute simple. Pour chaque matière, il y avait mon résultat juxtaposé à celui de la moyenne de mon groupe. En un coup d’Å“il, mes parents pouvaient se faire une bonne idée de ma performance scolaire, par rapport au groupe dans lequel j’évoluais.
Les résultats exprimés en pourcentage ne mentent pas. Ils sont d’une clarté absolue. Alors que les chiffres alignés sur une feuille ne devraient jamais, à eux seuls, faire foi des efforts fournis par un élève, disons que ça meuble bien une discussion!
Avec les bulletins chiffrés, il y avait aussi des problèmes à savoir que des élèves moins versés dans les différentes matières pouvaient perdre leur motivation, à force de voir leurs notes aussi basses. Dans sa réforme du « renouveau pédagogique », le Ministère de l’éducation du Québec a abruptement mis fin aux notes chiffrées pour les remplacer par des classements alphabétiques passablement difficiles à interpréter.
L’intention de ménager les susceptibilités des élèves les plus faibles était certes louable mais ce bulletin sans chiffres n’a pas reçu l’appui des parents. Après de vives contestations auprès du Ministère de l’éducation, les parents ont gagné leur cause et le bulletin chiffré, pour l’année 2007-2008, a été réintroduit comme étant le « nouveau » bulletin chiffré.
Alors qu’ils sont plus agréables à consulter que les « anciens » bulletins de mon enfance, ils renient presque toutes les modification apportées dans la version alphabétisée, au point où l’on doit se demander si, avec la disparition de toutes les « vertus quasi-thérapeutiques » d’un bulletin noté de A à E au lieu de 0 à 100%, les élèves les plus faibles ne deviendront pas les grands perdants, une fois de plus, de la pression parfois trop forte exercée par une note chiffrée qui dépeint parfois très mal le niveau d’effort consenti pour l’atteindre.
Sans grande surprise, les parent québécois sont ravis que les mandarins du Ministère de l’éducation aient enfin compris que les parents doivent comprendre les bulletins pour bien les accompagner dans leur cheminement scolaire.
Tags: bulletins scolaires, notes chiffrées, notation alphabétique, élèves, enfants, écoles, réussite, suivi, parents