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	<title>Commentaires sur : Qu&#8217;est-ce qui cloche avec l&#8217;éducation publique, au Québec?</title>
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	<description>Tout ce qui concerne l'éducation, au Québec.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Mar 2010 15:18:45 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Le Rencontre économique 2010 de Jean Charest - Québec Métro</title>
		<link>http://blogue.educationquebec.com/2009/06/12/quest-ce-qui-cloche-avec-leducation-publique-au-quebec/comment-page-1/#comment-413</link>
		<dc:creator>Le Rencontre économique 2010 de Jean Charest - Québec Métro</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 19:01:32 +0000</pubDate>
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		<description>[...] souhait mais c&#8217;est sent le réchauffé, sans compter que la ministre de l&#8217;Éducation, Michelle Courchesne, se fout du 40% de jeunes garçons décrocheurs et des 25% de petites filles qui, elles aussi, [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] souhait mais c&#8217;est sent le réchauffé, sans compter que la ministre de l&#8217;Éducation, Michelle Courchesne, se fout du 40% de jeunes garçons décrocheurs et des 25% de petites filles qui, elles aussi, [...]</p>
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		<title>Par : Nathalie Furlong</title>
		<link>http://blogue.educationquebec.com/2009/06/12/quest-ce-qui-cloche-avec-leducation-publique-au-quebec/comment-page-1/#comment-224</link>
		<dc:creator>Nathalie Furlong</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:31:37 +0000</pubDate>
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		<description>Vous n&#039;avez soit dit en passant aucune difficulté à exprimer librement ce qui cloche et j&#039;ai eu beaucoup d&#039;intérêt à lire cet article.  Cependant, il suffirait à mon avis de bien peu pour changer toute la dynamique de cette institution.  

D&#039;abord, vous reprochez avec beaucoup de frustration le système qui est en place et, imaginez que l&#039;on doit tout changer pour revenir à l&#039;éducation d&#039;autrefois.  Moi, je ne suis pas en accord avec une décision aussi radicale et, si vous étiez Ministre de l&#039;Éducation, je vous craindrais.

J&#039;explique...  Nous avons quatre merveilleux adolescents à la maison qui ont fréquenté ou qui fréquentent encore l&#039;école publique.  À force de les écouter et de les regarder aller, nous nous sommes aperçu que ceux-ci manquaient de buts, d&#039;amour propre, de confiance et surtout de moyens pour être heureux afin de prendre leur place dans ce monde.
La guerre contre le système d&#039;éducation n&#039;est à mon avis qu&#039;une rébellion inutile.  Je pense au contraire que l&#039;on doit marcher avec eux. Efforçons nous d&#039;être entendus en faisant aussi entendre nos enfants afin de mettre le doigt sur les besoins réels de ceux-ci.  Le plan de match selon moi est d&#039;instaurer et, ce dès le primaire des cours axés simplement sur le développement et la connaissance de soi, du pouvoir de nos pensées et de notre responsabilisation au bonheur.  Éliminer quelques heures de cours autres que ceux de base et former nos enfant à l&#039;apprentissage du BONHEUR... Ils leur faut des outils qu&#039;ils n&#039;ont pas. 
Essayer de leur entrer de la matière dans le cerveau sans s&#039;occuper du côté sensitif et imaginatif de l&#039;enfant, c&#039;est de la torture.  Voilà!!!

Il y a déjà plein de millions en place pour nos enfants, il ne reste plus qu&#039;à convaincre La MINISTRE de les utiliser à notre façon.  Commençons par interroger nos enfants ainsi que leur parent, faisons signer des pétitions et montons au combat armé à bloc.

J&#039;ai la ferme intention de bouger et ce sans même l&#039;ombre d&#039;une critique puisque c&#039;est dans l&#039;action que tous les combats se gagnent.

Nathalie</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n&#8217;avez soit dit en passant aucune difficulté à exprimer librement ce qui cloche et j&#8217;ai eu beaucoup d&#8217;intérêt à lire cet article.  Cependant, il suffirait à mon avis de bien peu pour changer toute la dynamique de cette institution.  </p>
<p>D&#8217;abord, vous reprochez avec beaucoup de frustration le système qui est en place et, imaginez que l&#8217;on doit tout changer pour revenir à l&#8217;éducation d&#8217;autrefois.  Moi, je ne suis pas en accord avec une décision aussi radicale et, si vous étiez Ministre de l&#8217;Éducation, je vous craindrais.</p>
<p>J&#8217;explique&#8230;  Nous avons quatre merveilleux adolescents à la maison qui ont fréquenté ou qui fréquentent encore l&#8217;école publique.  À force de les écouter et de les regarder aller, nous nous sommes aperçu que ceux-ci manquaient de buts, d&#8217;amour propre, de confiance et surtout de moyens pour être heureux afin de prendre leur place dans ce monde.<br />
La guerre contre le système d&#8217;éducation n&#8217;est à mon avis qu&#8217;une rébellion inutile.  Je pense au contraire que l&#8217;on doit marcher avec eux. Efforçons nous d&#8217;être entendus en faisant aussi entendre nos enfants afin de mettre le doigt sur les besoins réels de ceux-ci.  Le plan de match selon moi est d&#8217;instaurer et, ce dès le primaire des cours axés simplement sur le développement et la connaissance de soi, du pouvoir de nos pensées et de notre responsabilisation au bonheur.  Éliminer quelques heures de cours autres que ceux de base et former nos enfant à l&#8217;apprentissage du BONHEUR&#8230; Ils leur faut des outils qu&#8217;ils n&#8217;ont pas.<br />
Essayer de leur entrer de la matière dans le cerveau sans s&#8217;occuper du côté sensitif et imaginatif de l&#8217;enfant, c&#8217;est de la torture.  Voilà!!!</p>
<p>Il y a déjà plein de millions en place pour nos enfants, il ne reste plus qu&#8217;à convaincre La MINISTRE de les utiliser à notre façon.  Commençons par interroger nos enfants ainsi que leur parent, faisons signer des pétitions et montons au combat armé à bloc.</p>
<p>J&#8217;ai la ferme intention de bouger et ce sans même l&#8217;ombre d&#8217;une critique puisque c&#8217;est dans l&#8217;action que tous les combats se gagnent.</p>
<p>Nathalie</p>
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	<item>
		<title>Par : Naulleau G</title>
		<link>http://blogue.educationquebec.com/2009/06/12/quest-ce-qui-cloche-avec-leducation-publique-au-quebec/comment-page-1/#comment-149</link>
		<dc:creator>Naulleau G</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 23:03:07 +0000</pubDate>
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		<description>Mais où sont les maîtres d&#039;antan ?

Ils étaient sévères, parfois même injustes, mais ils savaient à quoi l&#039;école doit servir.

J&#039;en ai par-dessus la tête et ça ne date pas d&#039;hier. Je peux même vous dire l&#039;instant précis où ça a commencé. Depuis trois ans, j&#039;enseignais dans un collège. En bonne éducatrice moderne, je fermais les yeux sur l&#039;ignorance et l&#039;arrogance,  je mettais l&#039;accent sur l&#039;impartialité et la motivation, je flattais mes élèves et tolérais leur paresse.

      Et puis un jour, j&#039;ai vu entrer dans mon bureau une élève qui avait manqué la moitié des cours et n&#039;avait jamais fait un seul travail à fond. Ses devoirs étaient sales et pullulaient de fautes.

      «Que puis-je faire pour toi Marylou ?», lui ai-je demandé avec cette bonne humeur inaltérable qui est la marque du professeur compréhensif. Ses yeux se sont mouillés et ses lèvres se sont mises à trembler. Ses amours, à ce que j&#039;ai pu comprendre, n&#039;allaient pas fort. «C&#039;est dommage, mais qu&#039;est-ce que tu veux que j&#039;y fasse ?»

      Un faible sourire a remplacé les larmes: « J&#039;ai pensé que, comme je suis très malheureuse, vous pourriez peut-être me faire passer quand même», a-t-elle dit.

      Oui, c&#039;est de là que date ma révolte. Quels que soient les malheurs de Marylou, j&#039;ai compris que, n&#039;y étant pour rien, je ne pouvais pas en être le remède.

      Quand j&#039;entends parler d&#039;inculture «fonctionnelle» chez les étudiants, de programmes édulcorés, de légions de pédopsychologues et de méthodes nouvelles pour mâcher le travail d&#039;apprentissage, j&#039;ai le coeur qui chavire. L&#039;école publique entretient la médiocrité. Elle autorise des jeunes de dix huit  ans, qui n&#039;arrivent pas à décider ce qu&#039;ils vont se mettre sur le dos le matin, à choisir eux-mêmes leurs cours. Elle passe l&#039;éponge sur toutes les lacunes, sur toutes les absences, et croit tout régler par d&#039;interminables palabres.

      Que diable avons-nous fait pour en arriver là ? Il y a plusieurs années, les gens se sont mis à réclamer leurs droits, et notamment celui à la scolarité. Rien de plus naturel. La conscience sociale s&#039;éveillait. Mais nous nous sommes trompés de route et nous avons engagé notre système pédagogique dans une impasse. Naïfs, nous avons cru qu&#039;en donnant à tous la possibilité de faire des études nous rendrions tout le monde heureux et équilibré, et qu&#039;en pardonnant à tous ceux qui échouent nous récolterions leur gratitude par-dessus le marché.

      Quand ils ont vu que les étudiants devenaient amorphes, arrogants ou contestataires, les pédagogues ont battu leur coulpe: c&#039;étaient eux qui ne savaient pas enseigner. Ils se sont alors efforcés d&#039;alléger encore le fardeau de leurs pauvres victimes, sans voir qu&#039;ils tombaient dans un piège. Car enfin la pauvreté, l&#039;ignorance et la médiocrité ne disparaîtrons jamais. Mais comme nous ne voulons à aucun prix attribuer les piètres résultats de nos enfants à la paresse ou à la bêtise, nous leur cherchons mille autres excuses.

      Je parle comme une vieille rabat-joie ? C&#039;est vrai et cela me fait un peu peur, Du moins ai-je accepté ce que les pédagogues, eux, se dissimulent soigneusement: que le rôle de l&#039;école n&#039;est ni de dorloter des enfants incompris, mais d&#039;enseigner.

      Avant de se disperser en tentatives vaines pour modeler des êtres humains, le bon professeur était quelqu&#039;un qui possédait une certaine somme de connaissances et qui la transmettait. Nous avons tous connu ce maître qui pouvait d&#039;une traite quarante vers de l&#039;Enéide et cet autre capable d&#039;asséner un zéro à un tricheur sans pour autant interrompre sa scéance de dissection. Ces professeurs-là, on leur en voulait peut-être sur le moment, mais on les admirait.

      Aujourd&#039;hui, je prie pour le retour de ces maîtres redoutables. Ils savaient à quoi doit servir l&#039;école et s&#039;attelaient à la tâche sans s&#039;égarer en chemin. Ils étaient durs, injustes parfois, mais quand nous avions goûté à leur férules, nous les savions, nos tables de multiplication.

      Si les maîtres et les directeurs d&#039;école doivent changer, il faudra tout d&#039;abord qu&#039;ils se débarrassent de leur sentiment de culpabilité et de ces sourires gênés qui demande pardon d&#039;avance. Après tout, est-il plus cruel de recaler un enfant qui ne sait rien que de le laisser passer ? Laquelle des deux attitudes lui fera mieux toucher du doigt le monde tel qu&#039;il est ? Qu&#039;on donne donc à l&#039;élève une chance équitable et, s&#039;il ne sait pas la saisir, qu&#039;on ait l&#039;honnêté de le lui dire sans détour.

      Garantir à tous des chances égales, cela ne veut pas dire des résultats égaux. D&#039;ailleurs, malgré les théories fumeuses qui nous embrument l&#039;esprit, nous savons très bien au fond de nous ce que sont le droit et la justice. Ma mère avait sa formule à elle:«Nous ne sommes pas là pour rêver, disait-elle, la vie est une affaire sérieuse,» C&#039;est elle qui m&#039;a appris le latin et je vous prie de croire qu&#039;elle ne m&#039;a pas mâché le travail. Il a bien fallu que je me débrouille, comme nous devons tous le faire un jour.

Suzanne Britt Jordan</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mais où sont les maîtres d&#8217;antan ?</p>
<p>Ils étaient sévères, parfois même injustes, mais ils savaient à quoi l&#8217;école doit servir.</p>
<p>J&#8217;en ai par-dessus la tête et ça ne date pas d&#8217;hier. Je peux même vous dire l&#8217;instant précis où ça a commencé. Depuis trois ans, j&#8217;enseignais dans un collège. En bonne éducatrice moderne, je fermais les yeux sur l&#8217;ignorance et l&#8217;arrogance,  je mettais l&#8217;accent sur l&#8217;impartialité et la motivation, je flattais mes élèves et tolérais leur paresse.</p>
<p>      Et puis un jour, j&#8217;ai vu entrer dans mon bureau une élève qui avait manqué la moitié des cours et n&#8217;avait jamais fait un seul travail à fond. Ses devoirs étaient sales et pullulaient de fautes.</p>
<p>      «Que puis-je faire pour toi Marylou ?», lui ai-je demandé avec cette bonne humeur inaltérable qui est la marque du professeur compréhensif. Ses yeux se sont mouillés et ses lèvres se sont mises à trembler. Ses amours, à ce que j&#8217;ai pu comprendre, n&#8217;allaient pas fort. «C&#8217;est dommage, mais qu&#8217;est-ce que tu veux que j&#8217;y fasse ?»</p>
<p>      Un faible sourire a remplacé les larmes: « J&#8217;ai pensé que, comme je suis très malheureuse, vous pourriez peut-être me faire passer quand même», a-t-elle dit.</p>
<p>      Oui, c&#8217;est de là que date ma révolte. Quels que soient les malheurs de Marylou, j&#8217;ai compris que, n&#8217;y étant pour rien, je ne pouvais pas en être le remède.</p>
<p>      Quand j&#8217;entends parler d&#8217;inculture «fonctionnelle» chez les étudiants, de programmes édulcorés, de légions de pédopsychologues et de méthodes nouvelles pour mâcher le travail d&#8217;apprentissage, j&#8217;ai le coeur qui chavire. L&#8217;école publique entretient la médiocrité. Elle autorise des jeunes de dix huit  ans, qui n&#8217;arrivent pas à décider ce qu&#8217;ils vont se mettre sur le dos le matin, à choisir eux-mêmes leurs cours. Elle passe l&#8217;éponge sur toutes les lacunes, sur toutes les absences, et croit tout régler par d&#8217;interminables palabres.</p>
<p>      Que diable avons-nous fait pour en arriver là ? Il y a plusieurs années, les gens se sont mis à réclamer leurs droits, et notamment celui à la scolarité. Rien de plus naturel. La conscience sociale s&#8217;éveillait. Mais nous nous sommes trompés de route et nous avons engagé notre système pédagogique dans une impasse. Naïfs, nous avons cru qu&#8217;en donnant à tous la possibilité de faire des études nous rendrions tout le monde heureux et équilibré, et qu&#8217;en pardonnant à tous ceux qui échouent nous récolterions leur gratitude par-dessus le marché.</p>
<p>      Quand ils ont vu que les étudiants devenaient amorphes, arrogants ou contestataires, les pédagogues ont battu leur coulpe: c&#8217;étaient eux qui ne savaient pas enseigner. Ils se sont alors efforcés d&#8217;alléger encore le fardeau de leurs pauvres victimes, sans voir qu&#8217;ils tombaient dans un piège. Car enfin la pauvreté, l&#8217;ignorance et la médiocrité ne disparaîtrons jamais. Mais comme nous ne voulons à aucun prix attribuer les piètres résultats de nos enfants à la paresse ou à la bêtise, nous leur cherchons mille autres excuses.</p>
<p>      Je parle comme une vieille rabat-joie ? C&#8217;est vrai et cela me fait un peu peur, Du moins ai-je accepté ce que les pédagogues, eux, se dissimulent soigneusement: que le rôle de l&#8217;école n&#8217;est ni de dorloter des enfants incompris, mais d&#8217;enseigner.</p>
<p>      Avant de se disperser en tentatives vaines pour modeler des êtres humains, le bon professeur était quelqu&#8217;un qui possédait une certaine somme de connaissances et qui la transmettait. Nous avons tous connu ce maître qui pouvait d&#8217;une traite quarante vers de l&#8217;Enéide et cet autre capable d&#8217;asséner un zéro à un tricheur sans pour autant interrompre sa scéance de dissection. Ces professeurs-là, on leur en voulait peut-être sur le moment, mais on les admirait.</p>
<p>      Aujourd&#8217;hui, je prie pour le retour de ces maîtres redoutables. Ils savaient à quoi doit servir l&#8217;école et s&#8217;attelaient à la tâche sans s&#8217;égarer en chemin. Ils étaient durs, injustes parfois, mais quand nous avions goûté à leur férules, nous les savions, nos tables de multiplication.</p>
<p>      Si les maîtres et les directeurs d&#8217;école doivent changer, il faudra tout d&#8217;abord qu&#8217;ils se débarrassent de leur sentiment de culpabilité et de ces sourires gênés qui demande pardon d&#8217;avance. Après tout, est-il plus cruel de recaler un enfant qui ne sait rien que de le laisser passer ? Laquelle des deux attitudes lui fera mieux toucher du doigt le monde tel qu&#8217;il est ? Qu&#8217;on donne donc à l&#8217;élève une chance équitable et, s&#8217;il ne sait pas la saisir, qu&#8217;on ait l&#8217;honnêté de le lui dire sans détour.</p>
<p>      Garantir à tous des chances égales, cela ne veut pas dire des résultats égaux. D&#8217;ailleurs, malgré les théories fumeuses qui nous embrument l&#8217;esprit, nous savons très bien au fond de nous ce que sont le droit et la justice. Ma mère avait sa formule à elle:«Nous ne sommes pas là pour rêver, disait-elle, la vie est une affaire sérieuse,» C&#8217;est elle qui m&#8217;a appris le latin et je vous prie de croire qu&#8217;elle ne m&#8217;a pas mâché le travail. Il a bien fallu que je me débrouille, comme nous devons tous le faire un jour.</p>
<p>Suzanne Britt Jordan</p>
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