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Explosion du nombre d’écoles privées

Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.

La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.

Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.

Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.

Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.

Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.

Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.

Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus  revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.

Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.

Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.

Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.

En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.

Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.

Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!

C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.

Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.

La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.

Tags: écoles privées, écoles ultra-privées, écoles publiques, réseau publique, ministère de l’éducation, michelle courchesne, écoles d’élite, étudiants d’élite, écoles sélectives, établissements privés

Le nouveau bulletin… chiffré!

Nouveau bulletin chiffré du QuébecLorsque j’étais plus jeune, je présentais un bulletin chiffré à mes parents.

La compréhension de ce bulletin était toute simple. Pour chaque matière, il y avait mon résultat juxtaposé à celui de la moyenne de mon groupe. En un coup d’Å“il, mes parents pouvaient se faire une bonne idée de ma performance scolaire, par rapport au groupe dans lequel j’évoluais.

Les résultats exprimés en pourcentage ne mentent pas. Ils sont d’une clarté absolue. Alors que les chiffres alignés sur une feuille ne devraient jamais, à eux seuls, faire foi des efforts fournis par un élève, disons que ça meuble bien une discussion!

Avec les bulletins chiffrés, il y avait aussi des problèmes à savoir que des élèves moins versés dans les différentes matières pouvaient perdre leur motivation, à force de voir leurs notes aussi basses. Dans sa réforme du « renouveau pédagogique », le Ministère de l’éducation du Québec a abruptement mis fin aux notes chiffrées pour les remplacer par des classements alphabétiques passablement difficiles à interpréter.

L’intention de ménager les susceptibilités des élèves les plus faibles était certes louable mais ce bulletin sans chiffres n’a pas reçu l’appui des parents. Après de vives contestations auprès du Ministère de l’éducation, les parents ont gagné leur cause et le bulletin chiffré, pour l’année 2007-2008, a été réintroduit comme étant le « nouveau » bulletin chiffré.

Alors qu’ils sont plus agréables à consulter que les « anciens » bulletins de mon enfance, ils renient presque toutes les modification apportées dans la version alphabétisée, au point où l’on doit se demander si, avec la disparition de toutes les « vertus quasi-thérapeutiques » d’un bulletin noté de A à E au lieu de 0 à 100%, les élèves les plus faibles ne deviendront pas les grands perdants, une fois de plus, de la pression parfois trop forte exercée par une note chiffrée qui dépeint parfois très mal le niveau d’effort consenti pour l’atteindre.

Sans grande surprise, les parent québécois sont ravis que les mandarins du Ministère de l’éducation aient enfin compris que les parents doivent comprendre les bulletins pour bien les accompagner dans leur cheminement scolaire.

Tags: bulletins scolaires, notes chiffrées, notation alphabétique, élèves, enfants, écoles, réussite, suivi, parents

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