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Les Francs-Tireurs ont leur façon bien à eux d’aller au fond des choses et si vous aimez les interviews qui ne font pas dans la complaisance, vous savourerez chaque instant de leur interview avec la ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne.
L’actuelle ministre libérale en charge de l’éducation de nos enfants multiplie les révélations concernant la réforme éducative, entreprise sous le règne péquiste.
Le constat est cinglant!
Même si certains aspects de la réforme peuvent avoir du mérite (lorsque pris isolément), la livraison finale que reçoit l’élève devrait inquiéter les parent québécois.
Écoutez l’interview pour tous les détails croustillants que nous livre une ministre Courchesne plus humaine et résolument moins plastique — son style plus décontracté plaît mais son message n’en demeure pas moins préoccupant.
Tags: michelle courchesne, ministre, éducation, réforme, québec, enfants, élèves, écoles, enseignement, parents
Si la situation de boom impossible à gérer en CPE doit s’étendre, dans quelques années, au réseau d’enseignement publique du Québec, nous connaitrons une nouvelle crise qui laissera probablement plusieurs enfants en plan.
Afin de brosser un portrait fidèle du bébé-boom québécois, retraçons ensemble l’évolution des naissances au cours de la dernière décénie, dans la province:
Des parents, 2008, n’arrivent pas à trouver de place pour leurs enfants dans les CPE et dans les faits, la ministre Courchesne ne semble pas perdre de sommeil là -dessus.
Peut-être serait-il temps pour la ministre Courchesne de parer au choc démographique qui surviendra dans les écoles, dans quelques années, afin d’éviter des crises comme celle qui a présentement cours dans les CPE qui sont littéralement débordés par les demandes de parents.
Tags: cpe, écoles, demandes d’admission, éducation, écoles, naissances, baby-boom, bébé-boom, boom de naissances, nouveaux nés, statistiques
Le ministère de l’Éducation du Québec n’a toujours pas de plan pour gérer l’arrivée des enfants du baby-boom sur les bancs des écoles.
On constate les problèmes criants en CPE en raison de l’important baby-boom mais en ce moment, dans le système scolaire, il en va tout autrement car il y a une nette décroissance de sa clientèle depuis le début des années 2000.
André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec dit que les écoles ont connu une baisse de plus de 83k élèves depuis les 5 dernières années mais ce dernier dit avoir toutes les ressources nécessaires en ce qui concerne les infrastructures et les professeur.
Il dit aussi que le baby-boom permettra au réseau de diminuer ses pertes mais pas de les éponger car il estimait l’an dernier qu’il allait perdre encore 72,000 élèves dans les 5 prochaines années.
L’explosion de naissances, à 82,100 enfants, permet de limiter les pertes à 52k élèves.
La ministre Michelle Courchesne dit suivre la situation de près mais que c’est la responsabilité des commissions scolaires de gérer l’adaptation — espérons qu’ils feront un meilleur travail que les CPE qui sont actuellement débordés, même après l’annonce des quelques 20k places en garderie, par les Libéraux, qui s’avèrent nettement insuffisantes!
Notons qu’en 2007, il y a eu 84,200 nouveaux nés, au Québec.
Tags: baby-boom, boom de bébés, boom de 2006, nouveaux nés, bébé québécois, futurs élèves, québec, éducation, enseignement, commissions scolaires
Les écoles ultra-privés et privées offrent des environnements de rêve à leurs élèves.
Classes restreintes à 16 élèves, traiteurs « santé » pour les dîners, cours de mandarin obligatoire au primaire, voyages en Inde, décors centenaires à couper le souffle, installations sportives de premier ordre, débrouillardise pour éviter d’avoir à recourir au Ritalin, apprentissage trilingue (français, anglais et espagnol), karaté obligatoire et absence de devoirs, remplacés par des séances d’études d’une demi-heure après les cours sont autant d’approches éducatives gagnantes dont bénéficie l’élite académique québécoise.
Nos jeunes qui ne fréquentent pas le réseau publique profitent d’un personnel enseignant vraiment qualifié, motivé et intéressé à leur succès.
Alors qu’avant, il suffisait d’avoir de l’argent pour envoyer des enfants au privé, il faut désormais que l’enfant passe l’examen d’entrée… même pour la maternelle. L’élite académique québécoise se trouve donc de plus en plus concentrée dans ces écoles privées et ceci a pour effet de vider les écoles publiques de leurs élèves les plus forts, ceux qui inspirent tous les autres à devenir meilleurs.
La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne doit rapidement corriger le tir des écoles publiques qui perdent des plumes face à la montée en flèche du privé, au Québec.
Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, élèves, professeurs, enseignement, éducation, élite, québec
Des parents québécois font d’énormes sacrifices pour assurer une éducation de premier ordre à leurs enfants car les écoles privées coûtent jusqu’à 20k$ par année.
Les parents des élèves qui fréquentent ces écoles de l’élite ne sont pas tous millionnaires. Certains choisissent de payer cette éducation à leurs enfants plutôt que de s’allouer une nouvelle voiture ou un chalet. Pour un nombre grandissant de parents québécois, le lien de confiance avec le réseau publique est brisé et l’une des solutions envisagées, c’est le recours aux écoles ultra-privées (financées à 0%, par le gouvernement) et privées (financées à 60%, par le gouvernement).
Par exemple, à l’école Selwyn House de Westmount, les frais de scolarité annuels peuvent atteindre 17,849$ mais avec les performances lamentables du réseau publique, les demandes d’admissions ne manquent pas et l’école a l’embarras du choix pour ne sélectionner que les meilleurs élèves.
Ceci dit, les parents qui font le choix du privé comprennent l’importance primordiale d’un milieu académique de premier ordre et n’hésitent pas un seul instant avant de payer leur facture d’école.
Aux Écoles Vision, un parent doit s’attendre à payer environ 7,250$ par année (selon les dépenses scolaires) mais il en obtient pour son argent: un milieu éducatif de classe mondial, la maîtrise de trois langues, le développement individuel de chaque élève et une attention de tous les instants de la part du personnel de l’école. À côté des Écoles Vision, les écoles publiques du Québec ne sont pas au niveau… et ça commence un devenir un problème de taille.
Comment se fait-il que des écoles privées soient capables de faire aussi bien avec un budget comparable à celui reçu par les écoles publiques?
Bien sûr, il y a les puissants syndicats de professeurs dans les écoles publiques qui poussent ceux-ci à travailler moins tout en revendiquant plus mais là , cette approche de « continuelle insatisfaction » les rattrape et les fait très mal paraître.
Ce dont on se rend compte, c’est que la sclérose syndicale, grande protectrice de l’incompétence et justificatrice du laisser-aller dans le corps professoral s’est fait sur le dos des élèves qui ont dû endurer les professeurs dont l’enseignement lamentable n’aurait jamais dû être toléré.
Et aujourd’hui, les écoles publiques syndiquées sont laissées tellement loin derrière les écoles privées que tout ce que les syndicats trouvent à dire, c’est « donnez-nous plus d’argent » mais la vérité, c’est qu’ils reçoivent déjà plus d’argent, dans le public!
C’est simplement que cet argent est -beaucoup- mieux utilisé dans le privé!
Si on ajoute le fait que les meilleurs élèves quittent le public pour le privé, le public va continuer de se détériorer.
Les parents veulent de bonnes écoles pour leurs enfants et ce n’est pas avec le je-me-foutisme du public par rapport à la violence à l’école (ainsi qu’à l’intimidation, plus subtile) que les choses vont s’améliorer. La tolérance zéro est nécessaire pour mettre fin aux jeu de coulisse malsains des élèves fanfarons contre les plus faibles qui, plus souvent qu’autrement, vont connaître des problèmes d’ajustement social toute leur vie à cause du manque de rigueur de la direction.
Les parents québécois vont continuer à faire des sacrifices pour augmenter les chances que leurs enfants aient un véritable avenir via un établissement d’enseignement ultra-privé ou privé mais d’ici là , il faudrait se demander pourquoi notre réseau publique peine à boucler son budget alors qu’elle reçoit plus d’argent que le privé… hummm…
Tags: public, privé, ultra-privé, écoles, enseignement, éducation sacrifices, parents, élèves
Nouveau symptôme de la perte de vitesse de l’école publique, le nombre d’établissements d’enseignement entièrement privés explose, au Québec.
La situation semble inquiéter la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne qui constate que de plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces établissements où l’on facture jusqu’à 20k$ par année.
Alors que les écoles privées « conventionnelles » sont financées à hauteur de 60% par le gouvernement du Québec, ces nouvelles écoles ultra-privées refilent la totalité de la note aux parents des élèves. On peut donc dire de ces écoles qu’elles sont privées, à 100%.
Alors que le Québec comptait 78 institutions d’enseignement de ce genre en 2005, ce nombre a grimpé à 100 au cours de l’année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 28%.
Le principal argument supportant une telle croissance du segment ultra-privé de l’éducation a principalement à voir avec un effondrement de la confiance des parents envers le réseau public.
Avec des professeurs épuisés, des directions fantoches (qui se font tout dicter par des commissions scolaires), des élèves désintéressés qui chahutent et dérangent les groupes sans oublier les graves problèmes de violence, les écoles publiques n’ont plus la cote des parents soucieux de voir au meilleur intérêt de leurs enfants.
Cette situation devrait enrager tous les contribuables du Québec qui sont forcés de payer des taxes scolaires plus élevées que jamais pour un service médiocre et clairement loin des standards de ces écoles ultra-privées.
Pourquoi nos écoles du réseau public sont-elles incapables de faire aussi bien que les écoles ultra-privées (ou privées)? C’est difficile à dire mais avec des commissions scolaires qui sèment la terreur dans les directions d’écoles, des professeurs continuellement en risque de tomber en « burn-out », leurs syndicats plus revendicateurs que jamais et la pression grandissante des parents qui exigent des résultats, c’est clair que le réseau public va vers le précipice.
Plus il y aura d’écoles ultra-privées et privées, qui font passer des tests d’admission et qui ne choisissent que les meilleurs élèves, plus les écoles publiques se ramasseront avec… les autres, souvent moins forts —tout aussi charmants et merveilleux— mais moins forts.
Ajoutez les ratios irréalistes allant jusqu’à 35 élèves par classe au public contre un tout petit (et normal) 16 élèves par classes dans l’ultra-privé et jusqu’à 24 élèves dans le privé et on voit vite pourquoi les professeurs du réseau publique n’en peuvent plus.
Si l’on se fie aux réseaux ultra-privés et privés, ce n’est pas que la quantité d’argent investie pour former les enfants qui fait la différence mais bien la façon dont on l’utilise.
En ce moment, par laxisme ou indifférence, la ministre Courchesne laisse aller une dangereuse situation qui créé, de facto, une élite académique, au Québec. Le réel danger, c’est de creuser encore plus profond le trou dans lequel s’enfonce le système publique en tolérant les graves difficultés de l’éducation « pour tous », sans réel respect des besoins, des intérêts et des qualifications des enfants.
Déjà que la réforme scolaire est une catastrophe sur toute la ligne, voilà que la ministre Courchesne s’inquiète du nombre très élevé d’écoles ultra-privées, au Québec — elle devrait trouver ça pas mal plus grave qu’une simple « inquiétude ». Elle veut mettre en valeur les écoles publiques mais tant que ça ne ressemblera pas au programme des Écoles Vision (des leaders, en matière d’éducation aux enfants), les parents vont continuer de se saigner à blanc pour éviter le supplice de l’école publique à leur progéniture.
Ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si les parents pouvaient choisir, ils enverraient presque tous leurs enfants au privé!
C’est très grave parce que le réseau publique ne livre pas la marchandise et lorsqu’on leur demande, aussi bien les directions d’écoles que les professeurs et leur lourd syndicat trouvent ça déplorable mais alors que le bateau coule au public, ça ne fait que donner des ailes à l’ultra-privé et au privé où se réfugient les parents qui en ont les moyens.
Il est temps qu’il y ait un très gros coup de barre qui se donne dans le réseau public et si ça signifie qu’il faut sortir les syndicats, fermer les commissions scolaires et redonner les pleins pouvoirs aux écoles, dirigées de manière collégiale par les enseignants et les parents d’élèves, avec une représentation étudiante et citoyenne, et bien soit, on devra le faire.
La recette actuelle, dans les écoles publiques, n’a plus la confiance des parents et il faut agir.
Tags: écoles privées, écoles ultra-privées, écoles publiques, réseau publique, ministère de l’éducation, michelle courchesne, écoles d’élite, étudiants d’élite, écoles sélectives, établissements privés
Alors vous avez choisi d’étudier à l’université mais vous n’avez pas les moyens d’en régler toutes les factures?
N’ayez crainte, l’Aide financière aux études a préparé une brochure de 24 pages intitulée « Prêts et bourses: des réponses à vos questions » qui s’adresse justement à vous. Vous pouvez le consulter dès maintenant, en format .pdf, pour enfin comprendre comment fonctionne le fameux programme de prêts et bourses, au Québec.
On y parle des besoins financiers des étudiants en fonction du calendrier scolaire, de la bonne gestion du budget, de l’admissibilité au programme et bien sûr, du mode de calcul de l’aide financière.
Il y a aussi une page qui rappelle que l’étudiant universitaire qui a gradué (ou cessé d’étudier) doit prendre en charge les intérêts de sa dette dans un délais d’un mois suivant la date de fin des études et six mois plus tard, il doit commencer à rembourser le capital.
Les exemples de calcul font état de dépenses de 8,500$ pour 8 mois d’étude SANS habiter chez ses parents.
Je ne sais pas sur quelle planète vivent les « génies de la finance » de l’AFE mais ça fait (grosso-modo) 1,062.50$ par mois. Si on enlève des frais d’admission d’au-moins 1,500$ par session, pour 2 sessions (automne et hiver), on retire ipso-facto 3,000$ de l’aide financière, ce qui nous ramène à 5,500$.
Si on enlève un loyer mensuel de 400$ (pour 8 mois, soit 3,200$), il ne reste que 2,300$ pour la session.
Disons qu’on enlève 200$ par mois de nourriture, ce qui équivaut à 1,600$ pour 8 mois et qu’on soustrait encore 60$ par mois pour une passe d’autobus (480$, en tout), il restera un gros 220$ pour acheter les livres!
Mais ce calcul, bien que réaliste, ne tient pas compte du revenu (1) de l’étudiant et (2) des parents. Plus l’un ou l’autre a gagné d’argent, moins il recevra d’aide financière. Bien que ce soit bien ainsi, quiconque veut obtenir une aide financière sera fortement motivé à cesser de gagner des revenus pour devenir « admissible » ce qui, en soi, s’avère socialement contre-productif.
Ainsi, l’aide financière de notre exemple, initialement imaginée (par l’AFE) à 8,500$ pourrait en fait être de 6,500$… ou moins, beaucoup moins.
Alors même si l’étudiant son 6,500$ sous forme d’un prêt de 2,440$ et d’une bourse de 4,060$, il aura intérêt à ne PAS travailler à temps-partiel pour améliorer son sort puisque le Ministère du revenu et l’Aide financière aux études sont apparemment de grands copains et se disent bien des choses, à savoir que si des revenus ont été gagnés « légalement », la bourse pourrait être rappelée EN TOTALITÉ et le prêt exigible sur-le-champ, avant la fin des études.
On aurait beau imaginer un meilleur incitatif au travail au noir que je doute qu’on pourrait en inventer un!
Les pauvres étudiants récipiendaires d’aide aux études deviennent donc prisonniers, à plusieurs égards, d’une logique comptable profondément déconnectée de la réalité étudiante, au niveau universitaire.
Évidemment, avec le salaire minimum à 8,50$ de l’heure (et 7,75$ pour les employés percevant des pourboires), il faudrait travailler 764,7 heures (ou 23,9 heures, sur 32 semaines) pour gagner 6,500$ par ses propres moyens (moins l’impôt qui serait perçu à la source).
Autrement dit, si vous avez un intérêt pour les études universitaires, que vous ne restez pas chez parents et que vous n’avez aucune chance de dégoter un emploi plus payant que le salaire minimum, vous avez intérêt à devenir copain-copain avec l’Aide financière aux études!
Si vous décidez de jouer le jeu des prêts et bourses, assurez-vous de suivre leurs règlements à la lettre puisqu’ils ont tendance à devenir votre pire cauchemar dès que vous « osez » tenter d’améliorer votre sort sans les prévenir (ce qui risque d’arriver si vous vivez une vie « normale »).
L’idéal, c’est d’avoir des parents assez prévoyants pour avoir accumulé un fonds d’études ou mieux, qu’ils soient assez riches pour vous héberger, vous nourrir et vous soutenir, le temps que vous décrochiez un diplôme qui facilitera votre obtention d’un lucratif emploi… qui vous permettra de fonder votre propre famille.
Comme dans tant de situations concernant l’enseignement supérieur, la débrouillardise, l’opportunisme et la chance peuvent faire toute la différence mais dans tous les cas, il est préférable d’avoir préparé ses finances avec autant de rigueur que sa demande pour être admis à l’université.
Sur ce, bonne chance à tous les étudiants qui réclameront des prêts et bourses de l’Aide financière aux études, en 2008-2009… et après!
Tags: aide financière aux études, prêts étudiants, bourses, études universitaires, enseignement supérieur, argent, prêts pour les études, prêts universitaires, dettes d’études, remboursement de dettes
Lorsque j’étais plus jeune, je présentais un bulletin chiffré à mes parents.
La compréhension de ce bulletin était toute simple. Pour chaque matière, il y avait mon résultat juxtaposé à celui de la moyenne de mon groupe. En un coup d’Å“il, mes parents pouvaient se faire une bonne idée de ma performance scolaire, par rapport au groupe dans lequel j’évoluais.
Les résultats exprimés en pourcentage ne mentent pas. Ils sont d’une clarté absolue. Alors que les chiffres alignés sur une feuille ne devraient jamais, à eux seuls, faire foi des efforts fournis par un élève, disons que ça meuble bien une discussion!
Avec les bulletins chiffrés, il y avait aussi des problèmes à savoir que des élèves moins versés dans les différentes matières pouvaient perdre leur motivation, à force de voir leurs notes aussi basses. Dans sa réforme du « renouveau pédagogique », le Ministère de l’éducation du Québec a abruptement mis fin aux notes chiffrées pour les remplacer par des classements alphabétiques passablement difficiles à interpréter.
L’intention de ménager les susceptibilités des élèves les plus faibles était certes louable mais ce bulletin sans chiffres n’a pas reçu l’appui des parents. Après de vives contestations auprès du Ministère de l’éducation, les parents ont gagné leur cause et le bulletin chiffré, pour l’année 2007-2008, a été réintroduit comme étant le « nouveau » bulletin chiffré.
Alors qu’ils sont plus agréables à consulter que les « anciens » bulletins de mon enfance, ils renient presque toutes les modification apportées dans la version alphabétisée, au point où l’on doit se demander si, avec la disparition de toutes les « vertus quasi-thérapeutiques » d’un bulletin noté de A à E au lieu de 0 à 100%, les élèves les plus faibles ne deviendront pas les grands perdants, une fois de plus, de la pression parfois trop forte exercée par une note chiffrée qui dépeint parfois très mal le niveau d’effort consenti pour l’atteindre.
Sans grande surprise, les parent québécois sont ravis que les mandarins du Ministère de l’éducation aient enfin compris que les parents doivent comprendre les bulletins pour bien les accompagner dans leur cheminement scolaire.
Tags: bulletins scolaires, notes chiffrées, notation alphabétique, élèves, enfants, écoles, réussite, suivi, parents
Fatigue, muscles endoloris, maux de dos (incluant la déformation de la colonne vertébrale), engourdissements et douleurs aux articulations ne sont que certains des effects directs des sacs d’écoles trop lourds.
Alors que les adultes se promènent avec des clés USB de 16 Go, des téléphones mobiles avec 8 Go de mémoire, un iPod de 160 Go et lorsque nécessaire, un ordinateur portatif avec un disque dur de 320 Go pour trimbaler tous leurs documents sous formats électronique, les enfants semblent pris au piège du sac d’école surchargé qui, jour après jour, leur cause beaucoup de maux pourtant faciles à éviter.
Des scientifiques ont établi qu’un enfant peut supporter un maximum de 10% de son poids, sous forme de charge et ce, pour une courte période de temps. On peut alors se demander qui force nos enfants à endurer l’assaut quotidien du sac d’école boulimique sur leur frêle charpente en pleine croissance.
Les enseignants se lavent les mains de toute responsabilité en prétextant que « le programme provincial » exige que « toute la matière soit passée en revue », ce qui oblige les écoliers à ramener de lourds volumes à la maison à chaque jour et ce, pour plusieurs matières.
Les directeurs d’écoles disculpent aussi les éducateurs en répétant, à leur tour, que « le programme du MEQ » ne laisse que très peu de flexibilité pour réviser toute la matière. Puisqu’il serait impossible de tout voir en classe, une proportion inquiétante du contenu académique doit être revue à la maison, sans la supervision d’un enseignant.
Au ministère de l’éducation du Québec, on prétexte que les enseignants sont responsables d’administrer la matière et qu’ils ont reçu une formation leur permettant de le faire dans le cadre de leurs cours et à la discrétion de ceux-ci, via les devoirs.
Autrement dit, les enfants sont invités, chaque jour, à un « diner de cons » où ils font les frais —avec leur santé— du manque de considération des enseignants, des directeurs et des concepteurs de programmes éducationnels au MEQ.
Il faut bien se comprendre.
Un jeune enfant qui doit marcher, deux fois par jour, entre sa maison et l’école en ayant à trainer un sac à dos rempli de gros livres devrait se plaindre à la CSST car il s’agit bel et bien d’un abus contre sa personne!
Les parents doivent s’opposer avec force aux enseignants, aux directeurs et aux « grands penseurs » du MEQ qui se renvoient allègrement cette patate chaude pour laquelle ils sont pourtant directement responsables. S’ils ne sont pas capables de s’entendre, ce ne sont pas les enfants qui devraient avoir à en payer le prix… avec leur santé, rappelons-le.
Rares sont les enfants qui ne disposent pas d’un ordinateur, à la maison. Le passage aux documents numériques devient inévitables et pourtant, les écoles continuent de se cantonner dans les livres à la fois dispendieux et lourds. Il est grand temps que la santé des enfants revienne en tête de liste des priorités.
S’il faut éliminer complètement les devoirs alors soit, ce sera pour le mieux.
L’intérêt des enfants doit toujours primer, qu’importe la situation, lorsqu’il est question d’éducation. Malheureusement, on assiste à un véritable effondrement du sens des responsabilités du réseau scolaire qui, faute de jugement ou de volonté, continue d’attaquer la santé de nos enfants.
Et vous, comment réagissez-vous lorsque vous voyez des enfants qu’on surcharge de livres, comme de vulgaires mules?
Tags: sacs d’école, sacs à dos, maux de dos, scoliose, déformation de la colonne vertébrale, stress, fatigue, blessures aux articulations, enseignants, directeurs, meq, devoirs, livres, documents numériques
Alors que les Québécois s’entendent sur le principe que nos enfants représentent notre plus grande richesse, il arrive que nos comportements individuels et sociaux n’aillent pas dans le sens du meilleur intérêt de notre progéniture.
L’éducation de nos enfants devrait être une responsabilité d’abord parentale mais notre société a choisi de se doter d’un grand réseau scolaire public accessible à tous, complété par des écoles privée réservées à l’élite économique. Nos enfants sortent-ils gagnants de cette façon d’administrer l’éducation?
Bien que tous les intervenants veuillent ce qu’il y a de mieux pour les enfants, de véritables piliers pour notre société de demain, il importe de jeter un regard alternatif sur tout ce qui gravite autour de ceux-ci.
En centrant toutes les interventions autour des enfants et de leurs véritables besoins, on se rend vite compte à quel point certains groupes tentent de faire avancer leur propre cause sur le dos des enfants, moins habiletés à faire valoir leurs droits, même les plus fondamentaux.
Ce blogue se veut un porte-voix pour le point de vue des enfants, des parents responsables mais aussi des individus qui ont à cœur à la fois la réussite mais aussi le bonheur de nos petits — ça comprend bien sûr le personnel du réseau scolaire.
Souhaitons qu’il y aura suffisamment de lecteurs qui prendront le temps d’ajouter leurs commentaires afin de faire cheminer les importants débats qui doivent, encore aujourd’hui, avoir lieu pour que nos enfants sortent grandis de leur expérience académique.
Merci de votre intérêt pour le blogue « Éducation Québec »!
Tags: jeunes, enfants, petits, écoliers, progéniture, éducation, écoles, réseau scolaire, écoles publiques, écoles privées