![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Les écoles ultra-privés et privées offrent des environnements de rêve à leurs élèves.
Classes restreintes à 16 élèves, traiteurs « santé » pour les dîners, cours de mandarin obligatoire au primaire, voyages en Inde, décors centenaires à couper le souffle, installations sportives de premier ordre, débrouillardise pour éviter d’avoir à recourir au Ritalin, apprentissage trilingue (français, anglais et espagnol), karaté obligatoire et absence de devoirs, remplacés par des séances d’études d’une demi-heure après les cours sont autant d’approches éducatives gagnantes dont bénéficie l’élite académique québécoise.
Nos jeunes qui ne fréquentent pas le réseau publique profitent d’un personnel enseignant vraiment qualifié, motivé et intéressé à leur succès.
Alors qu’avant, il suffisait d’avoir de l’argent pour envoyer des enfants au privé, il faut désormais que l’enfant passe l’examen d’entrée… même pour la maternelle. L’élite académique québécoise se trouve donc de plus en plus concentrée dans ces écoles privées et ceci a pour effet de vider les écoles publiques de leurs élèves les plus forts, ceux qui inspirent tous les autres à devenir meilleurs.
La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne doit rapidement corriger le tir des écoles publiques qui perdent des plumes face à la montée en flèche du privé, au Québec.
Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, élèves, professeurs, enseignement, éducation, élite, québec
Des parents québécois font d’énormes sacrifices pour assurer une éducation de premier ordre à leurs enfants car les écoles privées coûtent jusqu’à 20k$ par année.
Les parents des élèves qui fréquentent ces écoles de l’élite ne sont pas tous millionnaires. Certains choisissent de payer cette éducation à leurs enfants plutôt que de s’allouer une nouvelle voiture ou un chalet. Pour un nombre grandissant de parents québécois, le lien de confiance avec le réseau publique est brisé et l’une des solutions envisagées, c’est le recours aux écoles ultra-privées (financées à 0%, par le gouvernement) et privées (financées à 60%, par le gouvernement).
Par exemple, à l’école Selwyn House de Westmount, les frais de scolarité annuels peuvent atteindre 17,849$ mais avec les performances lamentables du réseau publique, les demandes d’admissions ne manquent pas et l’école a l’embarras du choix pour ne sélectionner que les meilleurs élèves.
Ceci dit, les parents qui font le choix du privé comprennent l’importance primordiale d’un milieu académique de premier ordre et n’hésitent pas un seul instant avant de payer leur facture d’école.
Aux Écoles Vision, un parent doit s’attendre à payer environ 7,250$ par année (selon les dépenses scolaires) mais il en obtient pour son argent: un milieu éducatif de classe mondial, la maîtrise de trois langues, le développement individuel de chaque élève et une attention de tous les instants de la part du personnel de l’école. À côté des Écoles Vision, les écoles publiques du Québec ne sont pas au niveau… et ça commence un devenir un problème de taille.
Comment se fait-il que des écoles privées soient capables de faire aussi bien avec un budget comparable à celui reçu par les écoles publiques?
Bien sûr, il y a les puissants syndicats de professeurs dans les écoles publiques qui poussent ceux-ci à travailler moins tout en revendiquant plus mais là , cette approche de « continuelle insatisfaction » les rattrape et les fait très mal paraître.
Ce dont on se rend compte, c’est que la sclérose syndicale, grande protectrice de l’incompétence et justificatrice du laisser-aller dans le corps professoral s’est fait sur le dos des élèves qui ont dû endurer les professeurs dont l’enseignement lamentable n’aurait jamais dû être toléré.
Et aujourd’hui, les écoles publiques syndiquées sont laissées tellement loin derrière les écoles privées que tout ce que les syndicats trouvent à dire, c’est « donnez-nous plus d’argent » mais la vérité, c’est qu’ils reçoivent déjà plus d’argent, dans le public!
C’est simplement que cet argent est -beaucoup- mieux utilisé dans le privé!
Si on ajoute le fait que les meilleurs élèves quittent le public pour le privé, le public va continuer de se détériorer.
Les parents veulent de bonnes écoles pour leurs enfants et ce n’est pas avec le je-me-foutisme du public par rapport à la violence à l’école (ainsi qu’à l’intimidation, plus subtile) que les choses vont s’améliorer. La tolérance zéro est nécessaire pour mettre fin aux jeu de coulisse malsains des élèves fanfarons contre les plus faibles qui, plus souvent qu’autrement, vont connaître des problèmes d’ajustement social toute leur vie à cause du manque de rigueur de la direction.
Les parents québécois vont continuer à faire des sacrifices pour augmenter les chances que leurs enfants aient un véritable avenir via un établissement d’enseignement ultra-privé ou privé mais d’ici là , il faudrait se demander pourquoi notre réseau publique peine à boucler son budget alors qu’elle reçoit plus d’argent que le privé… hummm…
Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, enseignement, éducation sacrifices, parents, élèves
Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.
La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.
Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.
Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.
Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.
Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.
Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.
Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.
Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.
Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.
Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.
En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.
Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.
Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!
C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.
Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.
La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.
Tags: écoles privées, écoles ultra-privées, écoles publiques, réseau publique, ministère de l’éducation, michelle courchesne, écoles d’élite, étudiants d’élite, écoles sélectives, établissements privés